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    Europe

    Ukraine: les séparatistes tiennent le site du crash du MH17

    media Le corps d'un passager du vol MH17 gît aux pieds d'un combattant séparatiste pro-russe à Grabov, le 19 juillet 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev

    Trois jours après la chute du Boeing 777 de la Malaysia Airlines assurant le vol Amsterdam-Kuala Lumpur, les rebelles pro-russes contrôlent exclusivement l'accès au site du crash, dans la région de Donetsk qu'ils contrôlent depuis plusieurs mois. Le pouvoir central à Kiev ne sait plus comment imposer son autorité.

    Avec notre envoyés spéciaux Anastasia Becchio, Sébastien Gobert,
    et notre bureau à Bruxelles

    « Nous ne tolérerons aucune ingérence dans les travaux de la commission d'enquête, pas plus que nous ne tolérerons que les représentants de pays tiers n'aient pas la possibilité de mener à bien une enquête objective » : c’est ce qu’a assuré le président ukrainien Petro Porochenko au ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, en visite en Ukraine. Mais dans les faits, l'autorité semble avoir moins de portée. Trois jours après la chute de l’avion assurant le vol Amsterdam-Kuala Lumpur, les rebelles pro-russes filtrent toujours à leur guise l'accès au site.

    « Nous travaillons sans discontinuer », explique le ministre ukrainien des Affaires étrangères.Pavlo Klimkine est arrivé à sa conférence de presse avec plus de six heures de retard. Il multiplie les entretiens avec ses homologues européens mais aussi et surtout avec le groupe de contact, chargé des discussions avec les séparatistes.« Nous parlons aux terroristes par divers canaux, et en particulier sous forme de vidéo conférence, pour tenter d’obtenir un accès libre à la zone du crash. Malheureusement, c’est très difficile. Nous avons aussi avancée l’idée de mettre en place une zone spéciale, où il y aurait un cessez-le-feu, ce qui permettrait de récupérer les corps. Mais même ça, c’est extrêmement difficile. »

    Un constat d’impuissance que fait également le porte-parole du conseil national de sécurité, Andrii Lyssenko : « Les preuves ne parviennent ni aux autorités officielles ukrainiennes, ni aux représentants de la commission spéciale. Toutes les preuves sont entre les mains des terroristes, parce que ce sont eux qui contrôlent encore la zone. »

    Les autorités de Kiev avaient prévu d’ouvrir un centre d’accueil des familles des victimes et une unité d’expertise médico-légale à Kharkiv. Le projet est gelé en attendant un éventuel déblocage du côté des insurgés.

    Des dizaines de corps emmenés à Donetsk

    Les forces ukrainiennes et séparatistes se sont cependant accordées sur la création d'une zone de sécurité autour du site de la chute du Boeing de la Malaysian Airlines. Mais le gouvernement ukrainien accuse les rebelles de vouloir dissimuler des preuves, de retirer des corps de la zone sans attendre les enquêteurs, et d'empêcher ces derniers d'atteindre la zone.

    Pour les observateurs de l'OSCE, leur seconde visite sur les lieux du crash de l'avion, le samedi 19 juillet, a marqué un progrès. Ils ont un accès plus important aux débris du Boeing de la Malaysia Airlines que la veille. Mais à peine leur visite officielle se terminait-elle que les rebelles armés fermaient la zone aux journalistes. Sans raison apparente, hormis laisser travailler des groupes de mineurs et d'habitants des environs, mobilisés pour récupérer les corps des victimes, les envelopper dans des sacs plastiques, et les aligner le long d'une route. Anton est l'un de ces mineurs, et ne voit aucune raison de coopérer avec qui que ce soit. « Le gouvernement ukrainien ne peut nous aider que s'il s'abstient d'intervenir ici et s'occupe de ses affaires. Nous, dans le Donbass, nous sommes en charge des conséquences de la chute de cet avion. »

    Sur le principal lieu de la chute de l'avion, beaucoup d'objets ont déjà été déplacés. Plusieurs dizaines de corps ont été enlevés, et transportés, dit-on, vers une morgue de Donetsk pour une autopsie indépendante. Une information impossible à confirmer, et qui alimente les suspicions les plus folles côté ukrainien.

    Corps transportés: la colère des Pays-Bas

    Quelque soit la motivation des insurgés, force est de constater que leur main mise sur la zone de chute et leurs initiatives ont d'ores et déjà réduit à néant toute chance de tenir une enquête internationale qui produirait des résultats tangibles, et admis par toutes les parties en présence.

    Cette insécurité du site est « inacceptable » pour les Etats-Unis qui renouvellent leur appel à la préservation des preuves. « Le site n'est pas sécurisé et il y a de nombreux témoignages concernant des corps qui ont été déplacés, des morceaux de l'avion qui ont été emportés,
    s'accompagnant d'une potentielle falsification des preuves 
    », a déclaré la porte-parole du département d'État Jen Psaki lors d'une déclaration. « C'est inacceptable et c'est un affront à toutes les personnes qui ont perdu des proches et à la dignité que l'on doit aux victimes. »

    Lors d'une rencontre avec le président ukrainien à Kiev, le ministre néerlandais des Affaires étrangères s'est lui aussi dit « choqué » et « indigné » par le traitement réservé aux dépouilles des victimes. A La Haye, le Premier ministre Mark Rutte a également exprimé son indignation et averti que les Pays-Bas n'acceptait pas le comportement de certaines personnes présentes sur les lieux du drame : « Il est maintenant absolument indispensable que la récupération des victimes se fasse aussi rapidement que possible. C'est la première des priorités. Toute personne qui n'y collabore pas directement fait peser sur elle de sérieux soupçons. je suis choqué par les images de conduite absolument irrespectueuse sur les lieux de la tragédie. A l'encontre de toutes les règles pour une enquête soignée, il y a apparemment des gens entre les débris qui exhibent des objets personnels reconnaissables appartenant aux victimes, c'est franchement écoeurant. »

    Aux Pays-Bas, certaines images publiées sur internet ont publié une vive émotion, en particulier celle d'un milicien en tenue de combat, exhibant devant les photographes une peluche retrouvée parmi les débris de l'avion.

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