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    Crash du MH17: combats à Donetsk, où les experts doivent enquêter

    media Des séparatistes pro-russes montent la garde sur le site du crah du MH17, le 20 juillet 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev

    L'armée ukrainienne a lancé une offensive sur Donetsk, ce lundi matin. Des combats sont signalés près de la gare centrale de la ville, toujours tenue par les séparatistes et plusieurs explosions ont été entendues. Une attaque qui intervient alors que quelques enquêteurs viennent tout juste d'accéder à la zone.

    Trois experts néerlandais et des membres de l'OSCE sont actuellement à Torez et examinent les corps. Le parquet néerlandais a ouvert une enquête préliminaire. 

    Cet article est réactualisé régulièrement, avec nos envoyés spéciaux en Ukraine

    ■ Les séparatistes acculés dans Donetsk

    Les combats ont repris à Donetsk ce lundi matin. L’armée ukrainienne tente de pénétrer dans la ville a déclaré Sergueï Kavtaradze, un chef des séparatistes qui tiennent cette ville d'un million d'habitants de l'est de l'Ukraine. Selon ce responsable de la République populaire de Donetsk, autoproclamée par les séparatistes, au moins quatre chars et véhicules blindés cherchent à entrer dans la ville. Un peu plus tôt ce matin, de violentes explosions ont été entendues dans la ville.

    Sébastien Gobert, envoyé spécial de RFI à Donetsk, a pu se rendre à la gare centrale. La situation y est relativement calme. On entend des bruits d’explosions au-delà de la gare et, dans le nord de la ville, une colonne de fumée s’élève.

    Des civils évacuent les quartiers résidentiels aux abords de la ligne ferroviaire et sont évacués dans des bus spécialement affrétés. Aussi étrange que cela puisse paraître, les trains continuent à circuler. Beaucoup de familles, des candidats à l'exil, se préparent à partir, notamment vers Moscou.

    On ne sait pas encore quelle partie de l’armée ukrainienne mène les combats. Il est difficile de savoir si cette offensive est coordonnée avec les forces régulières ou s’il s’agit de bataillons irréguliers. Ils sont en tout cas très proches et les combattants séparatistes affirment qu’ils n’ont désormais nulle part où fuir et qu’ils se battront jusqu’au bout pour protéger Donetsk.

    Un porte-parole des opérations de l'armée ukrainienne dans l'est du pays a déclaré que l'opération était en « phase active » et n'a pas voulu réagir aux informations sur l'entrée de troupes dans Donetsk. « Nous ne sommes pas sur le point d'annoncer des mouvements de troupes », a-t-il précisé dans la matinée.

    ■ Kiev veut confier l'enquête sur le crash du MH17 aux Pays-Bas

    Des hommes travaillent sur le site du crash du MH 17 dans la région de Donetsk, le 20 juillet 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev

    A Kiev, où le Premier ministre s'est dit prêt à confier la coordination de l'enquête internationale sur le crash du vol MH 17 aux Pays-Bas, ces combats risquent évidemment de ralentir la tenue de négociations entre séparatistes et représentants du gouvernement. En marge d’une visite à l’ambassadeur de Malaisie, le président ukrainien Petro Porochenko a affirmé avoir donné l’ordre aux militaires de s’abstenir d’ouvrir le feu dans un rayon de 40 km du lieu de la tragédie, rapporte Anastasia Becchio, l’envoyée spéciale de RFI à Kiev. Le porte-parole militaire, Andrii Lyssenko, affirme que les combats qui se déroulent à Donetsk n’auront pas d’influence sur les opérations en cours à Torez. Selon lui, la situation dans cette zone, tenue par les rebelles, est calme.

    Des experts néerlandais se trouvent actuellement dans cette zone, accompagnés de représentants de l'OSCE. Ils ont pu inspecter les cinq wagons où sont stockés les corps des victimes. Leur objectif est d’obtenir le départ du train, de faire en sorte qu’il quitte la région tenue par les séparatistes et gagne, dans un premier temps la ville de Kharkiv, à quelque 200 kilomètres plus au nord. Une quarantaine de médecins légistes et d’experts néerlandais, mais aussi allemands ou américains, se tiennent prêts à y travailler.

    Selon les séparatistes, 282 corps ont été placés dans des wagons dans la gare de Torez, située à une quinzaine de kilomètres du lieu de la catastrophe. « Malheureusement, seize victimes n'ont pas encore été retrouvées », a déclaré Alexandre Borodaï. Trois experts néerlandais, après s'être rendus à Donetsk, ont rejoint Torez. Ils ont pu examiner les corps. Les dépouilles sont conservées dans des wagons censés être réfrigérés. Mais selon un journaliste de l'AFP présent, une forte odeur de corps en décomposition s'est échappé des wagons à leur ouverture faisant vaciller certaines personnes, y compris des rebelles de l'escorte, semblant montrer des problèmes de réfrigération. Les séparatistes ne précisent pas où sont les corps des autres victimes du crash du vol MH 17, qui comptait 298 personnes à son bord.

    ■ Kiev accuse les séparatistes de vouloir dissimuler des preuves

    Des sources russes indiquaient que des experts malaisiens étaient déjà dans la région où s’est produite la catastrophe, ce que démentait, ce lundi matin, un porte-parole de l’ambassade malaisienne. « Tant que nous n’avons pas le feu vert du gouvernement ukrainien, nous ne bougerons pas, a-t-il déclaré. Notre but est bien sûr de nous rendre sur les lieux de la catastrophe, mais nous sommes des personnes responsables. »

    Le gouvernement ukrainien accuse les rebelles de vouloir dissimuler des preuves. Sur le principal lieu de la chute de l'avion, de nombreux objets ont été déplacés. Plusieurs dizaines de corps ont été enlevés et transportés. Si les dépouilles sont effectivement déplacées à Kharkiv les familles de victimes devraient être envoyées là-bas. Des familles qui ne sont toujours pas fixées quatre jours après le drame.

    ■ Vers une résolution du Conseil de sécurité

    Des membres de l'OSCE examinent les corps des victimes du crash du MH17 dans des wagons à Torez, le 21 juillet 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev

    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit en principe voter aujourd'hui une résolution condamnant la destruction, jeudi 17 juillet, de l'avion de la Malaysia Airlines dans la région de Donetsk. Le projet de résolution demande notamment que les groupes armés, qui seuls détiennent l’accès au site, ne compromettent pas l'intégrité du lieu. Le parquet néerlandais a ouvert une enquête préléminaire en vue d'éventuelles poursuites pour le crash du MH 17 probablement abattu par un missile.

    Vladimir Poutine déclare de son côté qu'il est «indispensable» de garantir la sécurité des experts internationaux sur le lieu de la catastrophe  pour qu'il puissent travailler sur les lieux. Il souhaite voir mis en place des couloirs humanitaires. Surtout, le président russe a assuré que la « Russie fera tout ce qui est en son pouvoir, pour que le conflit dans l’est de l’Ukraine passe d’une phase de guerre à une phase de négociations. Le règlement ne peut se faire que par des moyens pacifiques et diplomatiques. »

    « Le président Poutine doit comprendre que ça suffit ! » a réagi le Premier ministre urkainien, Arseni Iatseniouk. Il a affirmé ne rien attendre du gouvernement russe : « Ce qu’ils font ça n’est que livrer des armes, envoyer des agents bien entrainés, ils soutiennent ces gorilles, mais ils doivent arrêter. » Arseni Iatseniouk affirme attendre de la Russie qu'elle « aide à la désescalade de la situation, qu’elle retire ses agents, qu’elle ferme sa frontière, qu’elle arrête de soutenir ces salauds. La Russie est du côté obscur. »

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