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    Europe

    Turquie, Etats-Unis, Moyen-Orient: les cibles des espions allemands

    media Plusieurs téléphones non sécurisés de John Kerry auraient également été écoutés par les services israéliens. REUTERS/Lucas Jackson

    Nouvelle affaire d'espionnage entre les Etats-Unis et l'Allemagne. Sauf que cette fois-ci, ce sont les services de cette dernière qui voient leurs exploits étalés dans la presse. Ecoutes de Hillary Clinton ou de John Kerry, espionnage d'un allié de l'Otan, transmissions de données généralisées aux Américains... le célèbre BND jouerait dangereusement avec la légalité.

    Le Bundesnachrichtendienst, ou BND, n'a pas toujours été un adversaire de l'Amérique. Le service allemand de renseignement extérieur, civil et militaire, s'est notamment illustré dans les années 2000 en fournissant les - fausses - preuves qui inciteront les Etats-Unis à envahir l'Irak à la recherche d'armes de destruction massive. Pourtant, depuis un an, les révélations à répétition sur l'espionnage américain en Allemagne, suite à l'affaire Edward Snowden, ont amené Berlin et Washington vers une situation de tension dont l'apogée fût l'expulsion du chef de bureau de la CIA dans la capitale allemande.

    Cette fois-ci, ce sont pourtant les Allemands qui sont épinglés par la presse. Vendredi, le quotidien Süddeutsche Zeitung ainsi que les radio NDR et WDR, révélaient que le BND avait écouté des discussions téléphoniques de Hillary Clinton, alors chef de la diplomatie américaine, lors d'un entretien avec Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies qui a travaillé notamment au cours de cette période sur la torture et la Syrie.

    Une simple erreur, assure une source du Spiegel au sein du gouvernement. Les hommes du BND auraient enregistré la conversation en question au cours d'une opération visant à surveiller des suspects moyen-orientaux. Des incidents qui peuvent survenir mais qui doivent normalement mener à la destruction des informations concernées. Or cela ne semble pas avoir été le cas et l'information a été transmise aux Américains par deux agents doubles, un officier du BND et un militaire récemment démasqués.

    Der Spiegel renchérit tout de même ce week-end en révélant à son tour que Mme Clinton n'est pas la seule secrétaire d'Etat à avoir été espionnée par le BND. Son successeur, John Kerry, aurait vu au moins une de ses communications interceptées par les services allemands.

    Espionnage à grande échelle

    Plus grave, l'hebdomadaire allemand révèle que le BND a surveillé la Turquie de manière récurrente depuis 2009. Ankara est pourtant un allié de Berlin au sein de l'Otan. Les objectifs allemands, redéfinis tous les quatre ans, n'ont pas, toujours selon Der Spiegel, changé depuis.

    Le BND a, au cours de son histoire, été largement influencé par la CIA et la NSA. Longtemps dépendant des grands frères américains au cours de la guerre froide, le service allemand a progressivement su s'imposer comme un acteur d'importance, à partir des années 2000, notamment en matière de renseignement électronique.

    C'est ainsi que l'Allemagne est devenue l'un des cœurs stratégiques des opérations de la NSA en Europe. Cette dernière travaille en étroite collaboration avec le BND. Une petite équipe de la NSA, totalement secrète, baptisée « Special US Liaison Activity Germany », est même intégrée au sein de locaux du service allemand à Bad Aibling.

    Les services allemands transmettraient des volumes conséquents de données aux Américains, notamment en matière de lutte contre le terrorisme. Des flux dont le Parlement allemand constate qu'aucune statistique ne définit les volumes. Les Allemands transmettent également des discussions, des écoutes et une aide linguistique pour surveiller des individus principalement situés en Afrique et au Moyen-Orient.

    Une aide qui a été jusqu'à transmettre les conclusions du BND concernant la surveillance de deux ministères des Affaires étrangères impliqués dans une crise au Moyen-Orient, dont Der Spiegel n'a pu situer l'origine.

    Opacité... et illégalité ?

    Les révélations de ces derniers mois sur les activités du BND et sur sa proximité avec les services américains ont soulevé de nombreuses questions outre-Rhin. Les agents allemands, qui n'ont constitutionnellement pas le droit d'espionner leurs propres concitoyens (il s'agit en effet d'un service de renseignement extérieur), sont par exemple suspectés d'avoir récupéré au travers des échanges de données avec la NSA des écoutes qui enfreindraient cette règle.

    Plus largement, l'Allemagne a fait partie des 13 alliés des Etats-Unis qui ont le plus contribué à fournir des données aux équipes de la NSA basées à Bagram, en Afghanistan. Des données qui pourraient avoir servi à fournir des cibles pour des tirs de drones ou pour la très secrète Task Force 373, une unité aux méthodes ultra-expéditives, chargée d'abattre des hauts responsables d'al-Qaïda et des talibans par tous les moyens.

    Des conséquences qui semblent complètement échapper non seulement aux Allemands en général, mais plus particulièrement à leur Parlement. Si le gouvernement a répété à plusieurs reprises ne pas commanditer de missions d'espionnage visant des pays alliés, Der Spiegel insiste cependant sur le fait que le cas Clinton est loin d'être un « cas isolé » et que Berlin a directement commissionné le BND pour espionner un partenaire au sein de l'Otan, sans que l'on sache lequel.

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