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    Europe

    Donald Tusk, Federica Mogherini, les nouveaux visages de l'UE

    media Le Premier ministre polonais Donald Tusk (g) et la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini (d) sont félicités par le président sortant du Conseil, Herman Van Rompuy (c). Bruxelles, le 30 août 2014. REUTERS/Yves Herman

    Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se sont réunis samedi soir à Bruxelles. Ils se sont mis d'accord sur les deux personnalités qui vont succéder à Herman Van Rompuy et Catherine Ashton. Le Polonais Donald Tusk a été nommé président du Conseil européen. Le poste de chef de la diplomatie européenne a été confié à l'Italienne Federica Mogherini.

    Avec notre bureau de Bruxelles et notre envoyé spécial, Florent Guignard

    L’actuel Premier ministre conservateur polonais Donald Tusk a été nommé au poste de président du Conseil européen, la social-démocrate italienne Federica Mogherini devient, elle, la représentante de la diplomatie européenne. Cela s’est passé assez vite. C’est le président sortant, Herman Van Rompuy qui a vendu la mèche en ouverture de réunion en confiant au dirigeant chypriote que la nomination de Donald Tusk était acquise, mais qu’il ne fallait pas encore le dire. Trop tard, les micros étaient ouverts et l’officialisation donc de ces nominations n’a pas tardé.

    Le poids de l'Est

    La nomination de Donald Tusk souligne évidemment le poids de l’Est dans cette Europe à vingt-huit. Un choix qui va bien à la France. A plusieurs reprises dans les affaires européennes, François Hollande s’est appuyé sur la Pologne même si Donald Tusk est un conservateur. Et puis le choix d’un Polonais c’est aussi un signal adressé à la Russie en pleine crise ukrainienne, à l’heure où les Européens envisagent d’accroitre leurs sanctions contre Moscou.

    Le nouveau visage de la diplomatie européenne reste féminin puisque les Vingt-Huit ont désigné l’Italienne Federica Mogherini, la candidate de Matteo Renzi et des socio-démocrates. Elle va succéder à la très transparente Catherine Ashton alors que l’Europe, on le sait, est attendue sur la scène internationale, en particulier sur la crise ukrainienne.

    Nouvelle génération

    L’Italienne représente le courant social-démocrate, Rome a donc réussi à imposer sa jeune ministre des Affaires étrangères, malgré les critiques sur son manque d’expérience. Mais, à 41 ans, l’intéressée préfère s’annoncer comme l’une des représentantes de la nouvelle génération de responsables européens : « Il faut retrouver l’esprit de la déclaration de Schumann qui disait, "pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut d’abord qu’il y ait une Europe. La paix ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs, à la mesure des dangers qui la menacent". Je pense que c’est celui-là le défi qui nous attend et qu’on peut le faire bien, si on le fait tous ensemble. »

    Federica Mogherini à Bruxelles, le 30 août 2014. REUTERS/Laurent Dubrule


    La Pologne promue

    Avec notre correspondant à Varsovie,Damien Simonart

    Le président polonais Bronislaw Komorowski a réagi très vite à la nomination de Donald Tusk. « C'est une reconnaissance pour ce que la Pologne réalise, pour la position de la Pologne dans le monde européen, le monde de l'Ouest », a commenté le chef de l'État.

    Ce dernier, comme de nombreux analystes politiques, estime que cette promotion ouvre de nouvelles portes à la Pologne. Bien qu'elle ne fasse toujours pas partie de la zone euro, cette dernière à un rôle essentiel de médiation à jouer entre la Russie et l'Europe de l'Ouest au sujet de la crise ukrainienne.

    Même l'opposition, pourtant très virulente à l'égard de Donald Tusk, espère beaucoup de cette nomination. Car si la Pologne peut se vanter d'une croissance économique continue au cours des 25 dernières années, les conditions sociales sont encore loin d'être celles de l'Europe de l'Ouest.

    Quant aux Polonais eux-mêmes, le sort de Donald Tusk les divise. Pour les uns, c'est un privilège exceptionnel pour la Pologne. Pour les autres, le Premier ministre fuit son pays alors que le parti libéral qu'il préside est donné perdant dans les sondages pour les élections législatives de 2015.

    Donald Tusk: «Je viens d'un pays qui croit profondément à ce que signifie l'Europe». REUTERS/Yves Herman

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