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    Europe

    La Sibérie se rêve-t-elle vraiment indépendante ?

    media La Sibérie, un territoire immense habité par des populations très différentes. Wikipedia Commons

    Au mois d'août, plusieurs initiatives ont été interdites par les autorités russes en Sibérie. Indépendance, autonomie, fédéralisme... elles réclamaient plus de considération de la part de Moscou. Mais sont-elles vraiment représentatives des attentes des habitants de l'Extrême-Orient russe ?

    Une petite crise diplomatique est passée presque inaperçue dans la presse française alors qu'il y a quelques semaines, la BBC en russe diffusait une interview d'Artem Loskoutov. Cet artiste russe, originaire de Sibérie, réclame régulièrement plus d'autonomie pour l'Extrême-Orient. Sur un ton potache, il prend l'action de Moscou dans l'est ukrainien en exemple pour revendiquer un traitement semblable dans sa région.

    L'organe de régulation de la communication russe avait alors exigé la suppression de l'interview du site de la BBC. Cette dernière refusant de céder, estimant qu'Artem Loskoutov était un « artiste et un activiste connu pour organiser des événements qui sont, à première vue, des parodies d'activité politique », Moscou avait menacé de faire interdire la radio.

    Plusieurs journaux britanniques ont alors apporté leur soutien à la BBC. Le Guardian, notamment, a rapporté des volontés d'autonomie chez des populations d'un bout à l'autre de la Russie. « Les autorités russes ont échoué à empêcher les idées qui se répandent, pas seulement dans les villes de Sibérie comme Yekaterinburg, mais aussi – et plus sérieusement – de Kaliningrad à Kuban », peut-on lire dans le quotidien. Des Russes, de l'extrême Ouest à l'extrême Est, rêveraient-ils de prendre leur indépendance de Moscou ?

    Un épiphénomène

    La marche pour l'autonomie d'Artem Loskoutov, le 17 août à Novosibirsk, a effectivement été interdite par Moscou. Mais elle n'était pas la seule, ce jour-là. Un groupe de militants beaucoup moins potaches, baptisé Plateforme nationale bolchevique, appelait au même moment à se réunir et à marcher les armes à la main pour obtenir l'émancipation de la Sibérie. Cette poignée de radicaux a de fait été arrêtée par la police, sans pouvoir aller plus loin. Un autre activiste connu dans la région, Constantin Eremenko, aurait reçu au même moment des avertissements : en 2010, il avait mobilisé 6 000 personnes qui se sont déclarées Sibériennes au cours d'un recensement qui ne prévoyait pas cette réponse.

    Ces différents mouvements ne réuniraient pas, chacun séparément, plus de quelques centaines de militants. Sur les différents réseaux sociaux, russes ou étrangers, ils sont suivis par quelques milliers d'internautes. C'est somme toute assez peu sur les 40 millions d'habitants peuplant cette immense région de 13 millions de mètres carrés. « Dans la population locale, beaucoup de gens ont des revendications socio-économiques, note Mika Mered, directeur du cabinet de consultance sur les espaces polaires Polarisk. Et puis il y a une petite minorité de marginaux comme partout, comme en France ».

    En Sibérie, explique de son côté le géographe Cédric Gras, « il a été question d'autonomie dans les années 1990. Dans les régions les plus orientales, la main de fer de Moscou n'étant plus là, on a voulu faire du commerce avec les voisins les plus proches : la Chine et le Japon ». Ce fin connaisseur de l'Extrême-Orient russe voit dans ces manifestations une « contestation du pouvoir poutinien, plutôt qu'une vraie logique identitaire ».

    Sibérie plurielle

    La Sibérie est un territoire immense qui couvre 70% de la Fédération de Russie. De l'Oural à l'océan Pacifique, elle reste très peu peuplée : seulement 3 habitants au mètre carré. « Il faut parler de Sibérie, au pluriel, explique Cédric Gras. Il n'y a pas de définition du Sibérien ».

    Les préoccupations des habitants des grandes villes comme Novossibirsk ou Omsk ne sont ainsi pas les mêmes que celles d'ethnies historiques, comme les Iakoutes. Ce peuple autochtone, comme d'autres, réclame plus de considération sans pour autant espérer l'indépendance. Une valorisation qui passe aussi par la revendication d'une forme d'appartenance régionale. « Depuis quelques années, on essaie de créer une logique de marque autour de la Sibérie », remarque Cédric Gras.

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