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    Europe

    Sommet de l'Otan: Poutine, toujours un coup d'avance

    media Vladimir Poutine, lors d'une réunion gouvernementale au Kremlin, le 30 juillet 2014. REUTERS/Alexei Nikolskyi/RIA Novosti

    Le président russe Vladimir Poutine a présenté mercredi un plan en sept points de règlement de la crise en Ukraine, disant espérer un «accord final» entre Kiev et les rebelles pro-russes vendredi. Ce jeudi, les pays membres de l'Otan se réunissent au Pays de Galles. La balle est désormais dans le camp occidental.

    Moscou tire les ficelles du conflit en Ukraine. C’est en tout cas ce que suggère l’accord de cessez-le-feu décidé par Vladimir Poutine et Petro Porochenko mercredi matin. Et plus encore le plan de règlement de la crise urkainienne, formulé dans la foulée par le président russe. Entre autres points, Poutine a proposé de mettre fin aux offensives des rebelles et de l’armée ukrainienne dans les régions du sud-est. De renoncer à l’utilisation des forces aériennes contre les civils. Et de placer la future trêve sous contrôle international.

    Face aux propositions du Kremlin, les deux têtes de l’exécutif à Kiev se sont partagé les rôles. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk, dans celui du va-t-en-guerre, a dit non avec des mots très forts : « C’est de la poudre aux yeux visant à tromper l'Occident. Le véritable plan de Poutine, c'est de détruire l'Ukraine et de rétablir l'Union soviétique. Le seul plan à mettre en œuvre est un retrait de l’armée russe, des mercenaires et des terroristes du territoire ukrainien. »

    Le président Porochenko, dans le rôle du promoteur de la paix, s'est fait quant à lui plus diplomate : « Ma première tâche, c’est d’assurer la paix. Et c’est pour cela qu’hier, à 5h du matin j’ai longuement parlé avec Vladimir Poutine. Comment peut-on être contre la paix ? Comment ne pas tout faire pour que les gens arrêtent de mourir ? C’est barbare, quand on tue des otages, quand des écoles sont détruites, quand toutes les lois sont bafouées ! Mais aujourd’hui j’ai grand espoir que vendredi à Minsk, on pourra enfin entamer le processus de paix. »

    Ainsi l’exécutif parle aussi bien à ceux qui veulent la paix qu’à ceux qui veulent la guerre. Mais sur le terrain, c'est la Russie qui est en position de force, et le président ukrainien est bien contraint de négocier. Selon le président russe, Kiev et les rebelles devraient trouver un terrain d’entente dès vendredi, même si de nombreux observateurs doutent que le conflit ukrainien soit vraiment arrivé à son dénouement.

    Coïncidence de calendrier ou froid calcul, toujours est-il que Poutine a présenté son plan d’action à la veille du sommet de l’Otan où les pays membres s’apprêtent à discuter de mesures de rétorsion supplémentaires contre la Russie, y compris militaires.

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