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    Europe

    La crise ukrainienne trouvera-t-elle son issue en Biélorussie?

    media Un volontaire du bataillon Azov, formé de paramilitaires ukrainiens, sur les hauteurs de Marioupol où les forces loyalistes affrontent les séparatistes pro-russes, le 5 septembre 2014. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES

    Des explosions dans la soirée à Marioupol, des bombardements dans le centre de Donetsk, des mois et des mois de combats entre l'armée et les séparatistes pro-russes : rien, sur le terrain, ne laisse présager un cessez-le-feu en Ukraine. Pourtant, un accord pourrait être conclu dans la journée, à Minsk. Les discussions entre Kiev et les séparatistes seraient serrées, d'après les premières informations en provenance de la capitale biélorusse. Parallèlement, l'Otan est toujours réunie en sommet au Pays de Galles.

    Article mis à jour régulièrement

    Dans l'est de l'Ukraine, les forces loyales à Kiev perdent du terrain depuis une dizaine de jours, après en avoir gagné ces deux derniers mois. Malgré cette situation sur le terrain, un cessez-le-feu pourrait intervenir ce vendredi dans l'est de l'Ukraine.

    Le président ukrainien s'est dit« prêt à faire tout [s]on possible pour arrêter la guerre », et « prudemment optimiste » quant à la possibilité d'aboutir à un cessez-le-feu à Minsk, en Biélorussie, où se tiennent des discussions. Le défi est « énorme », concède-t-il, mais le président ukrainien sort renforcé par le soutien unanime que lui ont apporté les responsables de l’Otan lors du sommet de l’organisation, qui a lieu en parallèle à Newport, au Pays de Galles. Lors de ce sommet, les pays membres de l'Alliance atlantique ont décidé de créer une force « très réactive », qui pourra être déployée en quelques jours en réponse à une crise, et de maintenir une « présence permanente » dans l'est de l'Europe.

    Regards tournés vers Minsk

    Les séparatistes seraient également prêts à un cessez-le-feu. Tout dépend désormais des conditions mises par chaque partie sur la table ce vendredi dans la capitale biélorusse. Les négociations sur place sont serrées, d’après l’agence de presse russe Interfax. Sur quoi portent-elles ? Le premier projet à l’examen prévoit un cessez-le-feu bilatéral, et l’échange de tous les prisonniers. Serait également en discussion le retrait des forces ukrainiennes et le déploiement d’observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

    Peu d’informations filtrent sur le contenu des discussions, rapporte la correspondante de RFI à Moscou, Muriel Pomponne, mais on sait que les points de vue russe et ukrainien sont très éloignés, notamment sur deux points : Kiev tient à ce que la zone frontalière soit contrôlée par l’OSCE pour éviter toute nouvelle infiltration de forces russes, tandis que Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des régions de Donetsk et Lougansk. Le négociateur ukrainien, l’ancien président Leonid Koutchma, a déclaré à la mi-journée être là « pour discuter de la cessation des hostilités, pas seulement d’un armistice. »

    Dans l’idée que s’en font les responsables de l’Otan, Petro Porochenko pourrait y avaliser un plan de paix imaginé par le Kremlin, et auquel adhéreraient à la fois les autorités ukrainiennes et les forces sécessionnistes pro-russes, le tout sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), rapporte notre envoyé spécial au Pays de Galles, Quentin Dickinson.

    Sauf imprévu, l’annonce de ce plan ouvre la voie aux négociations de fond sur l’avenir politique et administratif de l’Ukraine, ainsi que, dès ce vendredi, un cessez-le-feu immédiat, général et sans limitation de durée. Il s’agit toutefois de l’hypothèse optimiste, et l’Alliance atlantique a appris à se méfier des contradictions flagrantes entre les déclarations positives voire « lénifiantes » des responsables politiques à Moscou, et les opérations militaires déterminées, conduites par les forces russes dans l’est de l’Ukraine.

    Quinze millions d'euros pour l'armée ukrainienne

    La Russie a d’ailleurs fait l’objet de vives critiques de la part des représentants des Etats réunis au Pays de Galles. Le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen l’a dit : « La Russie combat contre l’Ukraine en Ukraine, les troupes et les chars russes attaquent les forces ukrainiennes », et alors qu’elle parle de paix, « la Russie n’a pas fait un seul geste pour rendre la paix possible ».

    Moscou est donc pointée du doigt sans ambiguïté, et devrait se voir imposer par l’Union européenne un renforcement des sanctions qui frappent déjà la Russie. De quels moyens de pression disposent les Occidentaux contre cette dernière ? Il s’agit d’abord de livraisons ponctuelles d’armes et de munitions à l’armée ukrainienne, ainsi que de l’envoi d’instructeurs militaires de l’Otan pour accroître l’efficacité de celle-ci. Elle semble en avoir bien besoin.

    Les livraisons d’armes réclamées par Kiev ne sont pas à l’ordre du jour, précise notre deuxième envoyée spéciale au Pays de Galles, Aabla Jounaïdi, mais l’octroi d’une aide d’au moins 15 millions d’euros pour moderniser l’armée ukrainienne a été annoncé jeudi. De nouvelles sanctions américaines sont par ailleurs attendues dans les prochains jours.

    Parmi les mesures que pourraient prendre les Occidentaux figure également la création d’unités de réaction rapide capables de rejoindre sous 48 heures des positions avancées en Europe centrale et orientale. Des pressions supplémentaires interviendront en cas d’échec à Minsk, cette fois par le biais de sanctions économiques et financières nouvelles qui sont en train d'être mises au point, ce vendredi, par les experts de l’Union européenne.

    Qu'adviendrait-il de ces sanctions en cas de signature d'un cessez-le-feu à Minsk ? « S'il y a un cessez-le-feu, s'il est signé et s'il entre en vigueur, nous pourrions alors considérer une levée des sanctions », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond depuis Newport, vendredi matin.

    A Moscou, Poutine sûr de lui

    Que pense-t-on de ces derniers développements à Moscou ? Dans la capitale russe, Vladimir Poutine attend le cessez-le-feu, apparemment sans s'affoler, indique la correspondante de RFI à Moscou, Veronika Dorman. Quand il a annoncé cet événement, mercredi – expliquant qu’à Minsk, les autorités ukrainiennes et les rebelles pourraient bien trouver un accord –, Vladimir Poutine est apparu très sûr de lui. C'est le président russe qui a d’abord discuté d'un cessez-le-feu avec son homologue ukrainien, c'est encore lui qui a proposé le plan de sortie de crise ; la Russie est donc bien partie prenante à ce conflit, et Moscou joue un rôle essentiel dans son issue.

    S’agit-il pour autant d'un véritable tournant ? Vladimir Poutine est-il prêt à œuvrer pour la paix, comme il l’assure, ou ses récentes déclarations ne visent-elles qu’à gagner du temps, alors que l'Occident menace encore de durcir les sanctions et que l'Otan cherche à exercer des sanctions maximales ? On attend beaucoup de ces pourparlers de Minsk, mais de nombreux observateurs à Moscou soulignent que les conditions pour un consensus entre Kiev et les séparatistes ne sont pas encore réunies, et que personne, ni Poutine ni Porochenko, ne peut garantir qu'un cessez-le-feu sera respecté de part et d'autre.

    Marioupol menacée

    Alors que les discussions se tiennent dans la capitale biélorusse, les affrontements se poursuivent sur le terrain, dans l'est de l'Ukraine. Jeudi, les forces ukrainiennes ont été placées en état d’alerte près du port de Marioupol, sur la mer d’Azov, à 50 km de la frontière russe. Cette ville stratégique de 500 000 habitants semble être le prochain objectif des séparatistes appuyés par la Russie. Ces derniers ont déclaré vendredi à l'agence Interfax être entrés dans la ville, annonce aussitôt démentie par Kiev. La Russie est probablement en train d’envoyer des renforts à Novoazovsk, conquis récemment par les forces pro-russes et situé à seulement 40 km de Marioupol.

    Le journaliste Piotr Andrusieczko, d’Ukrainski Zurnal, rapporte, depuis un barrage ukrainien situé à la sortie Est de Marioupol, que « depuis jeudi, plus aucun journaliste occidental ne peut pénétrer à Novoazovsk. La frontière russe passe juste à côté de Novoazovsk – à 10 km, peut-être moins. C’est en réalité une frontière ouverte. Des unités militaires peuvent la traverser, et personne n’est en mesure de contrôler leurs mouvements. On peut aussi y transférer du matériel militaire lourd ; il est pratiquement impossible de le vérifier. »

    Le journaliste ajoute que l’on ignore quelles forces ukrainiennes sont concentrées autour de Marioupol : « Depuis quelques jours, on parle ici de l’établissement d’une deuxième ligne de défense, à 10-20 km de la ville. Je pense que ces unités, si elles existent vraiment, tiennent à rester invisibles et stationnent plutôt sur les terrains escarpés et boisés. »


    Les objectifs du président ukrainien sont assez sages.

    L'analyse d'André Filler, maître de conférences à l'Université Paris 8 et à l'Institut français de géopolitique 05/09/2014 Écouter

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