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    Europe

    Des salafistes allemands instaurent une police de la charia

    media Le journal allemand «Bild» a révélé, le 5 septembre, l'existence de cette police de la charia. Capture

    A Wuppertal, dans le nord-ouest de l'Allemagne, un groupe salafiste poursuit ses provocations à l'égard de l'Etat de droit. Il vient de mettre en place des patrouilles de police de la charia, qui apostrophent les musulmans pour leur rappeler les règles de la loi islamique.

    Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

    Les salafistes de Wuppertal ont, à plusieurs reprises, déjà fait parler d'eux. En distribuant, par exemple, des Corans dans les zones piétonnes de l'ouest du pays. Ou encore en se heurtant à des groupuscules néonazis.

    Depuis quelques jours, un groupe de barbus se faisant appeler « police de la charia » arpente le centre de Wuppertal, de préférence la nuit, pour apostropher les musulmans. Ils se postent de préférence devant salles de jeux et discothèques rappelant les principes de la charia : pas d'alcool, pas de tabac, pas de musique, pas de jeux d'argent, et incitent les femmes à se voiler.

    La Rhénanie du Nord-Wesphalie compte quelque 1 800 salafistes, comme l'explique Burkhard Freier, le président de l'Office régional de protection de la Constitution : « Au sein de la scène salafiste, il y a de plus en plus d'individus prêts à faire usage de la violence ou à se rendre en Irak pour se battre. »

    L'Allemagne observe de fait avec inquiétude la radicalisation d'une petite minorité d'extrémistes islamistes. Le simple fait de recommander aux passants de respecter des règles religieuses n'est pas en soi un délit, rappelle le procureur de Wuppertal, du moins tant qu'on ne cherche pas à empêcher quelqu'un de pénétrer dans une discothèque ou dans une salle de jeux. Les groupes salafistes de Wuppertal peuvent tout au plus redouter une plainte pour perturbation à l'ordre public, en l'état actuel de la législation allemande.

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