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    Europe

    Ukraine: un cessez-le-feu aux contours flous

    media Les séparatistes prorusses (photo) demandent le retrait des forces ukrainiennes et certains de leurs chefs maintiennent leurs vélléités d'indépendance. REUTERS/Maxim Shemetov

    Les Américains comme les Européens sont plutôt sceptiques au sujet de la situation dans l’est de l’Ukraine, quelques heures après la conclusion d'un cessez-le-feu. Une trêve - fragile - qui semble cependant globalement respectée. On sait que la Russie s'est beaucoup impliquée dans les discussions, mais qu’est-ce qui a été négocié ?

    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

    Sur le terrain, le cessez-le feu paraît fragile. Et il est déjà mis à mal par des échanges de tirs dont l’origine est imputée par chaque camp à l’adversaire. « Hier à 21 h, il y a eu plusieurs tirs de roquettes à la périphérie de Donetsk, ainsi qu'un convoi d'armes lourdes qui venait de Zaporijjia », une région voisine de celle de Donetsk, a déclaré à l'AFP Vladimir Makovitch, un responsable du Parlement séparatiste. Le « Premier ministre » de la République autoproclamée de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a, pour sa part fait état de tirs près de la ville d'Amvrosiïvka, à 80 km au sud-est de Donetsk.

    Le son de cloche est bien différent côté ukrainien. Pour le porte-parole militaire Andriï Lyssenko, ce sont les séparatistes prorusses qui ont ouvert le feu, et à dix reprises, sur les positions de l’armée, après le début de la trêve.

    Quel contenu ?

    On ne sait d'ailleurs même pas si le cessez-le-feu conclu est permanent, on sait juste que les parties se sont mises d’accord sur un échange rapide de prisonniers - qui pourrait se faire dans les 7 jours - et sur l’acheminement de convois humanitaires. La Russie annonce déjà l’arrivée d’un premier convoi dès ce week-end.

    Mais bien des points restent obscurs. Les belligérants vont-ils rester sur leurs positions actuelles, ou se retirer ? Les séparatistes demandent le retrait des forces ukrainiennes, tandis que les Ukrainiens demandent le départ des Russes et des mercenaires. Qui va superviser la mise en oeuvre de l’accord ? L’OSCE, qui était présente aux négociations ? l’ONU, comme cela a été évoqué par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon ? Les Etats-Unis et l’Union européenne, comme le demande Kiev ? Il est fort peu probable que Moscou accepte cette hypothèse.

    On ne sait pas non plus quelle forme va prendre le contrôle de la frontière russo-ukrainienne, auquel Kiev est particulièrement attaché. Enfin, les discussions politiques n’ont pas encore commencé. Et dès hier, l’un des chefs séparatistes a maintenu sa revendication d ’indépendance.

    Pierre Lorrain, journaliste et spécialiste de la Russie, juge que l’armée ukrainienne n’est plus vraiment en état de combattre. « Elle se trouve dans une état de délabrement avancé, sans moral. Elle a perdu beaucoup d’hommes, soit parce qu’ils ont déserté, soit parce qu’ils ont été faits prisonniers, soit parce qu’ils sont passés en Russie où ils ont été désarmés. » De quoi contraindre Kiev à accepter ce qu’il refusait depuis cinq mois, c’est-à-dire des négociations. Mais du côté des séparatistes, la situation n’est pas plus enviable, juge Pierre Lorrain. « Comme leur but n’est pas de conquérir du terrain, mais de sauver leur pré carré - Donetsk et Lougansk - il n’y a pas d’intérêt à aller plus loin. »


     ■ Europe de l'Est: l'Otan veut pouvoir agir vite

    A Newport, au Pays de Galles, s’est achevé ce vendredi soir le sommet de l’Otan. L’Alliance atlantique voit en ce cessez-le-feu le début d’un processus politique constructif et annonce la création d’une force qui pourra être déployée très rapidement en cas de crise aigüe dans l’est de l’Europe.

    Avec notre bureau de Bruxelles,

    C’est une technique éprouvée, mise au point au cours de la guerre froide. Des unités sont désignées au sein des forces armées des différents pays de l’Otan, pour se rassembler rapidement sur des positions tactiques établies d’avance.

    Cinq unités autonomes de réaction rapide seront ainsi formées. En cas d’alerte, elles devront être capables de rejoindre leurs bases avancées dans les Etats baltes et en Europe centrale, dans un délai maximum de 48 heures.

    Sur place, elles trouveront leurs locaux aménagés, qui leur sont propres, avec leur stock de matériel, d’équipement, de vêtements et de vivres. En l’occurrence, il s’agit aujourd’hui d’une structure nouvelle qui vient se rajouter aux dispositifs préexistants de l’Otan.

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