GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 22 Mai
Lundi 23 Mai
Mardi 24 Mai
Mercredi 25 Mai
Aujourd'hui
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Coalition internationale contre l'EI: la Turquie réticente

    media Le secrétaire d'Etat américain Kerry et le président turc Erdogan, le 12 septembre 2014. REUTERS/Brendan Smialowski

    Comme il était prévisible, la Turquie ne prendra pas une part active à la coalition entraînée par les Etats-Unis pour «éradiquer l'Etat islamique» en Irak et en Syrie. C'est ce qui ressort de la série d'entretiens que le secrétaire d'Etat américain John Kerry a eus à Ankara avec son homologue chef de la diplomatie turque, Mevlut Çavuşoğlu, le Premier ministre Ahmet Davutoğlu et le président Recep Tayyip Erdogan, avec lequel les discussions ont tout de même duré 2 heures et demie.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Pas question de faire prendre le moindre risque aux 49 membres du Consulat turc de Mossoul, otages de l’Etat islamique depuis 3 mois maintenant. Ankara se contentera donc, officiellement, de « poursuivre sa coopération avec les Etats-Unis dans le domaine de la lutte antiterroriste ».

    Il est tout de même précisé que le partage d’informations et de renseignements sera renforcé pour mieux contrôler les passages illégaux de frontière et le transit des armes, indique-t-on, ce qui ressemble à une manière polie de prier la Turquie de mettre un frein à la libre circulation des militants islamistes vers la Syrie surtout. On n’en saura pas plus - pour l’instant du moins - sur les requêtes des Etats-Unis envers son allié stratégique au sein de l’Otan, notamment concernant l’utilisation de la base aérienne conjointe sur la côte méditerranéenne, à Incirlik.

    Mais Ankara a réaffirmé son s’engagement à apporter un soutien logistique et non militaire à la coalition et aux Etats-Unis, et qu’elle était disposée à poursuivre « son aide humanitaire à destination des populations syriennes en zone rebelle », au nord du pays.

    La Turquie se tient donc - pour l’instant et au moins aussi longtemps que ses otages sont aux mains des islamistes - loin de tout engagement militaire direct ou indirect en Irak et en Syrie, mais elle veut rester fidèle à son amitié avec les Etats-Unis et lui apporter un minimum de garanties de cette fidélité.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.