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    Moyen-Orient

    Naufragés en Méditerranée: le drame des migrants touche aussi Gaza

    media Des écoliers de Gaza rendent hommage aux disparus palestiniens d'un naufrage au large de Lampedusa, le mercredi 23 octobre 2013. REUTERS/Suhaib Salem

    Des dizaines de Palestiniens de Gaza figureraient parmi les 500 disparus du bateau de migrants qui a sombré mercredi 10 septembre 2014 en Méditerranée. Avec la guerre, la situation s’est détériorée dans le territoire palestinien. De plus en plus de Gazaouis tentent de fuir illégalement vers l’Europe en passant par l’Egypte. 

    De notre envoyée spéciale à Gaza,

    Mohamed* attend fébrilement au passage de Rafah qui sépare la bande de Gaza de l’Egypte. Il espère obtenir l’autorisation de traverser la frontière pour voir son frère. Ce dernier a été sauvé d’un naufrage au large d’Alexandrie, le week-end dernier.

    « Mon frère s’est rendu en Egypte et a essayé d’aller ensuite en Italie, en prenant un bateau, raconte Mohamed. Nous avons entendu aux informations qu’il y avait eu un naufrage avec plusieurs morts. Nous étions vraiment très inquiets. Douze heures plus tard, les autorités égyptiennes nous ont appelés pour nous dire que mon frère était sain et sauf, mais qu’il était à l’hôpital ».

    Le frère de Mohamed a 23 ans. Il a été repêché par les Egyptiens. D’autres n’ont pas eu cette chance, comme cette famille de 7 personnes qui est morte dans le naufrage, selon Mohamed, des voisins du nord de la bande de Gaza. « Ils avaient tout vendu, la maison, les meubles, pour tenter l’aventure vers l’Europe, seul le père s’en est sorti ».

    Entre 4 000 à 5 000 dollars pour les passeurs

    L’eldorado européen attire de plus en plus de Gazaouis. Avec la guerre, qui a fait plus de 2 000 morts l’été dernier et privé des dizaines de milliers de personnes de logement, la situation s’est considérablement détériorée dans le territoire palestinien déjà soumis à un blocus et confronté à une situation économique désastreuse. « Il n’y a pas d’avenir pour les jeunes à Gaza, pas de travail », résume Mohamed.

    Quitter Gaza est quasiment impossible. Les entrées en Egypte et en Israël sont généralement restreintes aux personnes malades et aux détenteurs de passeport étranger. Les candidats au départ sont donc obligés de se tourner vers des voies illégales.

    La traversée se fait vers l’Egypte via des tunnels souterrains à partir la bande de Gaza. Ensuite, direction Alexandrie pour prendre un bateau vers l’Italie. Pour cela, il faut payer des passeurs, « entre 4 000 et 5 000 dollars », selon Ahmed*, un père de famille de 45 ans qui nous reçoit chez lui, avec sa femme et ses cinq enfants.

    « Les risques ? De toute façon on meurt ici, à Gaza »

    « Je veux quitter Gaza parce que la vie est insupportable. […] Je voulais partir depuis un moment, mais les trois dernières guerres ont accéléré ma décision, ma famille a connu la mort », explique Ahmed*. Sa maison a été détruite dans un bombardement, il vit désormais dans un appartement loué et pratiquement vide, près de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza.

    Et les risques de naufrage ? « C’est une aventure difficile, admet Ahmed*, on peut mourir, mais de toute façon on meurt ici à Gaza ». Son rêve est de partir en Scandinavie et de faire ensuite venir sa famille.

    La fuite des Gazaouis est pour l’instant difficilement quantifiable. Le Hamas, qui détient le pouvoir à Gaza, est peu disert sur le sujet. Il a toutefois ordonné des arrestations récemment. Cette immigration illégale est « un phénomène tout à fait nouveau », avance Faisal Abou Shahla, un des dirigeants du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, à Gaza. Pour lui, cela témoigne d’une « situation désastreuse, sinon les Gazaouis ne partiraient pas, ils sont attachés à leur terre, à la Palestine ».

    * Les noms ont été changés pour préserver l’anonymat

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