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    Europe

    Ecosse: David Cameron soulagé mais coincé

    media David Cameron s'exprime au 10, Downing Street après les résultats officiels du réferendum écossais, vendredi 19 septembre 2014. REUTERS/Suzanne Plunkett

    L'Ecosse restera donc au sein du Royaume-Uni. Le Premier ministre écossais Alex Salmond, chef de file des indépendantistes, a reconnu sa défaite ce vendredi matin à Edimbourg. Dans le reste du royaume, c'est le soulagement. Et en signe d'apaisement, le Premier ministre britannique David Cameron a lancé un appel au rassemblement de tous dans le pays et a promis de nouveaux pouvoirs aux quatre nations : l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles.

    Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

    Au Royaume-Uni, et notamment à Londres, on respire mieux. Et notamment à Westminster, au sein du Parlement et du gouvernement. Le Premier ministre David Cameron s'est adressé au pays à la télévision ce vendredi : « Le peuple d’Ecosse a parlé, il a décidé de préserver notre pays composé de quatre nations et comme des milliers d’autres, j’en suis très heureux. Il est désormais temps d’aller plus loin et de dire à tous ceux qui ont voté pour l’indépendance : nous vous avons entendu. Nous avons désormais une chance de changer la façon dont le peuple britannique est gouverné. Les trois partis en faveur de l’union se sont engagés à accorder plus de pouvoir au Parlement écossais, nous nous assurerons que ces engagements seront pleinement honorés. »

    Le rejet clair de l’Ecosse de s’émanciper est bien sûr un soulagement pour le Premier ministre conservateur qui avait engagé l’avenir du Royaume-Uni et qui a eu très peur, il y a quelques jours, d’avoir à la fois sous-estimé la force du camp indépendantiste et, à l’inverse, d’avoir surestimé l’attachement de l’Ecosse au reste du royaume.

    Fin des turbulences ?

    David Cameron fait désormais face à une lourde tâche. Il faut déjà réconcilier des électeurs qui se sont affrontés avec deux conceptions très différentes de l’avenir de leur nation. Qui plus est, ce désir de rester dans le giron du Royaume-Uni montre que la population écossaise a pris au mot les élus de Westminster, et Londres doit maintenant respecter son engagement d’une méga-décentralisation avec des pouvoirs accrus au Parlement d’Edimbourg.

    Les trois principaux partis britanniques ont promis que les négociations commenceraient dès l’annonce des résultats. Ce calendrier inclut une vaste consultation et des propositions présentées à la fin du mois d’octobre, suivies de la publication assez ambitieuse d’un programme, dès la fin du mois de novembre, et enfin d’un projet de loi en janvier prochain.

    Des promesses qui fâchent

    Westminster a promis des transferts de pouvoir importants en matière de dépenses publiques, d’impôts et d’avantages sociaux : « Tout comme le peuple d’Ecosse aura plus de pouvoirs sur la gestion de leurs affaires, les peuples d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord doivent avoir leur mot à dire sur les leurs. Les droits de ces électeurs doivent être respectés, préservés et accrus. Il est absolument juste qu’un nouvel accord pour l’Ecosse soit accompagné par un nouvel accord qui s’applique à toutes les composantes du Royaume Uni », a répété ce matin David Cameron.

    Ce dernier fait donc face à un problème de taille : ces promesses ont mis en colère de nombreux députés y compris au sein de son propre parti conservateur. Ils lui reprochent d’avoir cédé à la panique quand le « oui » est passé en tête dans les sondages début septembre et d’avoir promis des réformes beaucoup plus ambitieuses que prévu sans les avoir consultés. Et il risque d’y avoir beaucoup de ressentiment en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord face à des promesses trop généreuses et injustes pour les autres nations du royaume.

     → A (RE)LIRE : L'Ecosse reste britannique avec 55,3% de «non» à l'indépendance

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