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    Europe

    Kobane: la contestation kurde enflamme la Turquie

    media La ville de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie et majoritairement peuplée de Kurdes, a été le théâtre de violents affrontements, mardi 7 octobre 2014. REUTERS

    Seize morts, deux provinces sous couvre-feu, trois bus municipaux incendiés à Istanbul, des manifestants attaqués au couteau par les salafistes, c’est à une situation presque insurrectionnelle qu’est confrontée la Turquie ce mercredi. Ces débordements ont eu lieu en marge des manifestations pro-kurdes qui se sont déroulées, hier mardi 7 octobre, à travers le pays. Tout cela pousse le gouvernement à convoquer une réunion d’urgence sur les questions de sécurité.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    La réunion a lieu ce mercredi après-midi car ce sont en tout sept provinces qui sont de fait, depuis hier après-midi, soumises à l'état d’urgence. Cela faisait 22 ans que le dispositif n’avait pas été utilisé : les écoles sont fermées, les aéroports sont également clos, il n’y a pas d’avions dans la région. Et c’est l’armée qui depuis hier assure le maintien de l’ordre dans la plupart des provinces kurdes frontalières de la Syrie et de l’Irak après l’explosion de cette contestation.

    C’est l’entrée des islamistes dans Kobane avant-hier soir qui a mis le feu aux poudres, la Turquie se montrant toujours aussi indifférente au sort de ses voisins kurdes. Toutes les grandes villes de Turquie, ainsi et surtout les provinces kurdes du sud-est, ont versé en quelques heures dans une violence inouïe à laquelle la police a répondu de la manière la plus brutale, parfois à balles réelles, souvent en tirant des capsules de gaz lacrymogène à tirs tendus sur les manifestants. Ces affrontements ont fait, hier, 16 morts sur l’ensemble du territoire, dont 8 à Diyarbakir, la capitale, en quelque sorte, du Kurdistan turc au sud-est du pays.

    Mais le plus inquiétant sans doute, c’est l’apparition de groupes de musulmans extrémistes qui ont appelé expressément aux meurtres de Kurdes et se sont faits parfois justice eux-mêmes.

    Processus de paix mis à mal

    S’il était besoin de démontrer que l’avenir du processus de paix entre Ankara et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rébellion kurde) était directement lié au sort des Kurdes de Kobane, la preuve en est faite aujourd’hui alors que les appels à la fin du cessez-le-feu en vigueur depuis deux ans se multiplient. Ce n’est pas encore tout à fait la guerre, mais l’organisation fer de lance du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan, a déjà appelé à faire « un enfer à ceux qui tournent leurs canons contre les Kurdes de Kobane », ce qui fait craindre une reprise des attentats terroristes dans les villes turques.

    Ankara n’a pourtant pas beaucoup d’autres cartes dans sa poche que d’annoncer enfin l’ouverture des corridors humanitaires et logistiques pour que les Kurdes puissent aller porter secours à leurs frères à Kobane.

    En attendant, au sein de la communauté kurde de Turquie, des appels à manifester à nouveau ont déjà été lancés, notamment dans les grandes villes de l’ouest, comme Istanbul, Ankara, Izmir, ou comme dans l’est du pays.

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