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    Europe

    Ukraine: à Sloviansk la gestion de l’après-guerre est compliquée

    media Un habitant de Sloviansk erre dans les ruines de sa maison, le 24 juin 2014. AFP PHOTO / JOHN MACDOUGALL

    Alors que les Ukrainiens tentent de contenir les ardeurs des séparatistes dans l'est du pays, la vie reprend dans les territoires libérés. A Sloviansk, un bastion des rebelles, personne ne parle plus ouvertement de Russie ou d'indépendance. Mais la manière dont l'Ukraine gère l'après-guerre soulève un certain nombre de questions. Le procès de l'ancienne maire de la ville, accusée de soutien aux séparatistes, inquiète habitants et ONG.

    Avec notre correspondant à Sloviansk, Sébastien Gobert

    Le 12 avril dernier, les télévisions ukrainiennes montraient en boucle une femme blonde en manteau rose bonbon aux côtés d'hommes en armes. Des rebelles anti-ukrainiens venaient d'investir la mairie de Sloviansk et la maire, Nelly Shtepa, était en première ligne. Aujourd'hui, quelques mois plus tard, les forces ukrainiennes contrôlent la ville, les rues sont couvertes de drapeaux bleus et jaunes, et Nelly Shtepa est en prison.

    Elena Stativa est conseillère juridique de la famille Shtepa. Pour elle, l'ancienne maire est innocente. La preuve : les séparatistes s'étaient retournés contre elle et l'avaient emprisonnée pendant de longs mois. Mais coupable ou non, ce qu'Elena Stativa dénonce, c'est le mauvais traitement infligé à la maire.

    « Nous ne parlons pas de persécution politique. Nous disons juste que les conditions de sa détention ne sont pas compatibles à ses sérieux problèmes de santé, affirme la conseillère juridique. Il faut qu'elle soit transportée à l'hôpital et traitée là-bas. Nous avons envoyé de nombreuses demandes, mais nous n'avons reçu aucune réponse. Cela fait un mois et demi que nous attendons une réponse ! »

    Chasse aux sorcières

    Elena Stativa n'est pas la seule à s'inquiéter. L'ONU, Amnesty International ou encore Human Rights Watch ont dénoncé un traitement indigne, qui viole les droits de l'homme que le nouveau gouvernement dit défendre. Vita Doubovik, attachée de presse du procureur de Kharkiv en charge de l'affaire, jointe par téléphone, oppose un démenti ferme : « C'est une provocation, c'est du sabotage ! De quelles menaces parle-t-on ? Nelya Shtepa ou son entourage ne font que tenter d'entraver le cours de la justice et retarder l'ouverture du procès. »

    Quoi qu'il en soit, l'affaire émeut une partie de la population de Sloviansk. Certains habitants font état d'altercations avec des soldats ukrainiens et de pressions diverses. Tatiana Ablemitovna est entrepreneuse dans le négoce de fruits et légumes avec des villes contrôlées aujourd'hui par les séparatistes. Elle a reçu une visite de soldats ukrainiens lui enjoignant de tout arrêter.

    « Quasiment tous mes contrats étaient négociés avec des entreprises de Donetsk, détaille-t-elle. Mais maintenant, ils veulent que je vende mes produits à des firmes de Kharkiv et Dnipropetrovsk, en territoire ukrainien. Et ils n'arrêtent pas de me menacer de me faire fermer. »

    Après l'expérience séparatiste, on ne perçoit plus de signes de remise en cause de l'appartenance à l'Ukraine. Mais les habitants craignent que le rétablissement de l'unité nationale passe par une chasse aux sorcières.


    En Russie, les réfugiés ukrainiens pris en charge pour l’hiver

    Accusée de jouer un jeu trouble en Ukraine, la Russie accueille également un nombre considérable de réfugiés de l’est du pays. Le nombre a fortement augmenté à partir de juin, lorsque les combats entre l’armée ukrainienne et les combattants autonomistes se sont intensifiés. Ils sont aujourd’hui hébergés dans des centres pour affronter l’hiver.

    Avec notre envoyé spécial à Rostov-sur-le-Don, Etienne Bouche

    Ils vivaient jusqu’à présent dans des camps en plein air dressés à proximité de la frontière ukrainienne. Sauf que l’hiver approche et que les températures ont déjà sérieusement baissé. Dans la région de Rostov, ces camps ont été démontés début septembre et les réfugiés sont désormais accueillis dans des centres mis à leur disposition.

    Des réfugiés de l'est de l'Ukraine dans un camps de la région de Rostov, le 20 août 2014. AFP PHOTO / SERGEI VENYAVSKY

    A une quarantaine de kilomètres de la frontière par exemple, sur le golfe de Taganrog, un centre aéré abrite plus de 300 Ukrainiens de l’Est. Angelica, la directrice des lieux, accueille tous les jours de nouveaux réfugiés, mais craint qu’il faille, un jour ou l’autre, refuser d’autres arrivants.

    Sur la porte du réfectoire, une liste de destinations : les autorités russes ont mis en place un programme spécial d’insertion. Des offres de travail et de logement dans le nord du pays, en Sibérie ou encore en Extrême-Orient. Des départs sont organisés chaque semaine. Les réfugiés sont également nombreux à avoir rejoint des parents vivant en Russie. Au total, selon les données officielles, ils seraient plus de 40 000 dans la seule région de Rostov.

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