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    Europe

    Le président Napolitano témoin dans un procès historique de la mafia

    media L'audition du président Giorgio Napolitano par les juges de la Cour d'assises de Palerme s'est tenue dans une salle du palais du Quirinal, siège de la présidence de la République, le 28 octobre 2014. REUTERS/Alessandro Bianchi

    Les juges de la cour d’assies de Palerme se sont déplacés à Rome pour recueillir le témoignage du chef de l’État, Giorgio Napolitano, dans le cadre d'un procès historique sur les négociations secrètes entre État et la mafia entre 1992 et 1994, ouvert en mai 2013 à Palerme. L’audition dans une salle du palais du Quirinal, siège de la présidence de la République littéralement blindé, et totalement interdit d’accès aux médias, a débuté à 10h ce mardi 28 octobre. 

    Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

    C’est un évènement sans précédent dans l’histoire de la République italienne. Les juges de la Cour d’assisee de Palerme se sont déplacés à Rome pour recueillir, à portes closes, le témoignage du chef de l’État Giorgio Napolitano, dans le cadre d’un procès sur les négociations secrètes entre État et mafia ouvert en mai 2013 à Palerme.

    L’audition s’est tenue dans une salle palais du Quirinal, siège de la présidence de la République, littéralement blindé, et interdit d’accès aux médias. Elle a débuté à 10h mardi matin et s’est achevée à 13h30. Les déclarations de Giorgio Napolitano devraient être rendues publiques au cours des prochains jours. Il a répondu à vingt questions et aurait déclaré ne pas avoir été tenu au courant des accords « secrets » entre représentants des institutions italiennes et « dirigeants » mafieux.

    Ce procès porte sur les tractations, entre des responsables gouvernementaux et la mafia sicilienne, entre 1992 et 1994. Des négociations secrètes destinées à mettre fin à la saison des attentats meurtriers. Ces derniers ayant notamment coûté la vie à deux grands juges anti-mafia : Giovanni Falcone e Paolo Borsellino.

    À cette époque, l’actuel chef de l’État, Giorgio Napolitano, était président de la Chambre des députés. Raison pour laquelle les magistrats estiment que son témoignage pourrait aider à mieux faire la lumière sur les négociations secrètes. Dix personnes, dont le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicola Mancino, ainsi que le parrain des parrains de Cosa Nostra – la mafia sicilienne - Toto Riina, emprisonné depuis 1993, sont sur le banc des accusés. Depuis 1994, la mafia n’a plus organisé d’attentats à la bombe, mais selon les déclarations du magistrat anti-mafia Antonio Di Matteo « un retour de la violence contre les institutions italiennes, orchestré par des organisations mafieuses, ne peut être exclu ».
     

     

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