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    Europe

    Italie: début de la mission européenne Triton, fin de Mare Nostrum

    media Un groupe de plus de 180 migrants après leur sauvetage dans le cadre de la mission Mare Nostrum, le 24 octobre 2013. AFP PHOTO / CONTROLUCE / GIOVANNI ISOLINO

    C’est à la suite des tragiques naufrages du 3 et du 11 octobre 2013 qui ont fait plus de 500 morts au large de l’île de Lampedusa -, que le gouvernement italien a décidé de mettre en place une mission de surveillance et de sauvetage en mer, baptisée Mare Nostrum. Cette opération qui a permis de sauver des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes, fuyant des situations de guerre, de violence, de famine, prend officiellement fin. Mais pas les risques de nouvelles tragédies en mer Méditerranée.

    Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

    Entre le moment où la mission Mare Nostrum a débuté, le 18 octobre 2013 et le 30 octobre 2014, plus de 150 000 migrants syriens, irakiens, érythréens ou encore somaliens ont été secourus en mer. Comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, « pour la première fois, la marine militaire italienne est allée au plus près des côtes libyennes pour sauver des vies. » Mais depuis des mois, la polémique sur la « solitude » de l’Italie au sein de l’Europe, et sur le coût de Mare Nostrum n’a cessé d’enfler. L’Italie a dépensé en un an 114 millions d’euros pour cette mission.

    Trop coûteux selon Rome, donc : Adieu Mare Nostrum ! La ministre de la Défense, Roberta Pinoti a toutefois précisé que la Marine italienne accompagnera la nouvelle mission européenne Triton durant les deux prochains mois. Mais en réduisant les coûts. Ce qui signifie moins de navires, moins de patrouilleurs moins de personnes mobilisées, jour et nuit. Angelino Alfano assure de son côté que l‘Italie ne tournera pas le dos aux migrants en danger.

    Triton, pas une opération de sauvetage

    Pour Gipsy Beley, chargée des questions européennes au Comité inter mouvements auprès des évacués (la Cimade), Triton n'est pas une opération de sauvetage : « Les traversées seront peut-être moins nombreuses à cause de l’hiver, mais en même temps elles seront plus dangereuses aussi en raison des conditions climatiques. Donc, c’est assez inquiétant dans la mesure où finalement il n’y aura plus vraiment d’opérations de sauvetage puisque l’opération Triton, c’est une surveillance des frontières beaucoup plus proche des côtes italiennes, et pas du tout dans les eaux internationales. »

    « Donc, finalement, ce qui va être mis en place, nous dit cette responsable de la Cimade, c’est un peu la continuité de ce qui se fait par l’Union européenne depuis des années qui est une logique surtout sécuritaire, qui contribue à alimenter aussi le départ de personnes dans des conditions très dangereuses. Là, ce qu’il faudrait pour les personnes migrantes qui prennent la mer, c’est que l’Union européenne et ses 28 membres se mettent d’accord sur une vraie politique en matière d’asile, basée sur la solidarité, la responsabilité. Or, la réaction de la Grande-Bretagne montre aujourd’hui cette absence de solidarité totale entre les Etats membres, où finalement chaque Etat fuit ses responsabilités en matière du respect du droit d’asile. »
     


    L'opération Triton

    Vingt-et-un navires, quatre avions, un hélicoptère et 65 officiers détachés par les Etats membres de l'Union européenne, participent à l'opération Triton. Elle est coordonnée par Frontex, l'agence européenne pour la surveillance des frontières. Le budget de l'opération Triton est de près de 3 millions d'euros par mois, cette somme étant principalement destinée à prendre en charge la location des moyens mis à disposition par les Etats membres.

    La durée de cette opération n'a pas été arrêtée, elle dépendra essentiellement du budget alloué à Frontex en 2015. Triton est un outil de soutien et ne se substitue pas aux obligations de l'Italie, a-t-on insisté, du côté de la Commission européenne. Les migrants secourus seront débarqués en Italie, où ils seront enregistrés et pris en charge. Ils pourront déposer une demande d'asile et l'Italie devra la traiter. Rien qu'en 2014, au moins 3 200 migrants ont péri en Méditerranée, malgré les opérations de sauvetage.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.