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    Europe

    Ukraine: vers une suppression du «statut spécial» dans l’Est

    media Une femme agite un drapeau de la «République autoproclamée du Donetsk» lors d'un meeting dans cette ville de l'Est ukrainien, le 19 octobre 2014. REUTERS/Shamil Zhumatov

    Elus dimanche, les présidents des « Républiques » séparatistes de Donetsk et Lougansk doivent prêter serment dans la journée de ce mardi 4 novembre. Un scrutin salué par Moscou mais non reconnu par les pays Occidentaux et dénoncé aussi par Kiev. En réaction, les autorités ukrainiennes organisent ce même jour une réunion du Conseil de défense qui doit aborder l'un des points majeurs des accords de Minsk signés début septembre : la suppression de la loi sur le « statut spécial » des régions séparatistes.

    Avec notre envoyée spéciale à Donetsk, Anastasia Becchio

    le président ukrainien Petro Porochenko estime que ce texte, qu’il avait lui-même porté, n’a plus de sens, dans la mesure où il a, de fait, été rejeté par les rebelles. Cette loi offrait un statut spécial aux zones tenues par les séparatistes leur donnant notamment le droit de créer leur propre force de police, dans le cadre d'une autonomie accrue. Au moment de l’adoption du texte, le président ukrainien avait essuyé de vives critiques : une partie de la classe politique lui avait reproché son manque de fermeté, certains dénonçaient même une capitulation.

    Au moment où les vainqueurs des élections qualifiées de « farce » par Kiev, s'apprêtent à prêter serment à Donetsk et Lougansk aujourd'hui, le président ukrainien va donc décider de la suite à donner aux événements.

    Une offensive massive ?

    Le scrutin de ce dimanche semble avoir radicalisé les positions. Kiev redoute une offensive massive des séparatistes et affirme observer depuis deux jours un déploiement « intense » d'équipements et de troupes russes dans la zone contrôlée par les rebelles. Plusieurs colonnes militaires ont été vues, circulant près de Donetsk notamment, mais il est impossible d’en déterminer la provenance.

    En attendant, après une accalmie, dimanche, il y a eu de violents bombardements hier en fin de journée du côté de l'aéroport de Donetsk. Ce mardi 4 novembre matin, les tirs intensifs ont d'ailleurs repris autour de la zone. Et dans une interview au quotidien allemand Bild, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine déclare que Kiev est bien décidé à « récupérer » les régions de l'Est.


     ■ L’isolement des régions séparatistes inquiète les étudiants

    Un groupe d’étudiants discute dans un parc à proximité de l’université technique de Donetsk. L’objet du débat, c'est l’heure du prochain cours. Deux semaines après la reprise, c’est toujours la confusion : des professeurs manquent, des cours sautent régulièrement. Mais ce qui inquiète avant tout Olga, 18 ans, c’est la reconnaissance de son diplôme.

    « Cela m’inquiète d’être diplômée dans une République qui n’est reconnue de personne, déclare-t-elle. Où est-ce que je pourrai travailler ensuite ? Si le drapeau de la République populaire de Donetsk apparaît sur mon diplôme, je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes acceptent de m’embaucher. On nous avait promis qu’après la 4ème année, on pourrait être choisis sur concours pour aller poursuivre nos études en Allemagne. J’ai commencé à apprendre la langue pour avoir une chance de partir, mais tous ces accords sont aujourd’hui remis en cause. »

    Cet été, le père d’Olga est parti à Dubaï travailler sur un chantier pour faire vivre sa famille restée à Donetsk. Il pourra lui envoyer de l’argent si elle décide d’aller étudier à Kiev. Viktoria, elle n’a pas d’autre choix que de rester ici… ses deux parents sont restés sans emploi : « Moi j’aurais bien voulu aller en France ou en Italie, mais si je pouvais partir là-bas, on me dirait : vous devez reprendre vos études à zéro, votre diplôme ne vaut rien. Cela m’inquiète d’étudier ici pendant cinq ans, pour ne rien obtenir au final. »

    En attendant, Viktoria et ses amis repartent vers l’université pour assister à un hypothétique cours de géographie. Au loin, les tirs de canon résonnent...

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