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    Europe

    Turquie: le prix Nobel Orhan Pamuk critique l'autoritarisme du pouvoir

    media Le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, en conférence de presse à Istanbul. ©Reuters.

    La restriction des libertés, la censure, le contrôle de l’Etat sont à nouveau dénoncés, cette fois par le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, primé en 2006. L’écrivain, qui avait lui-même été poursuivi en justice pour ses opinions sur le génocide de 1915, il y a quelques années, évoque aujourd’hui un sentiment de peur, dit-il, qui se développe.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Outre les poursuites, les condamnations et les emprisonnements de journalistes, déjà à un niveau record, la mode est désormais en Turquie aux mises à pied pures et simples, aux licenciements sur ordre des responsables du parti au pouvoir. Comme le note Orhan Pamuk, même les journalistes proches du pouvoir sont mis à la porte – comme c’est arrivé récemment pour les directeurs de la rédaction de trois journaux pro-AKP.

    L’écrivain dénonce également la politique officielle et les récentes déclarations sur la place de la femme ; sans les citer, il qualifie d’irréfléchies et d’appel à la bagarre les propos du président Erdogan et du Premier ministre Davutoglu reniant l’égalité homme-femme et définissant la place de la femme comme devant être au foyer avec trois enfants, au risque sinon d’inciter au suicide.

    Le résultat, constate Orhan Pamuk, c’est un sentiment de peur qui se généralise. Si ce n’est pas « tout le monde », comme il dit, c’est en tous cas de plus en plus de secteurs de la société qui s’inquiètent sérieusement des dérives autoritaires et religieuses du gouvernement. Comme dans l’enseignement, avec l’autorisation du voile et les cours de religion dès le primaire, l’apprentissage de la langue ottomane, l’interdiction de l’alcool dans l’hôtellerie. Autant de décisions qui incitent aussi, de plus en plus, les Turcs à chercher dans l’exil une alternative à leurs libertés menacées.

    → A (re)lire: Ahmet Insel: « Nous sommes déjà dans la dérive autoriatire »

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