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    Europe

    La Russie menace, après le vote de l'Ukraine pour intégrer l'Otan

    media Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, le 22 avril, devant le parlement russe. REUTERS/Sergei Karpukhin

    Le parlement de Kiev s'est prononcé à une large majorité (303 voix pour, 8 contre) pour le renoncement au statut non aligné de l'Ukraine et en faveur de démarches en vue d'adhérer à l'Alliance Atlantique. Une décision qui provoque déjà de vives réactions de la part de la Russie, au moment où les pourparlers de paix reprennent entre les deux camps.

    Une décision « absolument contre-productive » et ne fera qu'« exacerber le climat de confrontation ». C’est en ces termes que le ministre russe des Affaires étrangères a commenté le vote du parlement ukrainien. Selon Sergueï Lavrov, cette loi, qui sort l’Ukraine de sa neutralité vis-à-vis de toute alliance militaire, et la fait se tourner vers l'Otan, donne l’illusion qu’elle permettra de résoudre la profonde crise interne que traverse l'Ukraine.

    Le texte avait été soumis au parlement, la semaine dernière, par Petro Porochenko, tout juste rentré d’une visite à Varsovie. Le chef de l’Etat ukrainien qui accuse Moscou de soutenir militairement les forces séparatistes dans le Donbass, avait expliqué que « l'agression » russe le forçait à se tourner vers le camp occidental.

    Dès hier, le Premier ministre russe avait déjà prévenu qu’il y aurait des conséquences négatives, si les députés ukrainiens votaient en faveur du projet de loi. Selon les mots postés par Dmitri Medvedev sur sa page Facebook, une telle décision « transforme l'Ukraine en un adversaire militaire potentiel de la Russie » qui se verra dans l'obligation de « réagir ».

    L'Ukraine dans l'Otan ? « Une absurdité »

    Le résultat du vote a été accueilli par des applaudissements nourris au sein de l’hémicycle ukrainien. Mais la route vers une éventuelle adhésion reste semée d’embuches. Ne serait-ce que parce que plusieurs pays membres, et notamment la France y sont opposés, comme le rappelle Philippe Migault, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) : « Tout le monde sait bien côté Union européenne comme côté russe que l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan est une absurdité. L'Ukraine a fait plusieurs tentatives. A chaque fois, des refus ont été manifestés, de la part de la France et de l'Allemagne notamment, afin de ne pas endommager nos relations avec la Russie. [Ce vote] est plutôt une provocation inutile parce que l'Ukraine dans l'Otan, c'est somme toute fort peu probable. »

    Nouvelles négociations de paix

    Dans l’immédiat, ce vote risque aussi de compliquer les discussions de paix entre les représentants de Kiev de Moscou, et la rébellion prorusse de l'Est de l’Ukraine. Elles doivent, en principe, reprendre ce mercredi 24 décembre à Minsk. Quatre dossiers sont à l’ordre du jour : un cessez-le-feu total, le retrait des armes lourdes, l'échange de tous les prisonniers et la livraison d'aide humanitaire dans la zone sous contrôle rebelle.

    « Il est bien évident que ce vote des députés ukrainiens va être un paramètre qui sera évoqué lors des discussions de Minsk, anticipe Philippe Migault. Il est bien évident aussi que cela va être un facteur de tensions supplémentaire. Maintenant, le véritable problème n'est pas tellement cette volonté des députés ukrainiens d'ancrer l'Ukraine dans l'Otan. Le véritable problème est de savoir avec qui la Russie va discuter dans les mois qui viennent ; de savoir si elle va discuter avec le président Porochenko, qui, lui, est prêt à faire des compromis avec la Russie, et à avoir une politique de bascule vis-à-vie de la Russie, ou bien si la Russie va devoir négocier avec une équipe gouvernementale, sous la coupe de M. Iatseniouk, plutôt nationaliste, et qui elle refuse tout compromis avec la Russie et est bien décider à couper les ponts en rentrant dans l'Otan. »

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