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    Europe

    Allemagne: les anti-islam de Pegida submergés par un contre-mouvement

    media Manifestation contre le racisme et le mouvement anti-islam Pegida, lundi 12 janvier 2015 à Munich. REUTERS/Michael Dalder

    Quelque 25 000 personnes ont manifesté lundi 12 janvier 2015 à Dresde, à l'appel du mouvement anti-islam Pegida. Mais en face, 100 000 personnes se sont rassemblées dans tout le pays pour dénoncer l'intolérance. A Berlin, Angela Merkel et le président de la République participeront ce mardi à une veillée, organisée par un groupe musulman en mémoire des 17 personnes tuées la semaine dernière à Paris dans les tueries.

    La marche hebdomadaire du lundi, à l'appel du mouvement Pegida - une abréviation pour « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » -, était très attendue cette semaine après les attaques survenues en France tout récemment. Certains hommes politiques allemands avaient demandé aux organisateurs de renoncer à leur manifestation, mais cette dernière a eu lieu. Un hommage y a été rendu aux victimes des attentats, ponctué d’une minute de silence.

    Au final, ils ont été 25 000, selon la police, à se regrouper dans un parc mal éclairé du centre de Dresde, capitale de la Saxe (ex-Allemagne de l'Est). Un record après les 18 000 personnes de la semaine dernière. Dans la pénombre, ils ont arboré, comme chaque lundi depuis trois mois, des drapeaux allemands et des pancartes aux slogans islamophobes, rapporte de Dresde, pour RFI, le journaliste Clément Perrouault. Mais cette fois, ils ont ajouté des affiches d'hommage, et même quelques caricatures de Charlie Hebdo.

    La scène semblait quelque peu surréaliste dans une manifestation d’extrême droite. Mais pour Gerhardt, peu importe ; il en est convaincu, les attaques de Paris confirment les thèses de son mouvement. L'argument a été brandi par Pegida dès l'annonce de la mort des journalistes de Charlie Hebdo mercredi dernier. « Il y a des milliers de malades qui se promènent dans nos rues, dénonce Gerhardt. Ils veulent détruire tout ce qu’on a construit et on ne peut pas l’accepter, ni en France, ni en Allemagne, ni ailleurs. »

    La communauté musulmane allemande se mobilise

    Alors que le cortège s’enfonçait dans les rues noires de Dresde, sur son parcours un groupe de jeunes manifestants s’est assis par terre. Michael, regard très déterminé, y était. Il a dénoncé une instrumentalisation honteuse : « Les attentats de Paris ont été perpétrés par des islamistes. Et ils (Pegida, NDLR) veulent utiliser cet acte terroriste contre tous les musulmans. C'est complètement stupide ! » Dans toute l’Allemagne, ce sont 100 000 personnes qui ont participé lundi soir à des contre-manifestations pour rejeter Pegida.

    En somme, après une manifestation précédente samedi, au même endroit à Dresde, qui avait mobilisé 35 000 personnes pour démontrer que la ville n’appartenait pas exclusivement au mouvement anti-islam, les opposants de Pegida ont été lundi soir largement majoritaires dans plusieurs grandes villes allemandes. Des participants désireux de montrer leur rejet de la stigmatisation des étrangers en général, et des musulmans en particulier. A croire que les attentats français mobilisent la rue outre-Rhin.

    Ce mardi soir à 18h, le Conseil central des musulmans d’Allemagne appelle à son tour à manifester à Berlin, rapporte notre correspondant dans la capitale allemande Pascal Thibaut. Cette veillée se déroulera symboliquement au pied de la porte de Brandebourg. La communauté musulmane du pays a condamné fermement les attentats en France, et veut ainsi démontrer que ses membres - en Allemagne, il s'agit avant tout de la communauté turque - rejettent toute forme d’intolérance et de violence.

    Comment renforcer la loi ? Le débat sécuritaire est lancé

    La communauté musulmane du pays est soutenue dans sa démarche par l’ensemble des partis représentés au Parlement, et de nombreux responsables politiques seront présents ce mardi soir à Berlin. Le président de la République fédérale Joachim Gauck tiendra une brève allocution. Angela Merkel, qui avait critiqué Pegida dans ses vœux du Nouvel An, sera également sur place. La chancelière, qui a assisté dimanche à la marche parisienne, a symboliquement déclaré lundi après-midi que « l’islam fait partie de l’Allemagne », soulignant par là que la stigmatisation à l’encontre de cette communauté n’a pas sa place dans le pays qu'elle dirige.

    Cette veillée est également soutenue par le Conseil central des juifs d’Allemagne, qui y sera représenté. Le danger terroriste suscite des débats dans tout le pays. Et le gouvernement semble vouloir réagir promptement, malgré ces débats, qui se sont d'abord engagés, juste après les attaques à Paris, sur la nécessité de nouvelles mesures. Différents projets, pour partie déjà en préparation, doivent être adoptés rapidement. Ces mesures sont en partie critiquées par l’opposition, mais le syndicat de la police les soutient.

    Il sera ainsi possible, bientôt, de retirer à une personne souhaitant quitter l’Allemagne pour faire le jihad sa carte d’identité. Actuellement, cette dernière est la seule preuve administrative nécessaire pour gagner par exemple la Turquie, avant de passer en Syrie. Une telle mesure existe déjà pour les passeports. La simple intention de participer à de telles opérations terroristes à l’étranger sera à l’avenir poursuivie. Cela vaut déjà pour ceux qui reviennent par exemple d’un camp d’entrainement d’une organisation terroriste. Les Allemands souhaitent par ailleurs s'attaquer plus efficacement au financement des réseaux, en luttant par exemple contre des collectes même minimes pour diverses organisations.

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