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    Europe

    Lutte antiterrorisme: les réponses de l'Union européenne

    media Le ministre des Affaires étrangères allemand Steinmeier avec son homologue suédoise Margot Wallstrom, lors de la réunion du 19 janvier des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles. REUTERS/Yves Herman

    Perquisitions, gardes à vue… Douze jours après l’attaque contre Charlie Hebdo, suivie de celle d’une supérette casher de la porte de Vincennes, les enquêtes se poursuivent. Avec elles, la lutte contre le terrorisme ou comment gérer ou contrer les menaces qui planent en France mais aussi en Europe. Les ministres européens des Affaires étrangères sont réunis ce lundi 19 janvier à Bruxelles. Jean-Paul Laborde, secrétaire général adjoint des Nations unies à la direction exécutive contre le terrorisme, répond aux questions de RFI.

    RFI : Les Etats doivent-ils faire face à une nouvelle forme de terrorisme qui justifie un changement de méthode, que ce soit à la fois sur le terrain des jihadistes et aussi à l’extérieur ?

    Jean-Paul Laborde : Tout d’abord, je voudrais présenter mes plus sincères condoléances aux familles des victimes des attentats de Paris. Je tiens à condamner de la manière la plus ferme tous les actes terroristes commis non seulement à Paris, mais aussi à l’étranger et, en particulier, les premières attaques à Sanaa au Yémen qui a causé la mort de 37 personnes.

    Pour répondre à votre question, oui il y a une menace mondiale. Je le dis depuis bien longtemps. Et je l’avais encore souligné il y a quelques jours lorsqu’il y avait eu les 130 personnes dont de nombreux enfants tués au Pakistan. Ça, c’est un premier point. Deuxièmement, effectivement, à Paris on peut relever que les attentats contre Charlie Hebdo n’ont pas seulement pris pour cibles des êtres humains innocents, mais aussi c’est une atteinte inadmissible aux libertés d’expression.

    La dimension nouvelle, c’est celle des combattants terroristes étrangers, la proximité par rapport à l’Europe, pour ce qui concerne la France, des théâtres d’opération jihadiste, c’est-à-dire la Syrie, l’Irak et il ne faut pas oublier non plus l’Afrique avec tout ce qui se passe actuellement chez Boko Haram. Pour nous, au Conseil de sécurité, ce qui compte le plus pour vous les Français, c’est effectivement la proximité de lieux comme la Syrie où la pénétration facile, des allées et venues faciles des gens qui sont radicalisés, implique malheureusement une menace beaucoup plus grande sur le théâtre d’opérations européennes des jihadistes.

    Une nouvelle réunion a encore lieu ce lundi, deux autres sont prévues en février. Sur quoi doivent insister les acteurs ? Un échange d’informations encore plus poussé que ce qui existe déjà ?

    Les échanges d’informations sont importants déjà. Mais il y a deux points que je voudrais souligner. Sur le plan des échanges d’informations, il faut que l’Europe fasse un effort encore plus important. C’est bien qu’on fasse des efforts au niveau bilatéral, comme ce qui se passe par exemple au niveau de la Belgique et la France, mais il me semble que l’ampleur de la menace nécessite une coordination encore plus grande au niveau européen. C’est pourquoi je ne peux que me féliciter de la nouvelle réunion des ministres concernés de l’Union européenne. Ce n’est pas que la réunion des ministres. Il faut vraiment que ça se concrétise au niveau opérationnel. Ça c’est le premier point. Le deuxième point, c’est qu’on ne travaille pas encore assez sur la radicalisation. Il faut quand même s’attaquer à la source du problème. Et pour cela, il faut avoir une vision globale au niveau européen, mais au niveau national aussi.

    Ça veut dire qu’il faut faire intervenir les acteurs de la société civile ?

    Voilà, exactement. Je le répète régulièrement, tout le monde est concerné par l’attaque terroriste et ça s’est vu lors de la marche de Paris. Donc il ne faut pas laisser retomber cette prise de conscience de la société civile, des médias, et vous avez eu une part qu’il faut louer dans cette lutte. Il faut réfléchir à ce qu’on peut faire avec des chefs religieux. Je voudrais dire que certes la religion en France, du fait de la laïcité, est normalement du ressort de la sphère privée, mais il n’empêche que ce qui est dans la sphère publique – on l’a vu hier dans les journaux, à la télévision –, en particulier les responsables de l’islam de France doivent avoir une action publique. Tout d’abord, ils se déclarent contre le terrorisme et ils le font. Très honnêtement, ils le font. Mais deuxièmement c’est une question d’éducation, de prise en charge des acteurs sociaux au niveau local, des messages qui sont transférés, donnés par les médias.

    Vous êtes notamment chargé de veiller aux capacités des Etats membres des Nations unies dans la lutte contre la menace terroriste, à leur conformité avec le droit international. Quand certains évoquent en France la nécessité d’un « Patriot Act » comme aux Etats-Unis, vous dites quoi ?

    Je dis que la France a des obligations en vertu des traités européens qu’elle a signés, qu’elle ne pourrait envisager une loi comme le « Patriot Act » sans entraîner des questionnements sur les règles de libre circulation dans l’espace de l’Union européenne. Donc il faut peut-être repenser une meilleure coopération européenne pour l’échange d’informations à tous les niveaux : police, justice, renseignements. Mais que ces décisions doivent se prendre au niveau de l’Union. C’est très difficile à mon sens de le prendre simplement au niveau français. Je sais bien que toute mesure au niveau pénal fait partie intégrante du droit souverain exclusif des Etats membres. Mais pour faire face au mode opératoire actuel des terroristes, couplé à la menace des combattants terroristes étrangers, il est nécessaire de réfléchir au niveau européen à plus d’harmonisation et d’intégration des systèmes de justice comme l’ont réclamés certains.
    Dont Manuel Valls, le Premier ministre.

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