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    Europe

    Victoire de Syriza en Grèce: les politiques français réagissent

    media Les partisans de Syriza célèbrent la victoire du parti de gauche radicale aux législatives grecques, dimanche 25 janvier à Athènes. REUTERS/Marko Djurica

    Le parti de la gauche radicale Syriza a remporté ce dimanche 25 janvier les élections législatives en Grèce. Une victoire dans laquelle certains politiques français voient l’annonce d’un changement pour l’Europe.

    ■ Jean-Luc Mélenchon, député européen Front de gauche :

    « J’ai le sentiment d’un moment historique. A la fois parce que c’est une nouvelle extrêmement réconfortante pour un homme comme moi et pour tous ceux qui partagent mon idéal de voir qu’on peut changer complètement la donne de manière démocratique, de manière pacifique, en passant par les bulletins de vote, par l’opiniâtreté de convaincre l’un après l’autre. Ca veut dire que l’histoire, qui est souvent si lente et si cruelle, des fois s’accélère et alors c’est un pur moment de bonheur.

    Et ensuite c’est une page nouvelle pour l’Europe. Peut-être que nous tenons l’occasion de refonder l’Europe. Parce que cette Europe qui est devenue une Europe fédérale des libéraux ne méritait pas d’être traitée comme ça. Les Grecs sont peut-être en train de faire sauter ce carcan et grâce à eux peut-être qu’on va pouvoir remettre sur la table toutes les données des problèmes qui nous rendent la vie infernale en Europe. Peut-être, oui, je le dis, c’est un moment historique. »

    ■ Julien Dray, vice-président PS du Conseil régional d’Ile-de-France :

    « C’est une bonne chose. Pour la Grèce, d’abord. Parce qu’elle aura décidé de son avenir. Et je pense que ce sera aussi une bonne chose pour toute l’Europe du Sud et pour toute la gauche en général, parce que moi je suis satisfait quand la gauche gagne.

    Il n’y aura pas de rupture, d’après moi, il y aura une discussion et il faudra entendre ce qu’a dit le peuple grec. L’ensemble de l’Europe devra entendre ce qu’a dit le peuple grec. Mais aussi ce que disent beaucoup d’autres peuples en Europe, c’est-à-dire qu’il y a une politique draconienne des réductions budgétaires qui conduit à des politiques d’austérité qui d’ailleurs ne donnent pas de résultats. Parce que malheureusement, la consommation baissant, la production baisse… C’est une spirale. La question qui est posée et qui va être posée pour toute l’Europe, c’est de sortir de la spirale dans laquelle elle était. Et je pense, on le voit bien, que ce qui se passe avec la BCE, ce qui va se passer en Grèce, ce qui va se passer en Espagne, doit être pris en considération. »

    ■ Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français :

    « Maintenant que la victoire est acquise et qu’elle semble extrêmement large, beaucoup plus large que ce que tout le monde pouvait imaginer, c’est évidemment un immense espoir qui nous saisi, un vrai bonheur pour le peuple grec, mais au-delà, du bonheur pour nous tous en Europe. Le peuple grec ce soir retrouve sa dignité. Depuis cinq ans il résiste avec beaucoup de courage à la pression des marchés financiers, des dirigeants européens. Ce soir ils ont vaincu la peur.

    Et puis au-delà de ça, c’est un jour d’espoir pour toute l’Europe, pour tous ceux qui en Europe refusent les politiques d’austérité, disent avec nous depuis des années qu’il y a un autre chemin. C’est le signal qu’une Europe solidaire pour trouver la voie de sortie de la crise. Nous avons beaucoup de forces à rassembler, mais ces forces sont là et ces forces peuvent gagner. Je rappelle que Syriza il y a cinq ans faisait 5 % des voix. C’est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité depuis maintenant des années. »

    ■ Florian Philippot, vice-président du Front national :

    « C’est un tremblement de terre. C’est la première qu’un pays de la zone euro met un gouvernement et une majorité qui n’est pas en phase avec les politiques européistes et les politiques d’austérité. Si Syriza poursuit son programme se posera très vite la question du maintien dans l’euro, se posera très vite la question de l’austérité. Et ce sera forcément une question européenne.

    Et ce débat aura forcément lieu en France aussi. Et dans ce grand débat, nous avons, nous, au Front national et au Rassemblement bleu Marine, une longueur d’avance. Alors il est vrai que monsieur Mélenchon est allié à ce parti, mais aujourd’hui en France il n’est pas capable d’incarner l’alternative. Je crois qu’il avait fait 6 % aux élections européennes.

    Je crois surtout que c’est une gifle pour le Parti socialiste et pour l’UMP qui soutiennent les politiques d’austérité et qui doivent ce soir faire vraiment une drôle de tête devant ces résultats. J’imagine aussi qu’à Bruxelles, dans les couloirs de la Commission, et que chez madame Merkel à Berlin, on ne doit pas être très heureux ce soir. »

    ■ Xavier Bertrand, député UMP de l’Aisne :

    « Ce n’est pas une surprise. Tout le monde l’annonçait. Pourquoi ? Trop d’austérité en Grèce. Et puis aussi la faillite d’une classe politique complètement discréditée. Ce sont quasiment les mêmes familles qui se sont partagé le pouvoir, qui ont menti sur la réalité des chiffres du budget en Grèce. Il ne faut pas s’étonner que les électeurs aient eu envie de faire un autre choix.

    Pour le reste, ça montre aussi un point important : c’est que vous pouvez demander des réformes structurelles, mais seulement, vous ne pouvez pas donner le sentiment d’en demander trop et de saigner un peuple. Voilà aussi quel est le message à mon sens de l’élection de monsieur Tsipras.

    S’ils veulent sortir de l’euro, ce sera leur choix. Moi j’ai une règle, claire : ce n’est pas le contribuable français qui paiera à la place des Grecs. Vous savez, monsieur Tsipras, tout le monde a dit : "C’est l’extrême gauche". Ca a surtout été l’extrême gauche parce qu’initialement son programme était un programme qui faisait largement appel à l’immigration. Mais pour le reste, plus il approchait des responsabilités et d’une victoire, moins il parlait d’une sortie de l’euro. Il n’a pas compris que le plus important n’était pas la conquête du pouvoir mais l’exercice du pouvoir. »

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