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    Edition spéciale (5h-7h TU) : les réactions en Afrique avec nos correspondants, décryptage et analyse avec la rédaction de RFI et ses invités

    Europe

    70 ans après, les survivants marchent à nouveau dans Auschwitz

    media Un rescapé américain dans le camp d'Auschwitz, le 26 janvier 2015. REUTERS/Laszlo Balogh

    Il y a 70 ans jour pour jour, le camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau était libéré par l'Armée rouge. Au total, plus d'un million de personnes y ont été assassinées entre 1940 et 1945. Cette année, les commémorations doivent mettre en avant les quelque 300 survivants présents aux cérémonies. Ces derniers sont arrivés dès lundi à Auschwitz dans le sud de la Pologne.

    Avec notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart

    Ils sont Polonais, Américains, Russes ou encore Français et marchent au milieu des baraques du camp d'Auschwitz dans la neige fraîche tombée la veille. Les survivants ont aujourd'hui entre 75 et 100 ans. Rose Schindler, Juive tchèque, était adolescente lorsqu'elle a été déportée à Auschwitz. C'est la première fois qu'elle revient ici depuis 20 ans : « J'ai 85 ans et qui sait si je pourrai revenir un jour. Je suis revenue pour dire au revoir à ma maman et à mes quatre frères et sœurs qui sont morts ici et à qui je n'avais jamais dit au revoir », explique-t-elle.

    Johnny Pekats, un Juif américain, a également perdu une grande partie de sa famille à Auschwitz. Devant les fours crématoires, il se rappelle l'odeur des cadavres brûlés et n'en revient pas que des habitations et un hôtel aient été construits à quelques pas de là : « Ça donne l'impression qu'ici ce n'est pas un camp de concentration ! C'est le paradis, plein de petites maisons individuelles... ironise-t-il. Si ces gens savaient ce qui se passait ici, cette odeur, ils n'habiteraient pas ici. Moi je suis venu pour montrer à mon fils que tout ceci était vrai : les crématoires et les choses qu'ils ont faites à l'intérieur. »

    En centre ville, plus de 200 personnes, essentiellement de la jeune génération, sont venues écouter le témoignage de plusieurs anciennes détenues. Un passage de témoin vital pour continuer à entretenir la mémoire des victimes de la Shoah.

    Le camp d'Auschwitz, symbole de la Shoah

    Une cérémonie aura lieu ce mardi après-midi dans le musée d’Auschwitz en mémoire des 1,1 million de personnes, dont 90 % de Juifs, exterminés dans ce qui est devenu le symbole du génocide nazi.

    Longtemps, les mots ont été incapables de décrire ce qui a pu se passer dans ces baraquements glacés plantés au milieu de marécages du sud de la Pologne. Auschwitz est à sa création par Himmler le 27 avril 1940 un camp de concentration et un camp de travail. Les rails des trains de déportés arrivent directement dans le camp. Les prisonniers valides doivent travailler, ceux qui sont malades ou blessés sont fusillés.

    Au printemps 1942, Auschwitz devient le lieu de la « solution finale » mise en place par les nazis pour détruire l’ensemble des Juifs d’Europe. Un complexe industriel destiné au meurtre de masse. Auschwitz n’est plus alors un, mais trois camps avec les chambres à gaz de Birkenau et des fours crématoires qui font disparaître les corps et donc les preuves du génocide. On meurt alors par trains entiers à Auschwitz.

    Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge découvre en entrant dans les camps 7 000 survivants qui ont échappé « aux marches de la mort ». Tous les autres ont disparu. En cinq ans, la faim, les mauvais traitements, les maladies, les expériences médicales, les exécutions et le tristement célèbre gaz Zyklon B ont permis d’exterminer plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants, pour la plupart juifs.

    En haut du portail d’entrée, les nazis ont fait inscrire la devise « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »). Les déportés y étaient souvent accueillis au son d’un orchestre de détenus. Auschwitz, symbole d’une humanité perdue : « Nous savons désormais qu’un homme peut lire Goethe ou Rilke, jouer des passages de Bach ou de Schubert, écrivait George Steiner, et le lendemain matin vaquer à son travail quotidien, à Auschwitz. »

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