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    Europe

    Grèce: le gouvernement Tsipras met un frein aux privatisations

    media Le port du Pirée près d'Athènes, dont la privatisation a été annulée par le nouveau gouvernement grec. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    En Grèce, à peine le nouveau gouvernement formé, le Premier ministre Alexis Tsipras veut mettre un frein aux privatisations. A commencer par celle du port du Pirée, un des plus importants du pays. Il a également, de nouveau, insisté sur sa volonté d'obtenir une renégociation de la dette grecque. De son côté, l'Union européenne a réagi de manière prudente.

    Le port du Pirée était un maillon important du vaste plan de privatisations lancé par le précédent gouvernement d’Antonis Samaras. Une condition exigée par les créanciers internationaux en échange d’un sauvetage financier de 240 milliards d’euros. Objectif : favoriser les investissements.

    Depuis le début de la crise financière en 2008, deux terminaux du port du Pirée ont été acquis par l’armateur chinois Cosco, qui y a investi plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce dernier devait racheter 67% des parts détenues par l’Etat grec dans la société de ce port.

    Situé sur l’autoroute maritime Asie-Europe, non loin du canal de Suez par où transitent les porte-conteneurs géants, le port du Pirée ouvre aux Chinois une nouvelle porte d’entrée en Europe.

    Mais le gouvernement d'Alexis Tsipras refuse aujourd'hui de vendre. A Pékin, les réactions sont modérées pour le moment. Cosco rappelle qu’il s’agit là d’une coopération gagnant-gagnant entre les deux pays.

    Le gouvernement grec ne compte pas s’arrêter là. Il entend aussi renationaliser le port de Thessalonique, dans le nord, et le principal opérateur public d’électricité, actuellement contrôlé à 51% par l'Etat.

    Un bras de fer à distance avec l'UE

    Outre le frein donné aux privatisations sur le territoire grec, le gouvernement d'Alexis Tsipras a également souligné sa volonté d'obtenir coûte que coûte une renégociation de la dette grecque. Les responsables européens ont réagi avec prudence.

    Bien avant d'entrer dans le vif du sujet, les négociations sur la dette grecque, le gouvernement d'Athènes et les responsables européens ont commencé un bras de fer à distance. Le nouveau premier ministre a déclaré que l'exécutif était prêt à « verser son sang » pour « rétablir la dignité des Grecs », sans toutefois aller «à une rupture désastreuse avec l'Union européenne ».

    A son tour, le nouveau ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a plaidé pour un « nouveau pacte », un « pont » entre les précédents programmes d'aide à la Grèce et « l'accord définitif » que la nouvelle équipe au pouvoir à Athènes appelle de ses vœux.

    A Berlin, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, qui est aussi ministre de l'Economie, a répondu que le gouvernement grec devait être « juste » avec « les gens en Allemagne et en Europe qui se sont montrés solidaires avec la Grèce » ces dernières années.

    « Je ne peux pas expliquer aux Allemands que si la Grèce ne veut pas poursuivre les réformes nécessaires, ce sera à eux de payer », a poursuivi le social-démocrate, nettement moins conciliant que les socialistes français.


    Dans un entretien accordé au journal Le Monde à paraître ce jeudi, le nouveau ministre grec de la Réforme administrative, Georges Katrougalos, affirme : « Nous, nous ne reconnaissons ni le mémorandum ni la Troïka. » M. Katrougalos se veut « libre de dessiner seul les contours de la réforme qu’[il croit] nécessaire ». Il annonce qu’il va « réembaucher les quelque 2 000 fonctionnaires victimes de licenciements injustes, en dehors de toute procédure d’évaluation, comme les 500 femmes du ministère de l’Economie ou les gardiens d’école qui ont été écartés simplement pour répondre l’objectif de 15 000 licenciements d’ici à fin 2014. » Pour l’instant, « le coût et les modalités juridiques de ces réintégrations restent encore à préciser ». RFI

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