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    Europe

    Ukraine: les combats se durcissent entre l’armée et les pro-russes

    media Un militaire ukrainien observe des rebelles pro-russes à la jumelle, non loin de Lougansk, le 7 octobre. REUTERS/David Mdzinarishvili

    A la veille de la reprise des pourparlers de paix à Minsk entre rebelles et représentants de Kiev, les armes ont continué à parler dans l’est de l’Ukraine ce jeudi 29 janvier. Cinq soldats ukrainiens et trois civils sont morts ces dernières vingt-quatre heures dans les combats. Reportage dans la région de Lougansk, à proximité du front entre l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes.

    Avec nos envoyés spéciaux, Boris Vichith et Anastasia Becchio

    D'après les autorités ukrainiennes, les séparatistes ont mené une centaine de bombardements d'artillerie sur les positions de l'armée en vingt-quatre heures. Des soldats font le guet dans des tranchées creusées dans les champs enneigés, près de la ville de Popasnaya. Sur la route, entre de gros blocs de béton, des militaires de la garde nationale contrôlent les rares voitures qui s’aventurent sur la route où deux missiles Grad restent plantés dans la chaussée. Le front est à quelques kilomètres de là. Le commandant Oleg Tifor explique la situation. « Ils tirent jour et nuit et ils sont devenus un peu plus agressifs. On constate toujours qu’après l’arrivée d’un nouveau convoi d’aide humanitaire russe, les tirs s’intensifient. »

    Selon les militaires ukrainiens qui tentent de contenir l’offensive séparatiste, le camp adverse reçoit de l’aide de Russie. Pour Igor Tandit, des services de sécurité ukrainiens, cela ne fait aucun doute : « nous savons précisément qu’ils ont reçu de nouveaux types d’armes. Nous avons affaire à des spécialistes plus qualifiés qui utilisent des armements, comme des obus, qui sont capables de transpercer du béton. C’est ce qu’ils ont utilisé à l’aéroport de Donetsk. A partir du 14 août, ils ont lancé des missiles Grad, mais aujourd’hui ils lancent des engins encore plus puissants, comme des lance-roquettes multiples Ouragan ou Buratino. Et le plus grave, c’est qu’ils ont une portée encore plus importante. »

    Des milliers de personnes ont fui la région

    Avec l’intensification des combats, des milliers de personnes ont fui la région ces derniers jours et Popasnaya, n'a pas fait exception, qui s'est vidée de près des 2/3 de ses habitants.

    Des employées municipales s'y activent pourtant, autour d'une grande bâche blanche et bleue siglée de l'office du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies. Elle sera découpée en plus petits morceaux et distribuée aux habitants dont les fenêtres ont été soufflées par les bombardements. Natalia Alexandrovna tient un registre dans lequel elle recense les dégâts « On vient de me signaler ces destructions au 64 de la rue Zapadnaya, rapporte-t-elle : le toit est entièrement détruit, 8 fenêtres en bois ont été soufflées, le garage et le hangar sont en ruines et la palissade a sauté. »

    Des allures de ville fantôme

    Des rues verglacées, quasi désertes. Un Lénine sur son piédestal flanqué d'un drapeau ukrainien, des magasins aux rideaux tirés : Popasnaya a des allures de ville fantôme où résonnent au loin les tirs d'artillerie. « Chaque jour, environ 15-20 familles quittent la ville, explique Iouri Onichtchenko, le maire de la ville. On a un quartier dans lequel il n'y a quasiment plus un seul immeuble qui n’ait pas été sinistré ».

    « On a très peur, confirme une dame âgée, qui avance lentement dans la rue enneigée. Beaucoup de gens sont partis, les jeunes surtout, mais ceux de mon âge, ils n'ont pas les moyens et ils restent ici. Il faut qu'ils négocient pour arrêter cette guerre. Nous, les civils, on ne devrait rien à voir dans tout ça ! »

    Maigre consolation pour Ludmila, elle a réussi à toucher sa retraite hier. Pour cela elle a fait la queue dès 3 heures du matin.

    →A (RE)LIRE : Ukraine: fragile espoir de cessez-le-feu à Berlin

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