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    Europe

    Hongrie: Viktor Orban et Vladimir Poutine, les nouveaux amis

    media Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le président russe Vladimir Poutine, en janvier 2014 près de Moscou. AFP PHOTO / POOL/ YURI KOCHETKOV

    Le président de la Fédération russe Vladimir Poutine est en visite officielle ce mardi 17 février à Budapest. Il est reçu par le Premier ministre Viktor Orban, qui n’hésite pas à présenter la Russie comme un modèle. Dans ce pays, membre de l'UE depuis 2004, ce rapprochement avec Moscou n’est pas du goût de tout le monde. Une manifestation a eu lieu lundi soir dans la capitale hongroise.

    De notre correspondante à Budapest,

    Quelques milliers de personnes ont défilé lundi soir à Budapest, avec des slogans comme « Nyet à Poutine ! Oui à l’Europe ! », ou encore « On ne veut pas redevenir une colonie russe ! » Daniel, un étudiant de 20 ans, se disait indigné que Vladimir Poutine soit reçu à Budapest. « Aucun gouvernement européen n’invite ce dictateur, nous sommes les seuls, c’est une honte », dit-il. « Orban et Poutine veulent confisquer la démocratie », dénonce le jeune homme.

    On peut parler d'un revirement spectaculaire, puisque l'actuel Premier ministre hongrois a bâti toute sa carrière sur l’anti-communisme. En 1989, Viktor Orban était un jeune dissident souhaitant libérer son pays des soviétiques. Il avait alors déclaré : « Dehors les Russes ! » et quand il était dans l’opposition, a même qualifié les socialistes de son pays de « traîtres », précisément parce qu’ils négociaient avec Moscou.

    Monsieur Orban a changé d’avis en 2010 quand il est redevenu Premier ministre. Il voulait laisser filer le déficit public, mais Bruxelles avait dit « non ». Alors, il est allé voir M. Poutine, qui lui aurait promis une aide financière en échange d’un contrat, que la Hongrie a signé il y a un an avec Rosatom, l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique. Cet industriel va agrandir la centrale nucléaire hongroise de Paks. Et ce sont les Russes qui vont financer le projet, en prêtant 10 milliards d’euros à la Hongrie.

    Suspicions sur la destination finale de l'argent des Russes

    Il est peu probable que Moscou contrôle la façon dont l’argent sera dépensé. Selon l’opposition hongroise, une partie de la somme pourrait donc être détournée pour financer le parti du Premier ministre. D’autre part, 40% des travaux d’agrandissement de la centrale seront confiés à des entrepreneurs hongrois, sans doute des proches du pouvoir comme c’est le cas pour presque tous les gros chantiers publics du pays.

    Pendant des années, Viktor Orban a martelé que le danger pour son pays était de retomber dans la sphère d’influence russe or il fait affaire avec Vladimir Poutine. Qu'en pensent ses électeurs ? La droite modérée apparaît mal à l’aise et assez perplexe. Mais la droite ultranationaliste, le noyau dur des supporters du chef du gouvernement, le suit aveuglément.

    Viktor Orban vend très habilement cette alliance, disant en substance : si nous sommes l’ami de Moscou, nous paierons le gaz moins cher. Il est vrai que la Hongrie achète 50% de son gaz à la Russie et que les deux dirigeants doivent discuter ce mardi du renouvellement du contrat d’achat. Mais le gaz est une question technique et c’est l’arbre qui cache la forêt. La vraie raison du rapprochement avec Vladimir Poutine, c’est ce gros contrat nucléaire.

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