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    Europe

    Dans l'est de l'Ukraine, le cessez-le-feu n'est toujours pas effectif

    media Un soldat ukrainien qui combattait à Debaltseve, près d'Artemivsk le 19 février 2015, après le repli des troupes ukrainiennes de cette ville stratégique. REUTERS/Gleb Garanich

    Les séparatistes pro-russes poursuivent leur avancée dans l'est ukrainien. Selon Kiev, ils ont mené de nouvelles attaques ce jeudi 19 février. Les rebelles auraient tiré des roquettes et des obus, notamment dans la ville portuaire de Marioupol. Mais des tirs se font aussi entendre aux alentours de Debaltseve, où se trouve notre envoyé spécial dans le Donbass.

    Toute la journée, notre envoyé spécial Régis Genté a entendu des tirs d'obus et de mortiers autour de Vouglegirsk, à une quinzaine de kilomètres de Debaltseve. Notre confrère s'est rendu sur une position d'artillerie des séparatistes, qui continuaient de tirer sur des positions ukrainiennes, prétendant qu'elles se trouvaient encore dans la « poche » de Debaltseve et restaient menaçantes.

    « Pilonnages au mortier contre Chirokine »

    L'accès à la ville est fermé. Hors témoignages de soldats partis la veille de la localité, on ne sait ni ce qu'il s'y est passé, ni le nombre de victimes. Combien de civils ont-ils par exemple été pris entre les feux ennemis ces derniers jours ? Impossible de le savoir. Un convoi important, avec des ambulances et des éléments de police, se trouvait ce jeudi à Vouglegirsk, et lui-même n'a pas pu entrer dans Debaltseve.

    Le cessez-le-feu est donc encore loin d'être respecté dans l'est de l'Ukraine. Selon Kiev, les séparatistes pro-russes ont d'ailleurs mené d'autres attaques ce jeudi, notamment à Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov et dans une ville située à 30 km, Chirokine. « En ce moment, il y a des pilonnages au mortier contre Chirokine », a déclaré un porte-parole des forces ukrainiennes locales. « Il n'y a pas, pour le moment, de tentative de s'emparer de nos positions. Les rebelles acheminent leurs (forces de) réserves », ajoutait-il.

    Après son revers à Debaltseve dans la journée de mardi, l'armée loyaliste d'Ukraine a été contrainte de faire quitter la ville à ses soldats retranchés sur place par les séparatistes. Alors que le président Porocheno a évoqué, dans la foulée, le départ de 2 000 hommes des lieux, Kiev a annoncé ce jeudi qu'au moins 90 soldats ukrainiens ont par ailleurs été fait prisonniers par l'ennemi lors de la bataille. Et l'état-major d'ajouter que 82 soldats sont toujours portés disparus et de demander l'aide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour les retrouver.

    « Trouver une issue pacifique à cette tragédie »

    L’Ukraine souhaite le déploiement d’un contingent international de maintien de la paix. Ce déploiement a été approuvé par le Conseil ukrainien de sécurité nationale et de défense, mais il doit encore être voté au Parlement. Le président ukrainien Petro Porochenko a demandé à l'Union européenne de déployer des forces de police sous mandat de l'ONU pour faire respecter le cessez-le-feu. Mais son appel est dénoncé par les séparatistes pro-russes, qui estiment que cette requête va à l'encontre des accords de Minsk signés jeudi.

    Olexandre Tourtchinov est le secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité nationale et de défense. Il explique la position de Kiev à la télévision : « Pour mettre fin aux provocations, à toutes les violations de la trêve, pour ne pas donner à la Russie la possibilité de continuer à tirer profit de la situation, nous proposons que les forces de maintien de la paix sur le territoire ukrainien soient déployées le long de la ligne de front, et aussi le long de la frontière russo-ukrainienne, dans la zone qui échappe aujourd’hui à tout contrôle. »

    Selon lui, « cela permettra de déterminer et de localiser les infractions. Cela donnera aussi la possibilité de trouver une issue pacifique à cette tragédie, qui a malheureusement été initiée et qui est soutenue par la Fédération de Russie. » Alors qu'on le voit, les autorités ukrainiennes ne mâchent pas leur mot sur le rôle joué par la Russie dans le conflit, Kiev, Berlin, Paris, mais aussi et surtout Moscou, se sont joints ce jeudi matin pour dénoncer les violations du cessez-le-feu instauré dimanche dans l'est de l'Ukraine.


    • A Riga, les ministres de la Défense de l'UE évoquent l'Ukraine

    La demande du président ukrainien relative à l'envoi d’une force de maintien de la paix s'est retrouvée au cœur des discussions des ministres européens de la Défense, lors d'une réunion informelle à Riga relatée par notre correspondante Marielle Vitureau. Sur place, pour le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, il faut poursuivre la voie déjà empruntée.

    « Il faut respecter l'accord de Minsk dans son intégralité, et l'appliquer avec minutie et détermination, explique-t-il. Il y a des observateurs de l'OSCE qui sont prévus, il est prévu le retrait des armes lourdes, il faut que cela soit fait. Une saisine de la Rada est prévue le 15 mars pour le début d'un processus politique, il faut que cela soit fait. »

    Conséquence logique de la nouvelle forme des menaces à l’est de l’Europe, les ministres se sont penchés sur le concept de « guerre hybride » et de communication stratégique nécessaire pour contrer la propagande venue de Russie. Selon une source lituanienne, un plan d’action concret est attendu pour la réunion formelle des ministres de la Défense dès le mois de mai. Quant à la communication stratégique, la Lettonie s’engage : un centre d’excellence de l’Otan dans ce domaine a été inauguré il y a quelques mois à Riga.

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