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    Europe

    Maladies tropicales négligées: encore un coup de collier, dit l’OMS

    media Une personne souffrant de la lèpre à Tulear, dans le sud-ouest de Madagascar. AFP PHOTO/ GREGOIRE POURTIER

    Dans la lutte contre les maladies tropicales négligées, des progrès ont été accomplis constate l’Organisation mondiale de la santé dans un rapport consacré à ces 17 pathologies. Mais il est indispensable que les pays touchés investissent davantage pour améliorer la santé de 1,5 milliard de personnes concernées, insiste l’OMS.

    L’OMS appelle les pays touchés par les maladies tropicales négligées (MTN), à donner encore un coup de collier pour venir à bout de ces 17 maux qui frappent en particulier les populations défavorisées. De la dengue à la lèpre, en passant par le trachome ou la maladie du sommeil, ce sont un milliard et demi de personnes qui vivent sous leur menace. 

    Pour améliorer leur sort, l’OMS appelle les pays à investir davantage. Un geste qui ne représenterait pour la période 2015-2030, qu’à peine 0,1% des dépenses nationales actuelles engagées pour la santé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire concernés, estime l’agence de l’ONU. Selon le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS, « une augmentation des investissements de la part des gouvernements nationaux peut permettre de soulager la misère humaine, de répartir plus équitablement les profits et de libérer les masses condamnées depuis longtemps à la pauvreté. »
     
    800 millions de personnes traitées
     
    Les derniers résultats obtenus par la mise en place de plusieurs programmes de lutte montrent de réelles avancées. Ainsi, l’élargissement des interventions en faveur des plus pauvres permet d’obtenir des bénéfices mesurables. En 2012, ce sont 800 millions de personnes qui ont reçu un traitement pour au moins une des 17 maladies tropicales négligées.
     
    Le cas de la dracunculose (ver de Guinée) est parlant : en 2014, seuls 126 cas ont été notifiés (Tchad, Ethiopie, Mali, Soudan du Sud), contre près de 1 800 en 2010 et 3,5 millions au milieu des années 1980. A la condition de poursuivre les efforts et les investissements, l’éradication de cette maladie douloureuse et débilitante, est à portée de main. Il n’en est pas de même pour la dengue qui, à cause du changement climatique, est en expansion et désormais présente dans 150 pays.  
       
    Dans ce rapport, publié tous les deux ans, l’OMS chiffre la somme de 2,9 milliards de dollars par an pour la période 2015-2020 pour venir à bout de ces maladies. Au fur et à mesure que les effets se feront sentir, le budget à prévoir diminuera. Ainsi, pour la décennie suivante, il tombera à 1,6 milliard de dollars par an. L'investissement total à prévoir est donc de 34 milliards de dollars sur 16 ans, compte non tenu des dons de médicaments et des autres contributions en nature.
     
    Au cours des deux prochaines années, quelque 1,5 milliard de personnes devraient recevoir un traitement préventif pour une des 17 maladies ciblées dans le rapport. Un chiffre là aussi qui ira en s’amenuisant au fil des ans si les investissements ne faiblissent pas. Grâce à la détection précoce des maladies tropicales négligées, l’OMS espère que « davantage d’enfants pourront poursuivre leur scolarité, les adultes pourront continuer à travailler et les coûts associés au traitement de ces maladies à un stade plus avancé baisseront ».
     
    L’impact du changement climatique
     
    L’Organisation appelle aussi à la vigilance face au changement climatique qui contraint de nombreux pays à de nouveaux défis. Elle souligne notamment le fait que les maladies transmises par les insectes se multiplient à la faveur de « l’urbanisation rapide et anarchique, des mouvements de populations et des modifications de l’environnement » avec pour conséquence que « certaines des maladies tropicales négligées ne sont plus exclusivement tropicales ».
     
    Plusieurs pays ont déjà compris tout l’intérêt qu’il y avait à investir dans la prévention et le traitement de ces maladies. Plus de 70 pays, précise le rapport de l’OMS, ont déjà lancé ou sont sur le point de mettre en œuvre des plans nationaux pour stimuler la lutte et avancer plus vite vers l’élimination la plus complète possible de ces maladies.
     
    Les progrès enregistrés sont là pour appuyer l’appel de l’OMS. Pour la première fois en 30 ans, le nombre de nouveaux cas de maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) est tombé à moins de 10 000 par an, avec en 2013,  6 314 cas notifiés. En 2013 pour la Colombie et en 2014 en Équateur, l’OMS a vérifié  l’élimination de la cécité des rivières (onchocercose) ; il s’agit des premiers pays à y parvenir. Des exemples tout aussi encourageants sont enregistrés au Bangladesh et au Népal pour la leishmaniose viscérale… 

     

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