GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 3 Décembre
Mercredi 4 Décembre
Jeudi 5 Décembre
Vendredi 6 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 8 Décembre
Lundi 9 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Un véhicule blindé d'un convoi de la force Barkhane a sauté sur une mine artisanale en début de matinée ce samedi 7 décembre à Infigaren à l'est d'Ansongo, entre Gao et Menaka, au Mali. Un soldat français gravement blessé devrait être évacué vers la France dans les toutes prochaines heures, selon l'état-major français joint par RFI.

    Europe

    Ukraine: fermeté affichée par Hollande et Merkel

    media La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, lors de la conférence de presse à l'Elysée, le 20 février 2015 à Paris. REUTERS/Pascal Rossignol

    Le processus de paix « prendra du temps », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à la sortie de sa rencontre avec le président français à l'Elysée. Merkel et Hollande veulent « l'application intégrale » des accords de Minsk. Pourtant sur le terrain, on est loin d'une accalmie. Le gouvernement ukrainien accuse maintenant la Russie de masser des chars et des troupes près de Marioupol, sur la mer d'Azov. C'est peut-être la prochaine cible des séparatistes après leur victoire militaire à Debaltseve, il y a quelques jours, les séparatistes en ont chassé l'armée ukrainienne.

    Le président français, qui a reçu vendredi à l'Elysée la chancelière allemande, s'est dit convaincu que « tous les accords de Minsk » devaient s'appliquer et que les cessez-le-feu devaient être « intégralement respectés sur l'ensemble de la ligne de front », trois jours après l'abandon précipité de la ville stratégique de Debaltseve. 

    La chancelière allemande n'a pas voulu, elle non plus, dramatiser les violations du cessez-le-feu constatées ces derniers jours, en expliquant qu'il s'agissait d'un processus difficile. « Nous ne nous faisons pas d'illusions, le processus de paix en Ukraine prendra du temps », a déclaré Angela Merkel. 

    « Il faut maintenant traduire les engagements de Minsk sur le terrain. C’est difficile. Mais on ne pouvait pas non plus s’attendre à autre chose vu la situation tendue dans l’est de l’Ukraine. Cela vaut la peine de tout faire pour éviter que le sang continue de couler. C’est pourquoi il faut mettre en place le cessez-le-feu, procéder au retrait des armes lourdes et à l’échange des prisonniers. Et bien sûr, si certains points de l’accord ne sont pas appliqués, nous envisagerons de prendre des sanctions supplémentaires. Mais nous ne sommes pas allés à Minsk pour adopter de nouvelles sanctions ; nous y sommes allés pour rendre à cette région la paix et la stabilité auxquelles elle a droit. Mais le processus reste difficile. Et nous ne nourrissons pas tous les deux pas de faux espoirs. Mais les efforts entrepris valent la peine de l’être », a déclaré la chancelière allemande.

    François Hollande a aussi dit ne pas avoir été « formellement » informé de l'entrée de chars russes en Ukraine, alors que Kiev dénonce l'envoi en Ukraine de vingt chars russes. 

    Nous sommes encore plus convaincus que ce sont ces accords qui doivent s’appliquer. Tous les accords. Rien que les accords. Cela veut dire le cessez-le-feu, qui est toujours menacé, qui a été plusieurs fois violé, notamment à Debaltseve, ces derniers jours et qui doit maintenant être intégralement observé sur l’ensemble de la ligne. Les accords de Minsk, c’est ensuite le retrait des armes lourdes et c’est l’étape qu’il conviendra d’engager. Et puis, il y a aussi la libération des prisonniers et c’est ce que nous devons essayer aussi faciliter. Je n’ai pas à ce stade de confirmation qu’il y ait eu l’entrée de chars russes en Ukraine. Cela ne veut pas dire que cela n’existe pas, mais il y a des risques, on le sait bien qu’il y ait des escalades, s’il y a un non-respect du cessez-le-feu.

    François Hollande

    Président français

    20/02/2015 - par RFI Écouter

    Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a annoncé l'organisation d'une réunion mardi prochain à Paris avec les chefs de la diplomatie française, allemande, urkainienne et russe.

    Des habitants devant un immeuble marqué par les combats, à Debaltseve le 20 février 2015, en Ukraine. REUTERS/Baz Ratner

    Spectacle de désolation à Debaltseve

    Avec notre envoyé spécial à Debaltseve, Régis Gente

    Les combats ont donc cessé à Debaltseve, où en est-on maintenant ? C’est une situation assez choquante que l’on peut voir à Debaltseve. On a l’impression que les gens sortent littéralement de terre. De fait, c’est vrai puisqu’ils étaient depuis des jours et des jours dans leur sous-sol sans eau, sans électricité, sans gaz. Il faisait autour de zéro degré, voir des températures négatives dans leurs appartements.

    Aujourd’hui, ils sortent, l’aide humanitaire commence à arriver et lorsqu’ils se croisent dans la rue c’est pour demander où est-ce qu’on peut trouver du pain à Debaltseve. C’est vraiment une situation très impressionnante de ce point de vue. Ils racontent des jours et des jours de bombardements, d’obus qui tombent, de personnes âgées qui meurent parce qu’ils n’ont plus de soins, plus de médicaments pour se soigner.

    Des habitants devant un immeuble marqué par les combats, à Debaltseve le 20 février 2015, en Ukraine. REUTERS/Baz Ratner

                                                      -------------------------------

    Prochaine cible :  Novoazovsk ?

    De leur côté, les rebelles pro-russes ont annoncé ce vendredi l'échange de leurs prisonniers avec ceux détenus par Kiev. Plus de cent soldats ukrainiens ont été capturés pendant la débâcle de Debaltseve. Pendant ce temps, les dirigeants occidentaux poursuivent leurs efforts pour une application des accords de Minsk.

    Ce vendredi, l'Ukraine a dénoncé la présence de chars russes et de troupes supplémentaires dans l'est du pays, vers Novoazovsk, une localité proche de la grande ville côtière de Marioupol sur la mer d'Azov. Elle pourrait être la prochaine cible des séparatistes pro-russes. Cette ville a déjà été prise l'an passé par les rebelles. Novoazovsk représente un tremplin idéal pour permettre une ouverture vers le sud de l'Ukraine et la péninsule de Crimée annexée par la Russie en mars dernier. Moscou n'a pas répondu à cette accusation. Si l'information est confirmée, cela marquerait la fin de la trêve conclue à Minsk.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.