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    Europe

    Ukraine: difficile d’entrevoir une accalmie dans l’est du pays

    media Un soldat ukrainien à Artemivsk, dans la région de Donetsk, le 23 février 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    Le cessez-le-feu a bien de la peine à tenir dans l’est de l’Ukraine, malgré une nette baisse d’intensité des échanges de tirs depuis quelques jours. Tous les regards sont braqués sur Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov, objet, déclare Kiev, de la convoitise des séparatistes pro-russes.

    Deux points demeurent problématiques. L’un se trouve aux alentours de Donetsk, où notre envoyé spécial, Régis Genté, a entendu de nombreuses détonations la nuit passée. Il s’agirait, pour les séparatistes, de repousser des positions ukrainiennes qui se trouvent non loin.

    L’autre point, qui inquiète davantage, concerne les bords de la mer d’Azov avec cette question : les rebelles souhaitent-ils prendre le port de Marioupol, ville de 500 000 habitants sous contrôle ukrainien ? Kiev affirme avoir des informations selon lesquelles une soixantaine de véhicules militaires ont franchi ces derniers jours la frontière avec la Russie et se sont dirigés vers Novoazovsk.

    Dans cette région, côté ukrainien, un policier aurait été tué lundi lors d’une altercation avec un groupe de reconnaissance « séparatiste », qui transportait des explosifs.

    Enfin il est à noter que les autorités ukrainiennes de la région voisine de Lougansk, dans l’autre « République populaire » autoproclamée, parlent d'une reprise des tirs dans plusieurs localités.

    Quid du retrait des armes lourdes ?

    Dans ce contexte, où en est-on du retrait des armes lourdes, qui constitue le second point des accords de Minsk, signés le 12 février ? Avec ces tensions et ces échanges de tirs, la partie ukrainienne a dit que pour le moment il n’était pas question de retirer ses armes lourdes. Elle demande l’arrêt total des tirs avant d’entamer ce retrait.

    Côté séparatistes, on a déclaré dimanche entamer celui-ci, le processus de retrait devant ensuite s’étaler sur deux semaines. Les décrets ont été signés par les deux chefs des Républiques sécessionnistes. Mais aucun observateur indépendant n’a pu constater si ce retrait est effectif.

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