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    Europe

    Groupe EI: «Jihadi John», bourreau d'otages, désormais identifié

    media L'assassin de James Foley et d'autres otages serait un Britannique d'origine koweïtienne du nom de Mohammed Emwazi. REUTERS/Social Media Website via REUTERS T

    « Jihadi John », ce membre du groupe Etat islamique qui apparaît dans plusieurs vidéos de décapitations d’otages s’appellerait Mohammed Emwazi. Britannique d’origine koweïtienne, il est connu des services de sécurité, mais ce sont des proches qui l’ont identifié, permettant au Washington Post de révéler son nom. Une association de défense des droits de l'homme a insinué que la façon dont Scotland Yard avait traité Mohammed Emwazi l'avait poussé à se radicaliser.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    L’homme avait été surnommé « Jihadi John » par un groupe d’otages qui avaient appelé leurs ravisseurs « les Beatles » à cause de leur accent britannique. Un humour noir face à des actes d’une extrême brutalité, plusieurs vidéos dans lesquelles sont décapités des otages occidentaux et des soldats syriens.

    Selon le Washington Post, le bourreau du groupe extrémiste serait donc Mohammed Emwazi. Arrivé en Grande-Bretagne à l’âge de six ans, il est originaire du Koweït et vivait dans l’ouest de Londres. Issu d’une famille de classe moyenne, il est détenteur d’un diplôme en programmation informatique et se destinait à l’enseignement avant de se radicaliser et de s’associer à un militant lié au groupe al-Shebab en Somalie.

    Mohammed Emwazi était connu des services de sécurité britanniques qui l’avaient déjà interrogé en 2009 après son expulsion de Tanzanie. L’organisation de défense des droits civils CAGE a révélé jeudi que ses membres étaient entrés en contact avec Mohammed Emwazi à ce moment. Le jeune homme s’était en effet plaint de mauvais traitements et se disait harcelé, il avait demandé l’aide de l’organisation.

    Lors d’une conférence de presse, Asim Qureshi, directeur de recherche au sein de CAGE a accusé les services de sécurité d’être presque directement responsables de sa radicalisation : « Cela vous surprendra peut-être, mais le Mohammed que j’ai connu était d’une extrême gentillesse. Malheureusement, sa trajectoire n’est pas inhabituelle. Quand allons-nous enfin comprendre que lorsqu’on traite les gens comme des outsiders, ils se considèreront comme des outsiders et ils chercheront une autre patrie… »

    La révélation de l’identité de « Jihadi John » a donc rouvert le débat sur la radicalisation des jeunes musulmans et la façon dont les services de sécurité ont géré le cas Mohammed Emwazi. L’agence de renseignement MI5 avait tenté de le recruter sans succès et l’homme demeurait sous la surveillance des autorités jusqu’à ce qu’il disparaisse du radar, soupçonné d’avoir rejoint la Syrie en 2012. Beaucoup se demandnt maintenant comment il a pu s’enfuir en Syrie s’il était surveillé par Scotland Yard, qui se retrouve désormais sous le feu des critiques.

    Le gouvernement britannique n’a pas confirmé l’identification du militant du groupe Etat islamique et Scotland Yard a toujours refusé de révéler son nom pour ne pas mettre en danger la vie d’autres otages encore détenus.

    → A relire : Le Royaume-Uni s'inquiète du nombre croissant de candidats au jihad

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