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    Europe

    A Marioupol, l’armée ukrainienne doit faire avec les moyens du bord

    media Des combattants ukrainiens en pause près de Marioupol. AFP PHOTO/ GENYA SAVILOV

    La trêve semble globalement tenir dans l'est de l'Ukraine, mais l'armée continue de dénoncer une concentration de troupes pro-russes et le survol de drones dans la région de Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov, et dernière grande ville de l'Est rebelle sous le contrôle des forces loyalistes. Des militaires qui manquent de tout, et surtout d'armes. 

    Avec nos envoyés spéciaux à Marioupol, Boris Vichith et Anastasia Becchio

    Les Etats-Unis affirment que des « milliers et des milliers » de soldats russes et leurs équipements militaires sont présents dans l'est de l'Ukraine. « Depuis décembre, la Russie a transféré des centaines de matériels militaires, y compris des chars, des véhicules blindés (...), de l'artillerie lourde », selon Victoria Nuland, la secrétaire d’État américaine adjointe chargée de l'Europe. Aux Etats-Unis, la question des livraisons d'armes à l'Ukraine revient régulièrement sur le devant de la scène. La France et l'Allemagne y sont opposées pour ne pas provoquer d'escalade du conflit. Chez les militaires ukrainiens, en revanche, la demande est forte

    Adossé à un char de combat défraîchi, le commandant du 37e bataillon d'infanterie mécanisée scrute la ligne de front. Ses hommes profitent de la trêve pour effectuer des réparations sur un équipement qui aurait besoin d'un sérieux coup de neuf. « Le fusil que je porte, il date de 1955, commente-t-il. On aurait besoin de nouvelles armes, et aussi de systèmes de précision et de moyens de reconnaissance. On aimerait avoir de l'aide, mais on doit faire avec ce qu'on a. »

    Aux cotés des forces ukrainiennes, les combattants du bataillon Azov sont en première ligne dans la ville côtière de Chirokine, sur la route de Marioupol. Aleksei lui aussi plaide pour des livraisons d'armes de l'étranger : « Je pense que si l'Occident livrait des armes, le conflit se terminerait plus vite. Les séparatistes, les troupes russes ne pourraient plus faire des incursions dans la zone tampon si nous avions du matériel moderne et non pas des blindés rouillés et pourris, et des tanks qui tirent une fois sur deux. »

    Galina, militante ukrainienne estime que l'Occident doit réagir plus fermement et aider les forces ukrainiennes. « Le monde entier ne peut pas arrêter un agresseur ? Pourquoi attendre que des millions de personnes meurent ? S’indigne-t-elle. Le fait que le monde réagisse si mollement, ça délie les mains à Poutine ». En attendant, Galina va continuer de tricoter des gants et coudre des camouflages pour les soldats ukrainiens.

    Une armée de volontaires en cuisine

    Pour soutenir l'armée à Marioupol, les volontaires se mobilisent. Et tous les moyens sont bons. Des dizaines de personnes travaillent par exemple chaque jour à la confection de repas chauds pour les unités militaires qui manquent de tout.

    Plusieurs dizaines de litres de soupe mijotent dans de grandes marmites. Oksana touille les légumes avec une louche géante. Plusieurs fois par semaine, cette coiffeuse vient ici préparer quelque 800 repas chauds quotidiens pour les soldats et les gardes nationaux. « On fait une bonne petite soupe comme à la maison, on y met des carottes, du sarrasin, du bouillon de poule. Cette soupe, j'y mets tout mon cœur, affirme-t-elle. Si je ne le faisais pas, je m'en voudrais. Ça n'est pas grand-chose, mais c'est déjà un peu sur le chemin de la paix. »

    Assis sur un tabouret devant un grand seau, Dennis épluche des kilos de pommes de terre. Lorsqu'il ne travaille pas dans le port de Marioupol, ce docker de 27 ans vient jouer les volontaires à la cuisine : « Je suis croyant et pour cette raison, je refuse de prendre les armes. C'est pourquoi j'ai décidé d'aider les soldats comme je peux, raconte-t-il. Ca n'est pas grande chose. Mais je ne peux pas rester sans rien faire. Je ne veux pas être de ceux qui ne font que critiquer le pouvoir, je veux agir à mon niveau. »

    A midi, les repas doivent être prêts. Les grandes marmites sont chargées dans des véhicules. Une armée de volontaires part faire la tournée des barrages et des campements militaires sur les trois lignes de fronts parallèles qui encerclent Marioupol.

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