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    Europe

    Crimée: un an après, la coûteuse victoire de Vladimir Poutine

    media Des femmes brandissent les portraits de Sergei Aksyonov, chef du gouvernement de Crimée, et de Vladimir Poutine, lors d'un concert organisé à Simferopol, pour marquer le premier anniversaire du rattachement de la péninsule à la Russie, le 16 mars 2015. REUTERS/Maxim Shemetov

    La Russie célèbre aujourd'hui en grande pompe la première année du rattachement de la Crimée à la Russie. Des fêtes populaires sont prévues dans la péninsule, mais aussi à Moscou. Un an plus tard, la péninsule est de facto sous le contrôle de Moscou, et la population affiche son soutien au président russe. Mais ce rattachement coûte cher à la Russie.

    Avec notre correspondante à Moscou Muriel Pomponne et notre envoyé spécial à Simferopol, Etienne Bouche

    « La Crimée est à nous » : le slogan a fait florès il y a un an dans toute la Russie. Et pour la très grande majorité des Russes, comme pour la majorité des habitants de Crimée, il ne fait aucun doute que la Crimée fait partie de la Russie. Pourtant cette annexion coûte très cher à la Russie. Les ambitions territoriales de la Russie ont un coût économique, d'autant plus sensible que le pays est entré en récession. Au nom de la stabilité, Moscou finançait déjà plus de 85% les budgets de la Tchétchénie et de l'Ingouchie, il faut maintenant ajouter à une hauteur comparable, le financement de la Crimée.

    D'après le ministère des Finances cité par un quotidien moscovite, le budget russe a transféré en 2014 plus de 2 milliards d'euros à la Crimée pour les salaires, les prestations sociales ou encore l'eau et l'électricité en grande partie achetée à l'Ukraine. Moscou a également subventionné le secteur du tourisme, car la Crimée a vu sa fréquentation divisée par deux en raison notamment de l'interruption des liaisons ferroviaires avec l'Ukraine.

    Et la Crimée a été dispensée de reverser les taxes au budget fédéral. Ces chiffres ne comprennent pas les dépenses liées aux installations militaires de Sébastopol dont le montant est secret. Cela ne prend pas non plus en compte les investissements dans les infrastructures, notamment énergétique et routière, comme le fameux pont de Kerch, qui doit relier la péninsule à la Russie pour un coût estimé à environ 4 milliards d'euros.

    Une grande joie à Simferopol

    Au marché couvert de Simferopol, on se serait cru en plein hiver ce mardi : à l'extérieur, la neige tombait en abondance et le thermomètre affichait une température bien peu engageante pour la saison. Mais pas de quoi miner l'enthousiasme des habitants. Ici on parle d'une seule voix, c'est une grande joie d'avoir retrouvé la Russie.

    Les arguments avancés sont presque toujours les mêmes : le montant de retraites a été augmenté, la prise en charge médicale s'est améliorée, la Crimée a toujours été russe et surtout, la péninsule a échappé au pire. « L'important, c'est qu'il n'y ait pas de guerre », c'est ce que répètent ces habitants très marqués par les morts dans le Donbass. Ils ont très souvent des proches dans l'est de l'Ukraine.

    Alors Vladimir Poutine est porté au pinacle. Il serait le sauveur d'une Crimée menacée il y a un an par les autorités de Kiev. Aujourd'hui, la situation économique est critique, mais qu'importe, c'est la ferveur patriotique qui domine dans les discours. On ne parle pas des sujets qui fâchent, on se prépare aux festivités qui atteindront leur point culminant ce mercredi.

    → À (RE)LIRE : Ukraine: quand Poutine a décidé d'annexer la Crimée


    Le rattachement de la Crimée, un nouveau « mal de tête pour la Russie »

    Pour Alexei Malashenko, chercheur au Centre Carnégie de Moscou, la victoire politique de Poutine est ternie par le coût économique du rattachement de la Crimée à la Russie.

    « Ce qui est positif, du point de vue du pouvoir, c'est que son autorité s'est renforcée. L'annexion de la Crimée est toujours populaire. Dans la société, c'est considéré comme la victoire de la justice. La popularité de Poutine augmente incontestablement, et Poutine en est fier. » La Crimée en Russie, c’est donc désormais un fait accompli, et, Alexei Malashenko en est convaincu, « la Crimée ne sera jamais rendue à qui que ce soit tant qu'il y aura la Russie. » Mais il souligne aussi « le côté négatif » de ce rattachement, à savoir « ce qu'il faut payer pour la Crimée [et] il faut payer très cher. La Russie paie déjà pour l'Abkhazie, pour l'Ossétie du Sud, pour la création de l'Union économique eurasiatique, et maintenant, en plus, il y a la Crimée. Et c'est un vrai problème, parce qu'il n'y a pas d'argent. » Or, selon le chercheur, la Crimée ne rapporte rien du tout. « Pour la Russie, elle ne crée que des soucis. Au moment où la péninsule a été annexée, le Premier ministre Medvedev a dit que la Crimée, allait constituer un nouveau mal de tête pour la Russie. Et c'est ce qui se passe. »

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