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    Europe

    La télévision des Tatars de Crimée doit cesser d’émettre ce 1er avril

    media Un policier anti-émeutes en faction devant les bureaux de la télévision tatare ATR, à Simferopol, le 26 janvier 2015. AFP PHOTO / MAX VETROV

    La chaîne de télévision des Tatars de Crimée, ATR, va cesser d'émettre ce mercredi 1er avril. C'était le dernier média indépendant de Crimée, qui émettait en langue tatare, en russe et en ukrainien. ATR n'a pas obtenu les autorisations nécessaires de la part des autorités russes.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    ATR et ses trois filiales - deux stations de radio et une chaîne pour enfants - risquent de se voir accusées d’activités illégales si elles continuent d’émettre sans autorisation. Elzara Isliamova, la directrice générale, s’attendait à ce refus des autorités russes. Elle l’avait expliqué à RFI début mars : « Nous n’arrivons pas à nous faire enregistrer en tant que média en Russie sous divers prétextes, que ce soit une virgule mal placée ou autre chose. Et ça fait déjà trois ou quatre mois que cela dure. Après il faut obtenir une licence et on n’arrivera pas à l’obtenir avant le 1er avril, tout est fait pour qu’on n’y arrive pas. »

    Le groupe audiovisuel était dans le collimateur des autorités depuis longtemps. « Juste après l’adhésion à la Russie, les représentants du Parquet sont venus nous voir. Ils ont demandé certains documents. C’était surtout un échange de correspondances et d’informations. Ensuite, au mois de mai dernier, nous avons reçu deux avertissements accusant d’extrémisme deux collaborateurs. Après, en septembre, nous avons été informés qu’une enquête était en cours pour propagande anti-russe et extrémisme. »

    La chaîne était accusée par le ministère de l’Intérieur d’attiser chez les Tatars un sentiment de défiance envers les autorités russes. Avec la fermeture de l’ATR, c’est le dernier média de masse indépendant de Crimée qui disparait.

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