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    Europe

    Drame minier de Soma en Turquie: sécurité draconienne pour le procès

    media Des sauveteurs marchent sur le site de Soma, le 15 mai 2014. REUTERS/ Osman Orsal

    Il y a moins d’un an, le 13 mai 2014, la pire catastrophe minière de Turquie ensevelissait 301 mineurs dans une exploitation de charbon de la région égéenne, à l’ouest du pays, à Soma. Le procès des responsables de cet accident s’est ouvert lundi, mais il a, dès sa première audience, été renvoyé à ce mercredi 15 avril 2015.

    De notre correspondant à Istanbul,

    L’ouverture du procès Soma en Turquie a été reportée de deux jours parce que les avocats de la défense ont réclamé et obtenu que les principaux accusés soient présents à l’audience. Bizarrement, ce n’était pas le cas lundi 13 avril. Les huit propriétaires et dirigeants de la mine sont derrière les barreaux, ce qui n’empêche pas normalement les accusés d’être présentés au tribunal, mais la Cour avait gentiment préféré les tenir à distance des parties civiles et de la vindicte populaire, et lundi à l’ouverture de ce procès très attendu ils n’étaient présents que virtuellement, au moyen d’un système de vidéoconférence et depuis leur prison. Les avocats ont contesté. Et ce mercredi 15 avril, les 8 principaux accusés seront donc présents en chair et en os. Ils sont poursuivis pour homicide et risquent chacun 301 fois une peine de 20 à 25 ans de prison. Le 13 mai 2014, un incendie dans une des galeries de la mine de charbon avait piégé sous terre des centaines de gueules noires, révélant des conditions de sécurité particulièrement insuffisantes. Au total 45 personnes sont sur le banc des accusés.

    Un procès éloigné du lieu de la catastrophe

    C’est un procès entouré de mesures de sécurité particulières. Pour éviter des mouvements de foule et des protestations des proches des victimes, un tribunal provisoire a été installé dans le centre culturel de la ville de Akhisar, à une cinquantaine de kilomètres de Soma, suffisamment loin pour que les habitants de cette petite ville martyre ne soient pas trop nombreux à assister aux audiences, à manifester et protester. Dans ce bâtiment a été installé un prétoire suffisamment vaste pour accueillir les quelque 500 parents des victimes qui constituent la partie civile, ainsi que leurs avocats. Ce palais de justice provisoire est entouré de plusieurs barrages et barrières de police anti-émeutes qui vérifient toutes les identités, d’ailleurs l’accès à la salle d’audience est limité aux personnes directement concernées et aux journalistes, mais fermé au public, par crainte de débordements. Mais lundi, les alentours du bâtiment sont restés calmes, il n’y a pas eu de manifestations importantes.

    Une affaire qui passionne peu les médias

    En raison des moyens exceptionnels déployés, chacun s’attendait à une procédure rapide et sans interruption les week-ends, avec un verdict au bout de quelques jours. La rumeur voulait d’ailleurs que l’on en finisse avant la date anniversaire, le 13 mai 2015. Mais, on l’a vu dès la première audience, «d’une seule traite» ne veut pas dire «expéditive» : les avocats de la défense entendent bien obtenir un vrai jugement et utiliser toutes les prérogatives qui sont les leurs. Lundi, ils ont donc exigé la venue des principaux accusés et ils ont aussi demandé que les inspecteurs des ministères concernés, censés contrôler le respect des normes de sécurité, soient inclus dans l’instruction, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Si ce devait être le cas, cela rallongerait d’autant la procédure, mais le procès pourrait alors être scindé en plusieurs dossiers. Bref, la procédure risque de durer au moins plusieurs semaines, et l’intérêt limité des médias risque de baisser encore au fil des audiences.

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