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    Europe

    Migrants: pour l'Italie, la Libye est au coeur du problème

    media Des clandestins dans le centre de détention d'Abu Saleem le 21 avril, à Tripoli. La Libye a arrêté ces derniers jours plusieurs bateaux transportant des Africains essayant d'atteindre les côtes italiennes. Quelque 600 migrants sont détenus dans le pays. REUTERS/Ismail Zitouny

    Les dirigeants des 28 pays européens se retrouvent ce jeudi 23 avril pour un sommet extraordinaire à Bruxelles. Il y sera question du sort des migrants de Méditerranée. Les chefs d'Etat et de gouvernement examineront l'option d'une opération militaire contre les trafiquants. Le président du Conseil italien, dont le pays est en première ligne sur ce dossier, a réclamé de l'UE qu'elle s'attaque collectivement au trafic de migrants en Libye.

    Avec notre envoyée spéciale à Catane, Juliette Gheerbrant

    « Ce qui se passe en Méditerranée est une forme d’esclavagisme moderne », estime le chef du gouvernement italien Matteo Renzi.

    Un esclavagisme qui exploite la fragilité des réfugiés de guerre et des exilés et qui bénéficie d’un terrain florissant pour ces affaires, comme l’explique Flavio Di Giacomo de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) : « Le vrai problème de cette situation, c’est la Libye, car il y a vraiment une violation des droits humains vis-à-vis des migrants et les passeurs peuvent travailler sans se préoccuper. »

    Certains hommes politiques proposent un blocus naval, voire d'aller bombarder les bateaux avant leur départ. Pour Francesco Rocca qui dirige la Croix-Rouge italienne, la solution est ailleurs. « Ce serait faire semblant qu'il ne se passe rien en Libye, ça voudrait dire "ok, on diffère le problème en attendant que les migrants trouvent d'autres routes". Ce qu'il faut au contraire, c'est faire le maximum d'efforts pour pacifier la Libye, et permettre une action humanitaire. C'est-à-dire ne pas répéter encore une fois les erreurs commises en 2011 », dit-il.

    Pragmatique, Matteo Renzi propose, lui, dans un premier temps des actions ciblées contre ce qu’il appelle le « racket de la mort ». Des actions sur lesquelles travaillent actuellement les services de la Défense.

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