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    Europe

    Espagne: questions autour du crash de l'Airbus A400M

    media Des pompiers sur le lieu du crash de l'A400M, près de Séville, le 9 mai 2015. REUTERS/Bomberos de Sevilla/Handout

    Au moins quatre personnes sont mortes en Espagne, près de Séville, dans le crash d'un avion de transport militaire européen, samedi 9 mai. Par ailleurs, deux autres passagers ont été grièvement blessés dans l'accident, selon les services de secours. L'appareil s'est écrasé au nord de l'aéroport de Séville qui a été brièvement fermé au trafic commercial. Il était destiné à la Turquie, précise Airbus dans un communiqué que RFI a pu consulter.

    Il s'agit d'un Airbus A400M, un avion de transport militaire de grande capacité, assemblé en Andalousie, près de Séville. Une photographe de l'Agence France-Presse (AFP) a pu observer la carcasse de l'avion, de 45 mètres de long, complètement carbonisée, dans un champ non loin de l'usine de production qui n'a pas été touchée.

    Il y avait au moins six personnes à bord ; entre huit et dix selon le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui s'est rendu sur place. En signe de deuil pour les victimes, les partis politiques espagnols ont suspendu leur campagne pour les élections régionales et municipales du 24 mai.

    C'est le deuxième accident impliquant un avion militaire en Espagne depuis le début de l'année. En janvier, lors d'un exercice de l'Otan, un chasseur grec avait percuté d'autres appareils sur une base militaire du sud du pays, faisant 11 morts et 21 blessés.

    L'Airbus A400M qui s'est écrasé était destiné à la Turquie, précise le groupe aéronautique dans un communiqué que RFI a pu consulter. Le premier exemplaire a été livré à la France en 2013, avec plusieurs années de retard, et le surcoût du programme a été estimé à plus de 6 milliards d'euros, soit 30% du budget prévu initialement.

    Un débris de l'avion militaire A400M qui s'est écrasé dans un champ près de Séville, le 9 mai 2015 REUTERS/Bomberos de Sevilla/Handout via Reuters

    Enjeu de taille pour l'Espagne

    Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé que la priorité était de savoir le plus vite possible s’il s’est agi d’une erreur circonstancielle ou d’une erreur de pilotage. Il l’a dit et redit, il est très important de le savoir. Pourquoi ? Parce que cet avion de transport militaire ultra-moderne représente un enjeu réel pour l’Espagne.

    D’abord, cet avion est depuis longtemps problématique, livré au compte-goutte avec du retard. Ensuite parce que Madrid en a commandé 27 unités devant entrer en service dès 2016, afin de remplacer les anciens Hercules C130 qui fonctionnent depuis 1973. Or, comme l’a souligné Mariano Rajoy, il est hors de question de poursuivre le programme si les ingénieurs ont la preuve d’une défaillance technique structurelle.

    La Royal Air Force britannique, qui possède deux exemplaires de l'A400M a décidé ce dimanche « par mesure de précaution » d'immobiliser temporairement ses avions. Même scénario en Turquie et en Allemagne ; dans ce dernier pays, un porte-parole de l'armée de l'air a indiqué qu'il a été « décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre les vols d'entraînement de l'unique A400M des forces de défense » du pays.

    De son côté, l'armée française va continuer à utiliser sa flotte d'avions: « Nous n'avons pas d'éléments pour nous contraindre à arrêter notre flotte A400 », a déclaré à l'AFP le colonel Jean-Pascal Breton, le patron du Sirpa Air. Bémol cependant du ministère de la Défense : selon M. Le Drian, seuls les vols « prioritaires » de l'appareil en opérations seront autorisés. La France dispose actuellement d'une flotte de six A400M et en a cinquante autres en commande.

    Le Premier ministre espagnol s'est rendu sur le lieu du crash, près de Séville, samedi 9 mai 2015. REUTERS/Marcelo del Pozo

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