GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 14 Juin
Samedi 15 Juin
Dimanche 16 Juin
Lundi 17 Juin
Aujourd'hui
Mercredi 19 Juin
Jeudi 20 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Dangereuse campagne pour l’opposition pro-kurde en Turquie

    media Les enquêteurs examinent le site où a eu lieu l'explosion, dans les locaux du parti d'opposition HDP, dans le sud de la Turquie. REUTERS/Hasan Kucuk/Cihan News Agency

    En Turquie, lundi 18 mai, deux attentats ont visé simultanément les bureaux du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) à Mersin et Adana, dans le sud du pays, sur la côte méditerranéenne, faisant six blessés. A moins de trois semaines des élections législatives du 7 juin, cette double attaque n'est sans doute pas le fruit du hasard, et ce n'est pas la première.

    De notre correspondant à Istanbul,

    Les incidents étaient déjà nombreux. On compte une soixantaine de cas depuis le début de la campagne. Ils étaient même de plus en plus graves. La semaine dernière, les locaux d’une permanence électorale du parti HDP avaient été ravagés par un incendie, sans faire de victime.

    Vendredi 15 mai, deux sympathisants du parti avaient cette fois étaient blessés par balles par des inconnus, dans un quartier d’Istanbul. A tel point que le président du Parti démocratique des peuples, Selahettin Demirtas, avait demandé lors d’un meeting qui étaient ces agresseurs qui faisaient le symbole des Loups Gris, c’est-à-dire de l’extrême droite, et pourquoi aucune enquête n’a pu mener à leur identification et à des arrestations. Cette double attaque d’hier matin a choqué, mais elle ne surprend guère les observateurs, qui depuis longtemps s’attendaient à une campagne très tendue.

    Le HDP en ligne de mire

    Le calcul est simple. Si le HDP franchit le seuil des 10 % des voix au niveau national, il menacera directement la majorité absolue de l'actuel parti au pouvoir; ce qui l'obligera à chercher une coalition - or, pour l'instant, aucune formation ne se montre prête à cette éventualité - ou de laisser la possibilité de former un gouvernement au parti arrivé en second, donc à l'opposition sociale-démocrate.

    En tout cas, la qualification du HDP, pour la première fois de son histoire et pour la première fois depuis l'imposition de cette règle par les généraux putschistes de 1980, signifiera automatiquement la fin du règne sans partage du parti de la Justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis près de 13 ans.

    Ce serait aussi la fin du rêve de Recep Tayyip Erdogan d’instaurer le régime présidentiel dont il rêve pour être un président aux pouvoirs élargis.

    « Une attaque contre tous les partis »

    La condamnation est unanime. « Une attaque contre le HDP est une attaque contre tous les partis », a réagi - parmi les premiers - le Premier ministre Ahmet Davutoglu. Plusieurs vice-Premiers ministres ont également condamné le double attentat. Mais l’une des responsables du parti lançait hier aux dirigeants de l’AKP : « Ne condamnez pas, ne présentez pas vos condoléances, taisez-vous ! »

    Car tous les soupçons se tournent vers les cercles proches du gouvernement, dont l’animosité a été excitée par le discours de stigmatisation. Il faut se rappeler que, comme le président lui-même qui parle d’organisation terroriste, le vice-Premier ministre Yalçin Akdogan prévenait récemment que le HDP représentait « un danger pour la démocratie ». D’où la condamnation d’un « discours de la violence qui a engendré la violence », comme titre ce mardi le journal Radikal. Les partis CHP et MHP n’hésitent pas non plus à désigner directement l’AKP comme le seul responsable de cette double explosion, qui aurait pu être fatale.

    L'enquête a été confiée à une cellule conjointe entre police, gendarmerie et services de renseignement, mise sur pied spécialement pour l'occasion, mais elle n'a toujours rien donné. Les enquêteurs cherchent à identifier, sur les enregistrements de vidéosurveillance, la personne qui a livré une plante d'appartement dans le pot duquel étaient disposés les explosifs.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.