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    Europe

    Des photos de livraison d'armes gênantes pour la Turquie

    media Le journal turc Cumhuriyet a publié ce 29 mai 2015 des images de livraison d'obus en Syrie par les services secrets turcs. Capture d'écran site internet de Cumhuriyet

    Un quotidien turc a publié ce vendredi 29 mai des photos d'armes interceptées dans des camions, à la frontière syrienne, par la gendarmerie turque. Ces camions avaient été officiellement affrétés par une organisation humanitaire mais seraient en réalité propriété des services de renseignement turcs. Une preuve de plus au scénario jusque-là démenti par le gouvernement turc de livraison d'armes par la Turquie aux jihadistes syriens. Sur son site internet Cumhuriyet diffuse même une vidéo de l'opération.

    Le quotidien turc Cumhuriyet, un journal d'opposition, publie ce vendredi 29 des images, ui doivent encore être authentifiées, précise notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion, d'obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L'interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.

    Un black-out d'une année

    Selon les informations du journal, les camions convoyaient un millier d'obus de mortier, 80 000 munitions pour des armes de petit et gros calibre et des centaines de lance-grenades. Ces armes auraient été fournies par des pays de l'ancien bloc soviétique, toujours selon Cumhuriyet. Le patron du journal, Can Dündar, risque d'être mis en accusation sous l'accusation extrêmement lourde de terrorisme et trahison pour la diffusion de ces images.

    Le sujet est sensible et fait l'objet d'un black-out total depuis plus d'un an. Le grand public ne connaissait de cette affaire que quelques images filmées par un téléphone portable, de qualité médiocre, montrant gendarmes et agents des services secrets arme au poing, sur le bord d'une route. Le clash avait alors été évité de justesse, après quelques échanges téléphoniques avec la capitale. Le gouvernement d'Ankara, qui a toujours nié livrer des armes aux rebelles extrémistes syriens, avait réussi à empêcher la diffusion de ces premières images et demandé l'ouverture d'une enquête. Celle-ci a déjà abouti au placement en détention d'une cinquantaine de personnes, gendarmes, militaires ou magistrats qui demeurent poursuivis pour fait de terrorisme.

    Le président Recep Tayyip Erdogan a attribué la responsabilité de cette affaire à l'organisation de l'imam Fethullah Gülen, un de ses anciens alliés qu'il accuse de vouloir renverser le gouvernement. Ces révélations du journal Cumhuriyet interviennent quelques jours avant la tenue d'élections législatives délicates voire cruciales pour le Parti de la justice et du développement d'Erdogan.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.