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    Europe

    Migrants de Vintimille: situation bloquée à la frontière France-Italie

    media Les migrants campent où ils peuvent, quitte à passer la nuit sur les rochers. REUTERS/Eric Gaillard

    A Vintimille, la situation est toujours bloquée pour les migrants qui veulent entrer en France. Chaque jour, malgré tout, certains parviennent à passer la frontière. Mais ils ne vont pas loin : la police française à intensifié les contrôles et ils sont renvoyés vers l'Italie, selon ce qu'on appelle la procédure de réadmission.

    Avec notre envoyée spéciale à VintimilleJuliette Gheerbrant

    Il règne une certaine confusion à l'ex-poste frontière de Menton, perché au dessus de la mer. Devant un autocar de la Croix-Rouge, policiers français et italiens essaient de comprendre combien de migrants vont repartir vers l'Italie.

    Ils ont été arrêtés en France, pour la plupart dans les trains qui viennent de Vintimille. La police ne répond pas aux questions des journalistes mais Mirko Rizzi, de la Croix-Rouge, explique. « Là ils sont vingt, mais nous avons déjà fait trois ou quatre voyages depuis ce matin. Grosso modo c'est comme ça tous les jours. »

    Et c'est retour à la case départ, la gare de Vintimille, où une centaine d'autres migrants attendent de tenter leur chance, mais, poursuit Mirko Rizzi, là-bas « il y a un point d'accueil, il y a des douches, un médecin, il y a des repas chauds, tout ce qu'on peut faire pour eux, ça se passe là-bas... »

    Devant le bureau de police une trentaine d'hommes et femmes attendent, assis par terre ou à l'abri du soleil dans un baraquement, de savoir ce qu'ils vont devenir. La procédure officielle autorise le renvoi des migrants sans papiers dans un rayon de 20 km après la frontière. L'Italie a son mot à dire et ne les accepte pas tous, mais ils sont de plus en plus nombreux, depuis que la France a durci ses contrôles.

    Certains campent sur des rochers au poste frontière du pont Saint-Ludovic, d'autres se sont installés dans la gare ou une sorte de grand couloir a été mis à leur disposition. Ils dorment là, à même le sol. D'autres encore se retrouvent dehors sur les trottoirs. Parmi eux Malik, un jeune soudanais de 26 ans, qui ne donne que son prénom. Il a fui la guerre au Darfour.

    « Mon père est mort à cause de la guerre, mort dans mes bras. Si j'étais resté dans mon pays je serais mort. Je suis à Vintimille depuis dix jours. J'ai pris le train, j'ai payé le billet, des fois je me cachais dans les toilettes, des fois je me mettais sous les sièges, mais rien à faire, rien à faire. Personne ne peut réussir à entrer en France en ce moment. Le gouvernement français fait attraper tous ces gens, et les renvoie en Italie, je ne sais pas pourquoi. Moi par exemple, ma femme est en Allemagne. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse en France ? Et si j'essaye encore, la police va m'attraper, m'expulser, et je vais me retrouver de nouveau en Italie... J'ai un message pour le gouvernement français : ouvrez la route. Parce que tous ces gens qui sont ici ils veulent seulement traverser le pays, ils ne veulent pas rester en France. »

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