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    Europe

    [Reportage] L'île de Lesbos: la Lampedusa grecque des réfugiés Syriens

    media Plus de six arrivants sur dix sur l'île de Lesbos sont des migrants syriens, devant les Afghans, les Irakiens et les Pakistanais. RFI / Charlotte Stiévenard

    La Grèce fait face à une arrivée importante de réfugiés sur ses îles. Une augmentation due en particulier à la dégradation du conflit en Syrie. Plus de six arrivants sur dix viennent de ce pays, suivis par les Afghans, les Irakiens et les Pakistanais. Sur place, ils ont droit à un traitement spécial. Reportage sur l'île de Lesbos.

    Avec notre envoyée spéciale à Lesbos,  Charlotte Stiévenard

    Dans le camp de Pikpa, organisé par des bénévoles sur l'île de Lesbos, Sarbast et sa femme tentent d'endormir leur bébé de 3 mois. Comme beaucoup de Syriens, une bonne partie de la famille de ce jeune Kurde a déjà quitté le pays. « Mes parents et ma sœur sont à Kobane, dans un village. J'ai deux frères avec leur famille en Turquie et deux autres frères en Allemagne. »

    Le couple attend désormais d'être enregistré en Grèce. Elina Velivasaki est conseillère juridique de l'organisation non gouvernementale (ONG) Pro Asyl. Elle explique le statut spécial des Syriens. « Ils ont un traitement différent depuis une décision de 2013, qui dit que les Syriens ne peuvent pas être déportés à cause de la guerre. Ils vont recevoir un avis de quitter le territoire, mais celui-ci est de six mois », contre 40 jours pour les autres nationalités.

    Ensuite, Sardast et sa femme demanderont l'asile. A Athènes, les Syriens qui fuient la guerre ont droit à une procédure accélérée. Mais dans les faits, la file d'attente reste longue et il faut trouver comment se loger. Ils vont donc rester sur l'île de Lesbos. Ici, pas de traitement à part pour les Syriens, mais le service d'asile est moins encombré.

    300 migrants par jour

    Depuis le début de l'année, plus de 55 000 migrants ont atteint cette île grecque proche de la Turquie. Cela fait en moyenne 300 par jour et les autorités ont donc du mal à gérer ces arrivées. Cette semaine par exemple, 600 à 800 personnes sont arrivées quotidiennement sur l’île. Or, ils ne possèdent pas de structure d’accueil adaptée. Les réfugiés sont enregistrés au centre de Moria, un camp fermé qui peut accueillir environ 700 personnes. Parfois, il en loge jusqu’à 1 000.

    Ce vendredi 19 juin, beaucoup attendent dehors. Pour pallier à cela, la mairie de Mytilène, la capitale de l’île, a mis un terrain à disposition, mais il est lui aussi surpeuplé. Et au port, beaucoup patientent dehors avant de pouvoir se signaler à la police.

    Manque de moyens

    A Lesbos, le manque de moyens et de personnel ressort de toutes les discussions avec la police et les gardes-côtes. Ils doivent effectuer un travail social pour lequel ils ne sont pas formés. Dans le camp de Kara Tepe, le camping improvisé par la mairie, il n’y a par exemple que deux gardes-côtes pour assurer l’ordre, avec parfois jusqu’à deux milliers de personnes accueillies dans des conditions sanitaires difficiles.

    Les autorités font leur possible pour délivrer au plus vite les avis de quitter le territoire de 40 jours à six mois. Ils permettront aux réfugiés de circuler ensuite librement. Mais cette situation difficile donne une mauvaise image de l’île. Certains touristes inquiets appellent pour demander si tout va bien avant de réserver. C’est une perception certainement liée à la sur-médiatisation, parce que sur place, le problème reste quand même circonscrit à certains lieux précis.

    Après leur arrivée sur l'île de Lesbos, les migrants sont généralement envoyés sur le continent en ferry. AFP PHOTO / ANGELOS TZORTZINIS

    Frontex à Lesbos

    La Commission européenne veut réduire la pression qui pèse sur les pays qui ont des frontières extérieures. A Lesbos, l'idée est évidemment bienvenue. On y voit surtout la présence des Européens grâce à Frontex, l'agence chargée des frontières extérieures de l'espace Schengen. Saïd Ait Razzouk est arrivé de France pour renforcer les équipes au centre de premier accueil de Moria. « Moi, je suis déployé en tant qu'expert pour essayer de comprendre la migration qui arrive ici dans les frontières extérieures », explique-t-il.

    Cette année, Frontex a multiplié par trois le budget de son opération Poséidon en mer Egée, pour atteindre 18 millions d'euros. A Lesbos, l'Union européenne participe également, en finançant notamment le centre de premier accueil à 75 %. Mais pour Spiros Galinos, le maire de la ville principale de l'île, l'Europe semble tout de même bien loin. « Le problème le plus important, selon moi, c'est qu'il n'existe pas de politique européenne commune, ni de politique grecque. J'essaye de couvrir ces lacunes et de gérer ce problème au nom de l'Europe, mais je suis à bout de force. »

    La Commission européenne a présenté une série de mesures. Elle propose de relocaliser 16 000 demandeurs d'asile de la Grèce vers d'autre pays. Mais cela ne déchargera pas forcément les îles où les réfugiés ne font souvent que passer.

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