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    Europe

    Les origines de la crise migratoire en Méditerranée

    media Des migrants et des activistes d'Amnesty se sont rassemblés autour de faux cercueils, après une « marche funèbre », pour dénoncer la crise humanitaire en Méditerranée, le 23 avril 2015. AFP PHOTO/Emmanuel Dunand

    Pourquoi les migrants fuient-ils leurs pays pour tenter de gagner l’Europe ? Human Right Watch entend répondre à la question dans un document de trente-trois pages publié vendredi 19 juin. Un rapport qui après le choc des images de ces migrants à la dérive sur des embarcations précaires et bondées, préfère la terrible froideur des statistiques : la Méditerranée est devenue un cimetière.

    Ce n’est pas « une fuite d’eau », comme l’a déclaré Nicolas Sarkozy, mais une inondation meurtrière. Selon l’organisation de défense des droits humains, 22400 migrants et demandeurs d’asile sont morts en tentant d’atteindre les côtes européennes depuis 2000. Et l’année la plus terrible, nous venons de la vivre : 3500 désespérés ont perdu la vie lors de leur périple en 2014 ; 1 850 au cours des cinq premiers mois de cette année. Comme la qualifié l’Organisation internationale des migrations, la Méditerranée est à ce jour la route migratoire la plus meurtrière au monde.

    Mortelle Odyssée

    Qu’est-ce qui poussent ces migrants à se lancer dans une aussi périlleuse traversée ? Sur cette question, le rapport est on ne peut plus clair. La plupart des candidats à l’exil, n’avaient pas d’autre choix que de fuir. L’enquête est basée sur 150 entretiens réalisés en mai dernier avec des migrants et des demandeurs d’asile récemment arrivés en Italie – à Lampedusa, à Catane et à Milan – ainsi qu’en Grèce – dans les îles du dodécanèse Lesbos –Chios, Samos, Leros et Kos -, et tous sont formels : s’ils ont quitté leur pays, c’est en raison des abus et des violences dont sont victimes les populations sur place. « La plupart des personnes qui traversent la Méditerranée prennent d’énormes risques parce qu’ils se sentent obligés de le faire, et non parce qu’ils le veulent » affirme ainsi Judith Sunderland, auteure du rapport. Mme Sunderland s’appuie aussi sur des recherches menées en Afghanistan, en Somalie, en Syrie et en Erythrée

    Des pays en guerre

    Plus de 100 000 migrants et demandeurs d’asile ont traversé la Méditerranée depuis le début de cette année. Selon l’agence des Nations unies chargée des Réfugiés (UNHCR), 60 % d’entre eux viennent d’Erythrée, d’Afghanistan, de Somalie, de Syrie. Beaucoup ont cherché à fuir les combats et la conscription au sein de l’armée régulière ou des milices rebelles. De nombreux migrants qui fuient la pauvreté, au Sénégal, en Gambie, au Nigéria ou au Mali, ont aussi confié fuir des persécutions dans leurs pays. On constate d’ailleurs des pics de migrations à chacune de ces persécutions. Par exemple en Libye après le déclenchement de « l’opération dignité » du général Khalifa Haftar visant à « purger » Benghazi, le berceau de la révolution libyenne, de « terroristes » supposés.

    Enfants non accompagnés

    Les hommes ne sont pas les seuls à fuir des situations difficiles. Les femmes et les enfants les accompagnent. On a même des enfants seuls notent le rapport. Chaque année, des milliers d’enfants non accompagnés font la traversé de la Méditerranée sans parents ni autres tuteurs. En 2014, plus de 10 500 enfants ont voyagé seuls vers l’Italie par la mer. En Grèce, plus de 1100 sans leurs parents ont été enregistrés l’année dernière. En conclusion Human Right Watch suggère une gestion humaniste de la crise.

    A l’approche du Conseil européen des 25 et 26 juin, les dirigeants de l’Union européenne doivent « soutenir des propositions plus ambitieuses afin d’accroître les voies d’accès sûres et légales à l’Europe » écrit Human Right Watch. L’organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ne dit pas mieux. L’OSCE a rappelé vendredi les 57 Etats membres à leur obligation de traiter les migrants de façon « humaine ».
     

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