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    Europe

    Référendum en Grèce: Varoufakis accuse les créanciers de «terrorisme»

    media Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, lors du meeting en faveur du «non» au référendum organisé ce dimanche 5 juillet en Grèce. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

    A la veille du referendum en Grèce, les tensions ne s'apaisent pas entre le gouvernement grec et ses créanciers. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a qualifié l’attitude des responsables de la Zone euro de « terrorisme », tandis que son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, estime que les Grecs votent, ce dimanche, pour ou contre une sortie de l’Euro et dénie au gouvernement Tsipras toute volonté de réforme.

    Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, affirme que le gouvernement grec n'a jamais vraiment voulu d'un programme de réforme. Pour lui, l'échec des négociations était prévisible. « J'étais dès le début très sceptique quant à un résultat des discussions avec le gouvernement d'Athènes. Que ce scepticisme soit finalement confirmé ne m'étonne pas vraiment », déclare-t-il dans un entretien accordé au magazine Bild à la veille du référendum en Grèce.

    Pour Wolfgang Schäuble, le référendum porte sur la question de la sortie de la Grèce de la Zone euro : « Que ce soit avec l'euro ou momentanément sans : seuls les Grecs peuvent répondre à cette question », estime le ministre allemand, tout en assurant que, quelque soit le résultat, « nous n'abandonnerons pas les gens en Grèce ». Paradoxalement, le ministre allemand a accordé son interview dans un journal qui, ce samedi, a fait sa Une sur un sondage relevant que 89 % des Allemands sont contre les aides à la Grèce.

    Yanis Varoufakis accuse l'UE et le FMI de vouloir « faire un exemple »

    Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, fervent partisan du « non » au référendum, au point de promettre sa démission si le « oui » l'emportait, voit dans l'attitude des créanciers de la Grèce du « terrorisme », pas moins. « Pourquoi nous ont-ils forcés à fermer les banques ? Pour faire peur aux gens. Et lorsqu'on sème la terreur, cela s'appelle du terrorisme », a-t-il dénoncé dans une interview publiée dans le journal espagnol El Mundo. Un choix de média qui ne doit rien au hasard. Car pour Yanis Varoufakis, l’objectif serait en fait « d’humilier les Grecs » et de « faire un exemple » afin d'empêcher la progression en Europe des partis de gauche radicale, à l’image de celle enregistrée par Podemos en Espagne.

    Le ministre grec des Finances se veut cependant rassurant. Selon lui, quel que soit le résultat du référendum de dimanche, les banques grecques rouvriront dès mardi et il y aura un accord entre la Grèce et ses créanciers. Car, juge Yanis Varoufakis, « si la Grèce s'effondre, un millier de milliards d'euros (l'équivalent du PIB de l'Espagne) partiront en fumée. Cela fait beaucoup trop d'argent et je ne pense pas que l'Europe puisse se le permettre. »

    « L'Europe renonce à elle-même »

    « Il est insensé de continuer à fermer les yeux sur le fait que l'Europe, incapable de consolider son intégration politique et de se projeter dans l'avenir, renonce à elle-même », écrivent pour leur part les présidents des Assemblées nationales italienne et française, dans une tribune commune citée par l'Agence France-Presse. Evoquant également la question de la politique migratoire - « au lieu de prendre sereinement nos responsabilités, nous demeurons passifs, affligés et honteux, devant les images qui nous arrivent de Vintimille » - l’Italienne Laura Boldrini et le Français Claude Bartolone jugent que, sur la gestion de la crise de la dette grecque, « le médecin a prescrit le mauvais remède, mais il s'acharne sur son patient - et peu importe si celui qu'il assiste risque sa vie ! »

    Pour les deux présidents, l’Union européenne est face à une alternative : construire « une Union plus solidaire, en son sein et vis-à-vis de l'extérieur, une Union politique » ou « continuer de nous agiter sans avancer, ce qui revient à céder devant les nombreux populismes qui fondent leurs fortunes sur la crise économique et la rhétorique xénophobe. »

    Un graffiti dans les rues d'Athènes, à quelques heures du référendum organisé ce dimanche 5 juillet. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

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