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    Europe

    Norvège: un sommet mondial pour l’accès à l’éducation

    media Le Premier ministre norvégien Erna Solberg, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et président rwandais Paul Kagame au sommet mondial pour l'éducation à Oslo, le 6 juillet. REUTERS/Audun Braastad/NTB Scanpix

    La Norvège accueille mardi 7 juillet à Oslo un sommet mondial pour l’éducation, en présence notamment de Ban Ki-moon, de la lauréate pakistanaise du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai, du président rwandais Paul Kagame ou du Premier ministre du Niger, Brigi Rafini. Le but de cette conférence est de remettre sur le devant de la scène l’accès à l’éducation pour tous, après deux décennies de réels progrès en la matière.

    L’accès à l’éducation était le deuxième des huit objectifs du millénaire pour le développement, définis en l’an 2000. La communauté internationale s’engageait alors à assurer un enseignement primaire à tous les enfants de la planète en 2015. 2015, nous y sommes, et on est encore loin du compte. Quelque 59 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école primaire dans le monde. C’est un garçon sur neuf, et une fille sur huit. Par rapport à l’an 2000, cela représente tout de même une diminution de près de la moitié du nombre d’enfants exclus de l’école primaire. Les enfants handicapés sont les premières victimes de cette exclusion, ainsi que les filles : 500 millions d’entre elles ne termineront pas leur cycle d’éducation primaire et secondaire. Autre constat inquiétant, le nombre d’enfants exclus de l’enseignement primaire est récemment reparti à la hausse.

    Les conflits actuels ont un grand rôle dans cette hausse après quinze ans de résultats positifs. Trente millions d’enfants sont réfugiés ou déplacés aujourd’hui, mais on peut aussi remarquer que le financement de l’éducation à l’échelle mondiale est en baisse ces dernières années. C’est justement pour inverser cette tendance que la Norvège et l’envoyé spécial des Nations unies pour l’éducation, Gordon Brown, ont décidé d’organiser ce sommet. L’aide internationale consacrée à l’éducation a baissé de 22% depuis 2010, malgré des besoins plus importants. Dans les zones de conflit, l’éducation recueille une part infime de l’aide humanitaire.

    Objectif 2030

    Alors, le message est clair en direction des pays riches. Mais il est aussi adressé aux pays en développement, qui sont évidemment les premiers responsables de l’accès à l’éducation de leur population. Ces pays sont invités à consacrer au moins 6% de leur produit intérieur brut à l’éducation. S’ils le faisaient tous, il faudrait alors 40 milliards de dollars par an d’aide internationale pour réussir à mettre tous les enfants à l’école d’ici 2030, le nouvel objectif de la communauté internationale.

    Si l’on en croit la jeune icône pakistanaise Malala Yousafzai, qui fêtera dimanche ses 18 ans, l’objectif de 2030 est réalisable. Elle déclarait encore lundi que si les dirigeants politiques se souciaient de l’éducation des enfants du monde autant que de celle de leurs propres enfants, alors on y parviendrait rapidement. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a quant à lui rappelé combien il peut être payant pour un pays en développement d’investir sur l’éducation, en citant son propre pays, la Corée du Sud. Car en 50 ans, ce pays pauvre et dépourvu de ressources naturelles est devenu un pays riche en misant essentiellement sur l’éducation.

    Des participants au sommet expliquaient lundi que l’on pourrait également améliorer l’accès à l’éducation en associant davantage le secteur privé, et en se tournant vers les nouvelles technologies qui permettent un enseignement à distance.

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