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    Europe

    Srebrenica: incompréhension et indignation après le veto russe

    media Une musulmane assise près de la pierre tombale d'un proche, au mémorial de Potocari REUTERS/Dado Ruvic

    Il y a 20 ans, plus de 8 000 hommes, musulmans de Bosnie Herzégovine ont été massacrés lors de la prise de l'enclave de Srebrenica par les troupes serbes de Ratko Mladic. Un épisode qualifié de génocide par la justice internationale. Malgré tout, la tentative britannique de faire adopter par l'ONU une résolution reconnaissant le génocide de Srebrenica s'est heurtée au veto Russe. Un échec qui ravive les plaies dans la communauté bosniaque.

    Le veto russe est perçu parmi les Bosniaques, comme un nouveau coup de poignard dans le dos, rapporte notre envoyée spéciale à Sarajevo, Sophie Malibeaux. Si elle ne surprend pas, l'incapacité des Nations unies à reconnaitre le génocide, suscite un profond malaise, comme en témoigne Suab Kurtiehaidjic, professeur de sciences politiques à l'université de Sarajevo :

    « La Russie a décidé de prendre fait et cause pour la Serbie. Nous avons maintenant un conflit entre la Russie et l'Ouest, comme si l'on remontait dans le temps, avant la chute du mur de Berlin, ajoute-t-il. La Russie devrait plutôt suivre le sens de l'humanité. Mais elle se tient aux côtés de la Serbie, ce qui n'est pas la bonne solution. Elle aurait dû reconnaitre le génocide et ne pas s'aligner sur les intérêts politiques de la Serbie. »

    Le veto russe est perçu comme une nouvelle provocation, comme si le sort des populations bosniaques faisait une nouvelle fois les frais de basses tractations politiques. Mirsada Colakovic, ambassadrice de Bosnie-Herzégovine à l'ONU, dénonce une insulte aux victimes.

    « Cette résolution du Conseil de sécurité est une nouvelle trahison envers Srebrenica. Et une nouvelle fois le Conseil de sécurité est désuni. Il y a un an, cette même instance avait adopté à l'unanimité des résolutions similaires sur la prévention des génocides, c'était à propos du Rwanda. Et aujourd'hui, sur le même sujet, nous nous trouvons face à un déni. Le déni est le dernier stade du génocide. Et le déni est une insulte faite aux victimes. Ce que nous voulions dire avec cette résolution, tout comme le Royaume-Uni, c'est que la faute n'est pas collective, ni nationale, mais qu'elle est individuelle. C'est pour cela que nous appelions à cette résolution », rappelle l'ambassadrice.

    Devoir de mémoire

    Pour les membres du Conseil de sécurité, il s'agissait d'un devoir mémoire, analyse notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Le devoir de rappeler le massacre de 8 000 hommes et jeunes garçons musulmans bosniaques dans de Srebrenica. Un massacre que l'ONU n'avait pas su empêcher alors que la ville avait été déclarée « zone de sécurité » et qu'elle était sous le contrôle de près de 400 casques bleus néerlandais.

    Mais en qualifiant dans son projet de résolution ce massacre de génocide, l'ONU a réveillé un conflit qui empoisonne depuis 20 ans les relations entre Serbes et Bosniaques.

    Après de multiples ajournements du vote, Américains et Britanniques n'ont pas réussi à convaincre la Russie, traditionnelle alliée des Serbes, de voter cette résolution. L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a critiqué une tentative de « réviser l'histoire » et le risque de réveiller des tensions ethniques et religieuses dans une région toujours fragile.

    Une critique injustifiée pour les membres européens et américains du conseil de sécurité pour qui « un tel sujet méritait l'unanimité ». « Ce veto est une nouvelle tâche dans l'histoire de ce conseil » a souligné Samantha Power, l'ambassadrice américaine à l'ONU.
     

    → À (RE)LIRE : Notre série autour des 20 ans de Srebrenica :

     

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