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    Trois questions à Thomas Ostermeier: «Je ne comprends pas Richard III»

    media Le directeur de la Berliner Schaubühne et metteur en scène de « Richard III », jusqu'au 18 juillet au 69e Festival d'Avignon. Paolo Pellegrin

    Ce n’est pas une création exclusive pour le festival d'Avignon, mais avec sa pièce Richard III, il a volé la vedette au Roi Lear d’Olivier Py, l’autre œuvre shakespearienne qui a ouvert le Festival dans la Cour d’Honneur du Palais des papes. Avec sa fresque punk et populaire d’un roi noir comme l’enfer, incarné par un Lars Eidinger qui touche les spectateurs au sens figuré et littéral, Thomas Ostermeier a enthousiasmé le public et le lui rend bien : « Avignon est pour moi le meilleur moment de la saison. » Entretien avec le metteur en scène allemand de la Berliner Schaubühne qui « préfère être en deuxième ligne ».

    RFI : Après l’accueil triomphal de votre pièce ici à l’Opéra Grand Avignon, mais aussi après avoir été impressionné par les projections vidéo, la manière dont vous investissez le mur du théâtre, la folie singulière du texte et de l’interprétation de votre Richard III, on a la forte impression que votre spectacle se prêterait bien à la Cour d’honneur. Y avez-vous pensé ?

    Thomas Ostermeier : [Rires] A vous de le dire. Moi, je n’oserais jamais dire ça. J’ai fait deux fois la Cour d’honneur. C’était un grand bonheur, mais je dois vous dire que je suis très content d’être au théâtre municipal, parce que la Cour, cela veut dire répéter pendant la nuit. Pendant la journée on ne peut pas répéter à cause de la lumière et des touristes qui se promènent dans les ruines du Palais des papes. Il y aussi toutes les autres contraintes et notamment ce « focus » sur les spectacles dans la Cour d’honneur. Moi, je préfère toujours être en deuxième ligne. J’étais en deuxième ligne quand on avait fait l’ouverture de la Schaubühne. J’avais dit : Sasha Waltz [co-directrice de la Schaubühne de 1999 à 2004, ndlr] d’abord. Ici, je fais la même chose. Je préfère ne pas trop être dans le viseur.

    Richard III est un personnage profondément sombre, mais qui fait finalement ce que beaucoup de gens aujourd’hui font : il essaie, avec ce qu’il a et ce qu’il est, de tirer de sa situation le plus grand profit et pouvoir possible. Pourrait-on dire que les véritables coupables sont les autres, parce qu’ils se sont laissé manipuler et n’ont pas réussi à l’arrêter ?

    Oui, tout à fait. Le personnage et la monstruosité de Richard est un produit de la société autour de lui, des gens à la cour d’Édouard et d’Élisabeth et le pire produit de la guerre des Deux-Roses. Mais déjà avant, il y avait des meurtriers atroces comme Marguerite qui avait assassiné le frère de Richard, quand il avait 9 ans. Elle avait aussi assassiné le père de Richard. Alors, la violence et la monstruosité de Richard ne viennent pas de nulle part. C’est un résultat.

    Dans le Shakespeare d’Olivier Py, Le Roi Lear, c’est le silence de Cordélia qui déclenche la catastrophe. Dans votre Richard III, au contraire, c’est un excès de langue, la manipulation par le langage qui est à l’origine du règne de la monstruosité. Au Festival, assistons-nous cette année à une compétition entre deux différentes interprétations de Shakespeare ?

    Je n’en ai aucune idée, parce que je n’ai pas vu le spectacle d’Olivier. Moi, je préfère ne pas travailler avec les références du théâtre, ne pas répondre aux autres mises en scène, mais retrouver mon propre chemin dans l’univers d’une pièce, retrouver ma propre vie. Je ne peux pas donner des réponses simples dans le sens où "je voulais montrer que…". Je ne veux pas montrer, parce que je ne comprends pas complètement la vie, les êtres humains et surtout pas quelqu’un comme Richard III.

    Thomas Ostermeier au milieu de sa troupe de la Berliner Schaubühne en fusion totale avec le public de l'Opéra Grand Avignon après le spectacle « Richard III » au Festival d'Avignon. Siegfried Forster / RFI

    Richard III, de William Shakespeare, mise en scène par Thomas Ostermeier. Avec Thomas Bading, Robert Beyer, Lars Eidinger, Christoph Gawenda, Moritz Gottwald, Jenny König, Laurenz Laufenberg, Eva Meckbach, Sebastian Schwarz et le musicien Thomas Witte. A l'Opéra Grand Avignon dans le cadre du Festival d'Avignon, le 6,7,8,9, 11, 12, 13, 14, 16, 17, 18 juillet à 18h. 

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    ► Le programme du 50e Festival Off d’Avignon, du 4 au 26 juillet

     

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