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    Europe

    Le paludisme plus que jamais dans la ligne de mire de l'OMS

    media Enfant dans le coma, atteint du paludisme à l'hôpital Kimpese, dans la province du Bas-Congo, RDC. ® Georges Merillon

    Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme), le bras armé de l'Organisation mondiale de la Santé dans la lutte contre le paludisme, dévoile ce 10 juillet son nouveau plan pour venir à bout de ce fléau. Forts des résultats obtenus depuis l’an 2000, les deux organisations visent pour la période 2016-2030 « un monde sans paludisme » grâce à une stratégie audacieuse et à des investissements soutenus.

    Beaucoup a été fait, mais ce n’est jamais assez quand on a affaire à un tueur redoutable comme le paludisme. De plus, il ne faut surtout pas relâcher ses efforts, insiste Roll Back Malaria (RBM) au risque de se retrouver dans une situation pire qu’au départ, comme cela s’est produit en Inde, au Soudan ou en Thaïlande. Une mise en garde qui n’enlève rien aux progrès importants qui ont été réalisés ces quinze dernières années pour se rapprocher des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. 

    On l’a peut-être oublié, mais en l’an 2000, on déplorait dans le monde un million de morts par an, dont une large majorité d’enfants, fauchés par la maladie. Grâce à beaucoup de détermination tant pour la prévention que pour les traitements, la mortalité due au paludisme a baissé de 58 % ; ce sont ainsi plus de 6,2 millions de décès qui ont été évités.
     
    100 milliards sur 15 ans
     
    Malgré ces importantes avancées, beaucoup reste à faire. En 2015, ce sont encore 214 millions de personnes qui ont été touchées par le paludisme parmi lesquelles 472 000 sont mortes dont une majorité d’enfants africains de moins de cinq ans. La menace est toujours bien présente : plus de la moitié de la population mondiale est encore exposée au risque paludique.  
     
    Les nouvelles stratégies publiées aujourd’hui ont pour but de consolider et d’amplifier les résultats obtenus par Roll Back Malaria et l’OMS. Dénommé « Action et investissement pour vaincre le paludisme » (AIM), le programme de RBM adossé à « Stratégie technique mondiale contre le paludisme » de l’OMS, vise à l’échéance 2016-2030 à réduire les taux de mortalité et d’incidence liés au paludisme de 90 % par rapport à 2015.
     
    Le nouveau programme se fixe en même temps l’objectif d’éliminer la maladie dans au moins 35 pays additionnels et de prévenir sa réapparition dans les pays déjà exempts. Aujourd’hui, on compte plus de 100 pays sans paludisme alors qu’au moins 55 autres sont sur le point de réduire de 75 % l’incidence de la maladie d’ici la fin de 2015 et que 26 s’emploient à l’éliminer totalement.
     
    Tout cela va coûter cher à mettre en œuvre. Les experts estiment en effet qu’un peu plus de 100 milliards de dollars seront nécessaires pour éliminer le paludisme d’ici 2030. Il faudra encore ajouter 10 milliards pour la recherche et le développement notamment de nouveaux médicaments et insecticides.
     
    La santé, c'est de l'argent
     
    Après un pic des financements à 2,6 milliards de dollars en 2013, Roll Back Malaria constate depuis un déclin dans les contributions. La 3e Conférence internationale sur le financement du développement international qui se tiendra à Addis-Abeba, en Ethiopie du 13 au 17 juillet 2015, sera l’occasion de galvaniser autant les donateurs internationaux que les acteurs nationaux des pays affectés.
     
    Un investissement qui devrait rapporter beaucoup selon Roll Back Malaria : « Atteindre les nouvelles cibles de 2030 contre le paludisme permettra d’éviter presque 3 milliards de cas de contamination et de sauver plus de 10 millions de vies. […]Le monde pourrait ainsi générer un montant stupéfiant de 4 000 milliards de dollars de production économique additionnelle sur la période 2016-2030 ».  
     
    Ce retour sur investissement hors du commun s’explique par les bénéfices économiques apportés par une population en bonne santé. Il ne s’agit nullement de projections fantaisistes, mais de faits réels comme on peut le voir dans les régions qui sont parvenues à réduire le paludisme. On y a constaté des gains économiques substantiels et une croissance de leur économie plus de cinq fois supérieure à celle des régions impaludées. La prévention et le traitement du paludisme figurent parmi les interventions de santé publique les plus rentables.

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