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    Europe

    Russie: Moscou ferme un centre destiné aux enfants de réfugiés

    media Des enfants ukrainiens dans un camp de réfugiés russes. AFP PHOTO / SERGEI VENYAVSKY

    A Moscou, les défenseurs des immigrés se mobilisent pour que les enfants de réfugiés puissent continuer à apprendre. En effet, les enfants sans papiers ne sont pas autorisés à fréquenter l'école publique. Des organisations telles que le Comité assistance civique organisent donc des cours à leur intention. Mais la mairie vient de décider de fermer le local de cette association. Parmi les enfants concernés, beaucoup d’Afghans, d’Ukrainiens, mais aussi des enfants d’Afrique.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    Des livres, des jouets, une petite cuisine, des coussins : le local de l’association n'est pas seulement une école, c'est aussi un lieu de vie convivial. Si les enfants viennent y apprendre le russe, ils sont aussi accueillis par des psychologues. Et après les cours, des volontaires emmènent les enfants au musée, au parc ou encore au cinéma...

    Dans la cour des enfants parlent et rient avec un adulte. Un mélange de russe et de persan. Anton discute avec de jeunes Afghans, de la possibilité d’aller voir un film. Il est l’un des volontaires qui donnent des cours aux enfants

    « On a 73 étudiants qui viennent d'Afrique, d’Afghanistan ou d’Ukraine,… explique Anton. Notre plus jeune élève s’appelle Ixen, il vient du Congo et il a 4 ans. Le plus grand se nomme Navab et vient d’Afghanistan. Il a 16 ans. » D’après Nicolas, qui s’occupe de l’accueil des demandeurs d’asile africains, ces derniers « représentent un quart ou un cinquième des réfugiés ». « Ils viennent du Congo, de Guinée, de Gambie, de Centrafrique aussi parfois », précise-t-il.

    Pour les enfants qui viennent de différents horizons l’adaptation n’est pas toujours facile. « Les enfants africains sont très tactiles, ils aiment beaucoup toucher. Et si dans un groupe il y a des gamins syriens et des gamins africains, il peut y avoir des conflits » explique Ana, une volontaire.
     

    Un statut de réfugiés difficile à obtenir

    « A leur âge, ces réfugiés devraient aller à l’école. Mais comme ils ne sont pas acceptés à l’école publique, notre local est l'un des seuls endroits où ils peuvent étudier », poursuit Anton.

    En effet, l’obtention du statut de réfugié se fait au compte-goutte. « Ils reçoivent un papier qui prouve que leur dossier est étudié, détaille Anna. Ils sont enregistrés pour trois mois. Puis, ils reçoivent un refus. Ils font alors appel et de nouveau, ils sont enregistrés pour trois mois. Et ça recommence... Et les enfants ne peuvent pas aller à l’école car les parents n’ont pas de papiers. »

    Les volontaires décidés à continuer

    La mairie de Moscou veut reprendre ce local municipal et ne propose rien en échange. Svetlana Ganouchkina, la présidente du Comité assistance civique, a frappé à toutes les portes, jusqu'au Premier ministre. Selon elle, il s'agit d'une décision politique : « C'est ce qui se passe de façon générale actuellement dans le pays. C'est la destruction de la société civile. »

    Derrière elle, tous les volontaires sont bien décidés à poursuivre leur action, même si le foyer ferme. Ils cherchent d'ailleurs un nouveau local.

    Le centre, menacé de fermeture, accueille de nombreux enfants de toutes origines. RFI/Muriel Pomponne

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