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    Europe

    Une «zone protégée» entre la Turquie et la Syrie

    media Des réfugiés syriens à la frontière avec la Turquie, près d'Idleb. REUTERS/Shaam News Network

    Trois jours après le début des frappes aériennes turques contre le groupe Etat islamique en Syrie du nord, la Turquie et Washington ont annoncé s’être mis d’accord sur la mise en place, le long de la frontière turque, d’une zone «protégée», d’où le groupe EI serait totalement absent, et qui pourrait abriter des éventuels réfugiés. Ce projet est la contrepartie de l’ouverture des bases aériennes turques à l’aviation américaine pour aller bombarder les positions des jihadistes.

    Avec notre correspondant à IstanbulJérôme Bastion

    Ce n’est ni une zone d’exclusion aérienne, comme les Turcs en rêvent depuis longtemps, ni une zone de sécurité, car pour ces deux appellations il faudrait l’aval des Nations unies. Impossible vu l’opposition de la Chine et de la Russie.

    C’est donc une zone protégée ou exempte de l’organisation Etat islamique, d’où les jihadistes auront été chassés. Géographiquement, elle sera installée entre les deux cantons kurdes d’Afrin à l’ouest et de Kobane à l’est, soit sur une longueur d’une centaine de kilomètres, et d’une profondeur d’une quarantaine de kilomètres, autrement dit : jusqu’à la ville d’Alep.

    Elle aura été débarrassée et demeurera protégée de toute présence jihadiste grâce aux bombardements aériens alliés menés au départ de la base d’Incirlik et des autres bases de la région. C’est la contrepartie de l’accès américain aux bases aériennes turques. Depuis la frontière, des batteries de canons pourront participer à cette protection.

    Deux points importants  : la progression militaire kurde devra s’arrêter au niveau de l’Euphrate, c’est-à-dire là où les troupes kurdes sont maintenant. C’est une des priorités de la Turquie que d’empêcher les Kurdes d’élargir leur zone de souveraineté à la frontière.

    Une fois installée, cette zone passera sous l’autorité de l’Armée syrienne libre. Les alliés d’Ankara comptent toujours sur eux pour, un jour peut-être, renverser Bachar el-Assad. Ils sont d’ailleurs formés et équipés en ce moment par les Etats-Unis et la Turquie.
     


    Pour la diplomatie turque, «les attaques aériennes ne sont pas suffisantes»

    En visite officielle à Lisbonne, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, a annoncé que son pays allait s’impliquer davantage dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

    Avec notre correspondante à Lisbonne,  Marie-Line Darcy

    Mevlüt Çavusoglu a affirmé que son pays s’impliquera en Syrie, mais dans un cadre de stratégie internationale pour combattre le groupe jihadiste Etat islamique. Les attaques aériennes ne sont pas suffisantes a expliqué le chef de la diplomatie aux médias portugais.

    La Turquie a autorisé vendredi dernier les Etats-Unis à utiliser de nouveau la base aérienne de Incirlik, dans le sud de la Turquie, pour lancer des raids vers la Syrie et l’Irak.

    « Nous sommes sous une menace directe du groupe Etat islamique et d‘autres organisations terroristes », a déclaré Mevlüt Çavusoglu, qui rejette les accusations de trop grande tolérance á l’égard des jihadistes. « C’est de la propagande », a expliqué le ministre qui préfère parler de positions modérées, dans un contexte complexe et volatile en Syrie et face aux rebelles kurdes du PKK.

    Ankara affirme ne pas avoir mis fin au processus de négociations de paix, tout en accusant le PKK de ne jamais l’avoir respecté, ni d’avoir mis fin à ses actions terroristes. Enfin le ministre des Affaires étrangères a nié que les actions contre le groupe Etat islamique servent dans la réalité à couvrir des représailles contre les Kurdes séparatistes.


    L'opération contre le groupe EI, un «prétexte» ?

    Selon Jean-Francois Pérouse, chercheur à l'Institut d'études anatoliennes d'Istanbul, le gouvernement turc se saisit de la menace de l’Etat islamique pour frapper en externe les rebelles kurdes, pourtant seuls remparts contre le groupe EI.

    « Il y a une dérive, là. C’est clair ! Il y a un abus d’autorité puisqu’en fait toutes les décisions sont prises quasiment par le président de la République et les services de renseignement, qui contrôlent bien maintenant aussi l’armée qui est à la botte. C’est une opération qui ne vise pas seulement les Kurdes, mais qui vise aussi toute l’opposition – une bonne partie – syndicale, mais aussi intellectuelle.

    Donc on a quelque chose qui est extrêmement complexe, qui vise à la fois des organisations armées et des organisations absolument pacifiques. C’est vraiment un ratissage très, très vaste de l’opposition en interne, mais aussi il y a une dimension externe, donc qui concerne aussi l’Etat islamique.

    Mais on a l’impression que l’opération contre l’Etat islamique n’est qu’un prétexte, pour en fait nettoyer l’opposition interne et notamment l’opposition kurde. Cela va avoir des conséquences très graves sur le processus de paix qui était engagé quand même entre l’Etat turc et le mouvement kurde armé. Là, il y a beaucoup d’interrogations qui se posent ».

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