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    Europe

    Grèce: la Vouli valide laborieusement l'accord pour un 3e plan d'aide

    media Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (à droite) et son ministre de l'Economie George Stathakis, le 14 août 2015 au Parlement lors d'une interminable nuit de débats. REUTERS/Christian Hartmann

    Après de longs débats pendant la nuit, le Parlement grec (la Vouli) a validé l'accord technique trouvé avec ses partenaires pour un 3e plan d'aide financière. Les ministres des Finances de la zone euro doivent désormais se retrouver à 13h00 TU ce vendredi 14 août à Bruxelles pour, à son tour, valider cet accord. Une simple formalité ? Peut-être pas tout à fait.

    Par 222 voix pour, 64 contre et 11 abstentions, les députés grecs ont validé l'accord trouvé avec les créanciers du pays pour un troisième plan d'aide. Non sans débat, puisque la séance a duré toute la nuit et que le vote est passé grâce aux voix de l'opposition. De quoi évaluer les divisions grandissantes au sein du parti majoritaire, Syriza. Le scrutin a été retardé toute la nuit par la multiplication des recours de procédure, et le gouvernement devrait demander un vote de confiance indécis après le 20 août.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé la Vouli, juste avant le vote, à valider un accord qui permet, selon lui, d'assurer « la survie du pays et de continuer le combat ». Mais il n'a pas convaincu sa majorité. En tout, 31 députés sur les 149 sièges de Syriza ont confirmé leur désaccord. Un des leader de l'aile gauche du parti a fustigé l'absence de démocratie et Yanis Varoufakis a indiqué qu'il était prêt à laisser sa place. Quant à la présidente du Parlement, elle a tout bonnement fait défection officiellement, comme le rapporte notre correspondante à Athènes Charlotte Stiévenard.

    Doutes allemands sur la Grèce

    Qu'à cela ne tienne : le vote est passé. Place désormais à la confirmation au sein de l'Eurogroupe. Si les ministres de la zone euro donnent leur feu vert, la Grèce pourra bénéficier d’environ 85 milliards d’euros sur trois ans, de l’argent qui servira dans un premier temps à recapitaliser les banques et à rembourser les quelque 3 milliards d’euros dus à la Banque centrale européenne dans moins d’une semaine. Mais ce ne sera pas qu’une simple formalité, décrypte notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein.

    Notamment parce que l’Allemagne a encore des interrogations à soulever lors de ce rendez-vous. A Berlin, certains doutent de la bonne volonté des Grecs quant à l'application des réformes demandées. Les responsables allemands exigent plus de garanties car ils ne sont pas sûrs que l’accord soit entériné tel quel par le Bundestag. Les Allemands ne veulent pas non plus d’un 3e plan d’aide sans présence du Fonds monétaire international (FMI). Or, justement, l’institution de Washington hésite à s’engager de nouveau à cause du niveau de la dette grecque, qui atteint 170% du PIB..

    Le FMI a en effet conditionné sa participation au programme de sauvetage à un allégement de la dette publique grecque par les européens. Cela risque d'embarrasser les participants à l'Eurogroupe - Allemagne en tête - qui sont très réticents à alléger la dette grecque

    Helsinki se rallie au plan d'aide

    Le ministre allemand des Finances a demandé à la Commission européenne de préparer un plan B sous la forme d’un prêt relaisde 6 milliards d’euros. Comprendre : un financement d’urgence pour qu’Athènes puisse rembourser la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août. Une manière, disent certains, de libérer de l’argent au compte-gouttes, avant chaque grande échéance, et donc de maintenir la pression sur les autorités grecques. Mais pour le premier ministre grecque Alexis Tsipras ca serait le retour à une crise sans fin.

    Si ce scénario a primé ces derniers mois, il n’est cependant pas sûr qu’il l’emporte ce vendredi au sein de l'Eurogroupe. La Finlande, traditionnellement partisane de cette option, a par exemple annoncé jeudi qu’elle apporterait son soutien à l’idée d’un troisième plan d’aide. Dans les couloirs des institutions européennes, on insiste : il faut à tout prix éviter un nouvel affront envers Alexis Tsipras qui a donné beaucoup de gages ces dernières semaines.

    écouter sur rfi
    Troisième plan d'aide: retour sur une nuit de débats à haut risque à la Vouli d'Athènes 14/08/2015 - par Charlotte Stiévenard Écouter

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